• L'uniformitarisme est-il en accord avec les faits scientifiques ?




    Quelle est, à votre avis, la partie la plus ridiculisée de la Bible ? La naissance virginale du Christ ? Et bien non smile. L'histoire de Jonas ? Non plus smile. La traversée de la Mer Rouge ? Pas plus smile. La dispersion à Babel ? Encore moins smile. Le récit de la Création, alors ? Même pas smile. La résurrection du Christ, alors ? Toujours pas smile. La partie la plus ridiculisée de la Bible, Mesdames, Messieurs et chers hermaphrodites éventuels, c'est le récit du Déluge wink2.

    Gen. 7:17-19 : "Le déluge frappa la terre pendant 40 jours. L’eau grossit et souleva l'arche, et celle-ci s'éleva au-dessus de la terre. L’eau monta et grossit beaucoup sur la terre, et l'arche flotta à la surface de l'eau. L’eau augmenta de plus en plus et toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel tout entier furent recouvertes."


    Charles Lyell (1797-1875)

    Le nœud du problème est là : d'où venait toute cette flotte, et où est-elle allée ? Les versets ci-dessus impliquent clairement un Déluge planétaire, et pourtant la plupart des savants du monde nient qu'un tel Déluge ait jamais eu lieu, en vertu de leur dogme selon lequel "le présent est la clé du passé: on n'est censé utiliser que les processus que l'on voit se produire aujourd'hui pour expliquer le passé, et ces processus prennent des millions d'années tellement ils sont lents : pas question d'invoquer des catastrophes dans le passé, car ainsi en ont décidé les anti-dieux winktongue. C'est ce dogme qu'on désigne sous le nom d'uniformitarisme1.

    Jean Léopold Nicolas Frédéric Cuvier (1769-1832)


    Cette situation date de la victoire de Charles Lyell, promoteur de ce dogme, face à Georges Cuvier, qui croyait la Bible mais maintenait que des catastrophes naturelles périodiques ont engendré les structures géologiques actuelles (en d'autres termes, c'était un créationniste progressif), dans la bataille scientifique qui les a opposés à l'époque post-napoléonienne.

    À partir de là, l'uniformitarisme devint le dogme dominant en géologie, et il n'y eut pas de vagues jusqu'à ce qu'un certain J. Harlen Bretz (1882-1931), géologue américain, publie une étude en 1925 dans le Journal de la Géologie, où il expliquait comment un curieux terrain au sud-ouest de la région de Washington, du doux nom de "Channelled Scablands", s'est formé.



    En gros, selon Bretz, les Channelled Scablands ont été formés par beaucoup d'eau qui a coulé à grande vitesse et de manière catastrophique (en d'autres termes, une violente inondation). À partir de ce moment-là commença une querelle scientifique qui dura 40 ans, pendant lesquels Bretz fut humilié, ridiculisé, persécuté et évincé du domaine scientifique...
    En 1925, il y eut un géomorphologue qui alla sur les lieux étudier le terrain pendant 3 semaines et conclut qu'il n'y avait rien qui faisait penser à une inondation dans le coin.



    Et pourtant, Bretz obtint justice après ces 40 ans, quand une équipe de géologues réétudia le terrain. Les indices sont nombreux et clairs, et on sait aujourd'hui ce qui s'est passé : vers la fin de l'âge de glace, une couche de glace, la calotte cordillèrienne, recouvrait la majorité du nord de l'Amérique du Nord. Le climat s'est réchauffé progressivement, faisant fondre la glace, et vous n'êtes pas sans savoir que dans un glaçon qui fond c'est l'intérieur qui fond en 1er. La partie sud de la calotte faisait office de barrage.


    Pr. Emil Silvestru

    Le géologue créationniste Emil Silvestru a fait des recherches en Colombie Britannique et a trouvé des indices indiquant qu'un volcan a fait éruption sous la calotte, ce qui a dû accélérer la fusion considérablement. C'est l'eau de la calotte qui a formé le lac Missoula, près de Missoula, Montana. Ce lac n'existe plus mais on peut encore en voir les bords dans la géologie du coin.


    Joseph Thomas Pardee (1871-1960)

    Il est intéressant de noter que Joseph Pardee, un de ceux qui avaient assisté à la présentation de la théorie de Bretz, avait remarqué qu'il y avait des indices montrant qu'il y a eu un immense lac retenu par les bords d'un glacier dans le coin, mais la pression que lui ont mis ses employeurs, lui interdisant de le révéler sous peine de licenciement, l'a retenu pendant 40 ans...

    Lorsque le barrage se rompit, 1 600 km3 d'eau se ruèrent hors de là, et on en voit encore les traces aujourd'hui.



    Vous voyez les ondulations de terrain sur l'image ci-dessus ? Elles ont été formées par les vagues. On retrouve les mêmes au bord des rivières, sauf qu'elles n'ont que quelques centimètres de haut tandis que celles de l'image ont 10 m de haut ! Ça prouve que le front d'eau devait faire 1 km de haut oh ! Il a formé les Channelled Scablands, s'est écoulé à travers la rivière Columbia et s'est jeté dans l'Océan Pacifique.

    Comment ça se fait alors que l'autre type de 1925 n'ait rien trouvé eek ? Très simple : c'est parce qu'il était aveuglé par son parti pris uniformitariste wink2 !

    Encore un évènement catastrophique qui nous date de l'âge de glace : lorsque la calotte laurentide, au Canada, a fondu, l'eau s'est accumulée pour former le lac glacial Agassiz (du nom du géologue suisse créationniste qui a découvert l'âge de glace) qui recouvrait une surface allant de l'Alberta de l'est au Québec de l'ouest. Cette eau s'est écoulée jusqu'à la baie du Mexique en passant par le Mississippi et le lac fut drainé.



    Lorsque la calotte s'est amincie, l'eau s'est ruée dessous (car elle est plus dense que la glace) à un débit d'1 km3/s, alors que seuls quelques mètres séparaient la calotte de glace et la terre ferme ! Vous imaginez un peu la force d'érosion qu'un tel flot devait avoir oh !? Une partie de l'eau s'est jetée dans la baie de l'Hudson et l'autre, en "un wink2 géologique", forma les chutes du Niagara, s'écoula par le Saint Laurent et se jeta dans l'Atlantique. On en voit encore aujourd'hui des indices dans le relief de la plaine de Saskatchewan, Manitoba :



    Mais comment se fait-il que les scientifiques se soient brusquement aperçus qu'il y avait des évènements géologiques catastrophiques dans le passé eek ? Ils ne se sont pas brusquement dit : "Et si on jouait à chercher des évènements géologiques catastrophiques dans le passé ?" he
    En fait, il y a un moment de la paléoclimatologie impossible à expliquer dans une perspective uniformitariste : le dryas jeune, ou 4e dryas. L'appellation vient du nom d'une plante qui ne pousse que dans la toundra. Quand on en retrouve le pollen dans une strate sédimentaire, ça veut donc dire que le climat de l'époque correspondante était froid. On connaît en tout 4 strates sédimentaires qui contiennent du dryas.



    Voici ce qu'on remarque : vers la fin de l'âge de glace, alors que le climat a commencé à se réchauffer, la température moyenne a baissé brusquement de 10 °C sans raison apparente oh ! Comment voulez-vous expliquer ça avec les processus d'aujourd'hui arf ?

    C'est donc ainsi qu'on a découvert le processus qui régule le climat mondial :



    L'étymologie du mot "thermohaline" est le grec "thermos", chaleur, et "halos", salé.
    Décortiquons donc ce schéma : imaginez un fleuve chaud au milieu de la mer, mais 10 fois plus grand que tous les fleuves du monde réunis. Il s'écoule au beau milieu de l'Atlantique, vers le nord, et, une fois près du Groënland, il remonte (car l'eau environnante est plus froide, donc plus dense) et relâche sa chaleur dans l'atmosphère, ce qui, du coup, le rend plus dense et plus salé. Cela fait qu'il redescend au fond de l'océan en s'écoulant vers le sud. Nous voyons sur le schéma qu'une branche remonte l'Océan Pacifique et, une fois au niveau des îles Aléoutiennes, se réchauffe et repart vers le sud, passe par l'archipel d'Indonésie, provoquant la mousson, et revient en Atlantique. Ce cycle dure 1 000 ans.

    Comme son nom l'indique, ce sont la température et la salinité de l'eau qui contrôlent ce cycle, alors que se passerait-il si les eaux douces glacées du lac Agassiz se déversaient d'un seul coup dans l'Atlantique ? Le cycle en serait complètement bouleversé. C'est ce qui a provoqué le dryas jeune.
    N. B. : C'est ce processus qui a été utilisé pour le film "Le jour d'après" wink2



    La vallée antarctique ci-dessus est l'endroit le plus sec du monde, plus sec encore que les déserts du Namib ou de Gobi. Les canaux que nous voyons sur l'image ont été creusés, là aussi, par l'écoulement catastrophique d'un flot d'eau qui s'est écoulé entre une calotte de glace et la roche. On appelle ça un écoulement catastrophique en feuilles.



    Celui-là est particulièrement ironique : il est désormais prouvé que même la Manche, qui borde le pays des pères de l'uniformitarisme (Hutton et Lyell étaient anglais), a été creusé par un évènement catastrophique he.
    Avant ça, l'anticlinal Weald-Artois reliait la France et l'Angleterre, faisant office de pont terrestre et de barrage. Un beau jour, l'eau des glaciers recouvrant le nord de l'Europe a fondu, se ruant et rompant le barrage.



    Regardez l'image en haute définition du fond de la Manche. Les formes allongées pointées par le pointeur de la souris sont caractéristiques des écoulements catastrophiques.

    Âge de glace ? Vous avez dit âge de glace, depuis tout à l'heure, vous, un créationniste biblique, alors que la dernière glaciation est censée remonter à 10 000 ans, contre les 6 000 ans de la Bible clown ?


    Mais tout à fait. Les faits sont les mêmes pour tout le monde, vous savez, mais c'est leur interprétation (en l'occurrence, la datation) que les créationnistes remettent en cause. Dans une perspective biblique, l'âge de glace s'est produit peu après le Déluge : paradoxalement, les eaux chaudes de l'après-Déluge ont causé d'importantes précipitations, sous forme de neige, aux Pôles, qui ont provoqué la formation d'immenses glaciers et un refroidissement climatique. C'était l'époque où les rebelles dispersés depuis Babel étaient vêtus de peaux de bêtes et où Job se faisait affliger par Satan.

    Les tenants d'un réchauffement climatique qui serait dû aux activités de l'humanité vont souvent monter en aiguille les carottes glaciaires, où chaque couche, épaisse de quelques millimètres, représenterait un hiver, puis un été, puis un hiver, etc. et cela permettrait, d'après eux, de reconstituer l'histoire climatique du monde sur 400 000 ans. Ils ne doivent pas être au courant pour cet escadron aérien américain qui s'est crashé au Groënland en 1942 et qu'on a retrouvé 50 ans plus tard 75 m sous la glace happy.
    De toute façon, ils sont nécessairement à côté de la plaque : d'une part, c'était la "petite ère glaciaire" entre 1350 et 1850, période où les hivers étaient particulièrement froids, et le réchauffement climatique est vraisemblablement 50% naturel 50% humanogénique (en étant généreux envers les alarmistes wink2), ce n'est pas parce que le début du réchauffement coïncide avec la Révolution Industrielle (qui n'a touché qu'une partie du monde) que les activités humaines en sont la cause principale ; d'autre part, Dieu a promis que tant que la Terre durera, les conditions climatiques resteront dans des limites tolérables pour l'homme (Gen. 8:22).

    Pour finir sur une note ironique, figurez-vous que les scientifiques séculiers sont nombreux à croire qu'un déluge a recouvert Mars, où il n'y a pas d'eau liquide, alors qu'ils nient cette possibilité pour la Terre, qui est recouverte aux 2/3 d'eau he


    Surface de Mars

    On voit sur cette image qu'un liquide y a bien coulé, mais rien ne prouve que c'était de l'eau. Et puis, de toute façon, la parole de Dieu ne nous dit-elle pas que le monde fut créé à partir d'eau glasses (Gen. 1:6-8, 2 Pi. 3:5) ?

    1. Ce n'est pas que les uniformitaristes aient remarqué des structures géologiques qui leur ont donné à penser qu'elles se seraient formées sur des millions d'années, contrairement à ce que le citoyen lambda pourrait croire, mais ils ont élaboré le modèle scientifique de l'uniformitarisme pour écarter a priori l'hypothèse de l'existence d'un Dieu Créateur souverain qui aurait un droit de regard sur leurs vies, et ils ont interprété les données scientifiques en leur possession en conséquence. Pierre a prophétisé sur cette fausse doctrine en 2 Pi. 3.

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  • Le Déluge, présent dans les cultures du monde entier


    Si le Déluge a vraiment eu lieu, et si nous sommes tous les descendants de Noé, et qu'il y ait eu suffisamment de temps pour qu'un évènement de cette importance se grave dans la mémoire collective des hommes, on est en droit de s'attendre à en retrouver des allusions dans pratiquement toutes les cultures du monde. Et bien figurez-vous que c'est le cas :



    Vous remarquerez que c'est en Amérique du Nord qu'il y en a le plus grand nombre, et pas au Proche-Orient, ce qui aurait dû être le cas si c'avait été une légende qui est apparue en Mésopotamie et qui se serait répandue de là dans le reste du monde (c'est le genre d'hypothèse que formulerait un non-croyant pour esquiver la question, mais elle est clairement fantaisiste wink2).

    Ces nombreuses histoires de Déluge partagent 4 points communs :

    1. La cause du Déluge était d'ordre moral (en d'autres termes, c'était un châtiment).
    2. Un "élu" est prévenu par les dieux, pour qu'il puisse prendre ses dispositions avec sa famille.
    3. Tous les animaux sont éradiqués, sauf l'élu et ceux qui se sont embarqué avec lui, humains et animaux.
    4. C'est un oiseau qui annonce que les eaux du Déluge se sont retirées.

       

    Et maintenant, voyons quelques-uns des émules de Noé dans quelques mythologies :
     

    • Chez les Sumériens, il s'appelle Ziusudra.
    • Chez les Akkado-Babyloniens, il s'appelle Utnapishtim. Dans la mythologie babylonienne, la légende correspondant au récit biblique du Déluge est l'épopée de Gilgamesh. Ce qui est marrant (et ce que ni Arte ni National Geographic ne vous diront), c'est que l'"arche" d'Utnapishtim était un vulgaire cube. On se demande carrément comment les gens qui ont inventé la légende ont fait pour s'imaginer qu'un bateau d'une forme pareille puisse prendre la mer : il se serait retourné sans cesse sur les flots comme un dé à jouer happy ! L'arche de Noé, elle, par contre, d'après une étude menée par des ingénieurs navals coréens, n'aurait pas roulé de plus de 2 °, même par les mers les plus démontées, et même si elle avait roulé de 60 °, elle se serait rétablie toute seule comme une grande, elle ne se serait pas retournée glasses. Voyez-vous, les christophobes aiment bien prétendre que parce que l'épopée de Gilgamesh et le récit du Déluge se ressemblent, l'un a donné naissance à l'autre (et ce, en dépit du paganisme grossier du 1er, en contraste avec le strict monothéisme du 2e... no). Ça ne leur viendrait pas à l'esprit (ils s'en gardent bien) que l'Enuma Elish et Atrahasis sont plutôt de grossières déformations du récit du Déluge qui ont surgi après la dispersion à Babel...
    • Chez les rois du surf, il s'appelle Nu'u (ça ne vous rappelle rien wink2 ?). Dans la légende hawaïenne aussi, le dieu Kane met un arc-en-ciel dans les cieux pour montrer son approbation à Nu'u.
       

    Le cas de l'ethnie chinoise Miautso est particulièrement intéressant. Voici ce qu'en dit Bill Cooper de Creation Science Movement (à ne pas confondre avec Milton William Cooper, le théoricien du complot) :
    "J'ai construit la généalogie patriarcale suivante à partir de la traduction par Edgar Truax1 des traditions orales du peuple Miautso de Chine. Ils étaient un autre peuple ancien qui se considérait comme descendant de Japhet, et qui se souvenait d'autres patriarches dont les noms figurent également dans le récit de la Genèse. Ils se sont avérés posséder déjà ces connaissances sous la forme d'anciens couplets quand les missionnaires chrétiens les ont rencontrés pour la première fois. En outre, ils étaient en possession de souvenirs étonnamment préciss de la Création et du Déluge, et certains des détails précis de leurs comptes coïncident presque exactement avec le récit de la Genèse. S'étant d'abord installés dans ce qui est aujourd'hui la province chinoise du Jiangxi , d'où ils ont ensuite été chassés par les Chinois, ils prétendent qu'ils ne sont pas eux-mêmes de sang chinois, et cela est confirmé par leur insistance à dire qu'ils sont les descendants de Japhet, c-à-d d'origine indo-européenne. Les traditions orales dans laquelle la généalogie des Miautso a été conservée doivent leur pureté au fait qu'elle ont été récitées fidèlement et en entier lors des funérailles, des mariages et autres occasions publiques depuis des temps immémoriaux."2

    La généalogie de l'ethnie chinoise Miautso. Les hommes sont en gras et les femmes en italique.

    Légende
     

    1. Patriarche-poussière : ceci est la traduction par Truax du nom original, pas une transposition. Il est clairement censé représenter Adam wink2, la version de son nom dans la langue Miautso (comme en hébreu, en akkadien, etc.), avec la terre, ou l'argile, la substance à partir de laquelle il a été créé.
    2. Se-teh : le Seth de la Bible wink2.
    3. Lu-su : les noms dans le livre des générations d'Adam (Gen. 5) qui suivent immédiatement celle de Seth sont : Enosch, Kénan, Mahalaleel, Jéred, Énoch et Mathusalem. Le nom Lu-su peut éventuellement être identifié comme une corruption de l'un des éléments de Mahalaleel. Sinon, il n'est pas identifiable.
    4. Geh-lo : une corruption, peut-être, de l'élément final du nom de Mathusalem. Sinon, il n'est pas identifiable.
    5. La-ma : le Lémec de la Bible, père de Noé wink2.
    6. 6.Nu-ah : Noé glasses. Dans la tradition Miautso, Nuah était un homme juste a qui Dieu a commandé de construire une grande arche. La libération de la colombe de l'arche est mentionnée, elle fait partie d'une relation très vivante et plutôt terrifiante du Déluge lui-même, ainsi que du séchage éventuel de la terre.
    7. Ga Bo-lu-en : sans compter certaines traditions juives, cette dénomination de la femme de Noé est intéressante et rare. La Genèse, bien sûr, ne donne pas son nom.
    8. Lo Han : le Cham de la Bible wink2. La généalogie des patriarches identifiables suivants est relatée avec une description vivante de l'épisode de Babel et de la confusion des langues. Il est ensuite relaté comment les nations se sont dispersées à Babel sur toute la planète. C'est une préservation surprenante de la connaissance antique, car les Miautso, au moment de leur première rencontre avec les missionnaires, n'avaient aucune notion de la rotondité de la Terre.
    9. Cu-sah : le Cusch de la Bible wink2.
    10. Me-saï : le Mitsraïm de la Bible wink2.
    11. Lo Shen : le Sem de la Bible wink2.
    12. E-lan : l'Élam de la Bible wink2.
    13. Nga-shur : l'Assur de la Bible wink2.
    14. Lo Jah-phu : Le Japhet de la Bible wink2.
    15. Go-Men : le Gomer de la Bible wink2.
    16. ??? : Un patriarche anonyme.
    17. Tu-tan : c'était un nom adopté.
    18. La liste de patriarches et matriarches qui suit indiquent le sérieux avec lequel les Miautso préservaient leurs généalogies, eux et de nombreux autres peuples antiques.
    19. 11 enfants ou tribus : selon les Miautso eux-mêmes, de ces onze enfants ou tribus, 5 ont formé le peuple Miautso, et 6 se sont entremêlés avec l'envahisseur chinois.
       


    La Grande Muraille de Chine

    Tant que nous sommes en Chine, et si on en profitait pour visiter un coup la Grande Muraille wink2 ? Il paraît qu'elle a 4 500 ans, comme par hasard. Or, voyez ce "graffiti" qu'on a retrouvé dessus :



    Les pictogrammes qui composent ce mot (qui signifie "gros bateau") sont en bas. Alors, ça ne vous dit rien, un grand navire avec 8 personnes dessus wink2 ?

    1. Truax, E., "Genesis According to the Miao People". Article Impact. 04/1991. Institute for Creation Research. P0 Box 2667. El Cajon. Californie 92021. USA.
    2. Cooper, B., "After the Flood".

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  • Survol de quelques théories scientifiques créationnistes sur le Déluge


    Comme nous l'avons vu dans le 1er épisode, le problo n° 1 à propos du Déluge divin est de savoir d'où venait toute cette eau et où elle est allée.

    Pour commencer, nous devons réaliser qu'il ne faut pas chercher d'office des miracles là où la parole de Dieu ne dit pas expressément qu'il y a eu miracle, c-à-d une intervention directe de Dieu qui utilise son pouvoir pour réaliser quelque chose d'impossible selon les lois de la nature (comme quand Il a ressuscité Lazare). En l'occurrence, le Déluge est un châtiment, mais la Bible ne dit nulle part que c'est un miracle.
    Prenez la sécheresse au temps d'Élie (1 Ro. 17) par exemple. Ce phénomène est le fait de Dieu, bien entendu, mais il peut s'expliquer très facilement par des phénomènes naturel. Il n'y a rien là qui soit contraire aux lois de la nature, mais ça n'atténue en rien l'importance du châtiment correspondant. Par contre, l'ouverture de la Mer Rouge et la résurrection du Christ sont clairement mentionnés par la Bible comme étant des miracles.

    En résumé, Dieu agit personnellement de 2 façons dans notre monde physique : d'une part par sa sustentation de tout ce qui existe et par les processus qui régissent notre monde (Col. 1:17) et d'autre part par les miracles (Ex. 15:11).

    Je tiens à faire remarquer que, contrairement à ce que les incroyants chouinent, Dieu ne triche pas avec les lois de la nature quand il exécute un miracle, mais Il y rajoute Son pouvoir. Un exemple : je ne peux pas léviter au-dessus de l'eau par mes propres moyens, une des lois de la nature, à savoir celle de la gravité, m'en empêche. Par contre, si je suis suspendu par une échelle de corde à un hélicoptère, je peux le faire facilement grâce à la force ascensionnelle fournie par le rotor de l'hélico glasses. Les amateurs de comics verront facilement où je veux en venir wink2.


    Miracle, mon frère happy

    La parole de Dieu nous dit que la Création s'est achevée le 6jour (Ex. 20:11), c'est pour ça que quand elle ne dit pas expressément qu'il y a eu miracle (tel que décrit plus haut), nous ne devons pas invoquer tout de go un miracle que la science ne pourrait pas expliquer sitôt que nous nous heurtons à une difficulté dans l'explication d'un état de choses ou un évènement, mais nous efforcer de chercher une explication scientifique.
    C'est d'ailleurs pour ça que la foi judéo-chrétienne est le seul terreau dans lequel la science puisse se développer (et se soit développée) : c'est la seule religion qui affirme que le monde a été créé par un Dieu (Gen. 1:1) d'ordre (1 Cor. 14:33) qui ne fait pas joujou avec les lois qu'il a établies pour le faire fonctionner (Ex. 20:11), et qu'Il engage les hommes à explorer et étudier Sa Création pour leur bénéfice (Gen. 1:28) sans avoir, genre, à sacrifier une chèvre et se baigner dans son sang comme ça se fait encore dans plusieurs endroits de mon pays. Mais si ce sont Zeus et sa clique qui sont à la tête du monde, qu'est-ce qui les empêche de tripatouiller les lois de la nature comme ils veulent (surtout sachant comme les Olympiens sont capricieux wink2) ? Ou alors, si l'Univers est l'esprit de Dieu, comme disent les New Agers, qu'est-ce qui l'empêche de changer d'avis happy ? Ce n'est pas une coïncidence si la science européenne a connu un essor foudroyant juste après la Réforme protestante, quand l'homme du commun a eu accès à la Bible en sa propre langue wink2. Ça s'est d'ailleurs fait sentir à la bataille navale de Lépante (1571), quand la flotte de la Sainte Ligue, bien qu'inférieure en nombre d'hommes, a écrasé la flotte ottomane grâce à ses canons. Le blème, voyez-vous, avec l'Islam, c'est qu'on ne peut pas connaître Allah, et malgré le progrès fourni grâce aux dhimmi chrétiens et juifs, ce progrès était voué à ne pas durer car c'est un crime que de remettre en question la suffisance du Coran en étudiant la nature winktongue.
    Tout ça pour vous dire que ce sont pour ces raisons que les scientifiques créationnistes ont entrepris de chercher une explication scientifique au Déluge.


    Joseph Dillow                                Larry Vardiman

    En se basant sur Gen. 1:6-8 et Gen. 7:11, le Pr. Joseph Dillow a formulé l'hypothèse selon laquelle il y avait une couche de vapeur qui recouvrait la planète avant le Déluge (théorie de la voûte de vapeur ou de la canopée).

    Le Pr. Larry Vardiman a légèrement amélioré la théorie et a formulé l'hypothèse selon laquelle "les eaux qui sont au-dessus de l’étendue" étaient un anneau de particules de glace qui orbitaient au niveau de l'Équateur (comme pour Vénus).

    Ils ont déclaré aussi, de concert avec d'autres scientifiques, que cette couche de vapeur assurait un climat subtropical-tempéré sur toute la Terre, même aux Pôles. C'est ainsi que les végétaux croissaient et foisonnaient à souhait à cette époque, ce qui explique l'abondance de fossiles végétaux (et de dinosaures) et d'énergie fossile sous terre. Elle aurait aussi assuré un taux d'oxygène supérieur au taux actuel qui aurait favorisé le gigantisme de plusieurs espèces de l'époque, ainsi que la longévité des antédiluviens. Un des indices utilisés pour soutenir cette théorie est la découverte en Antarctique de charbon contenant des fossiles de végétaux qu'on ne trouve pas sous des latitudes aussi froides. Au passage, c'est la théorie à laquelle adhérait Kent Hovind quand il a filmé les vidéos de séminaires créationnistes qui tournent sur le net (dans les années 1990).

    Il y a toutefois 2 problèmes insurmontables à cette théorie, et même Dillow et Vardiman l'ont reconnu :

    • il n'existe aucun processus qu'on connaisse aujourd'hui qui permettrait à une quantité d'eau suffisante pour provoquer une pluie violente mondiale ininterrompue sur 40 jours et 40 nuits de flotter dans l'atmosphère.
    • Même si c'était le cas, le 2problème, qui est le plus important, est que la vapeur d'eau est le gaz qui provoque le plus fort effet de serre, bien plus important que celui du gaz carbonique (c'est juste que le CO2 est plus merdiatique quand il s'agit de taxer des impôts aux citoyens qui vont en voiture faire les courses winktongue), et si cette voûte avait existé, la température à la surface de la Terre avant le Déluge aurait été de 450 ° C oh ! Même sur Vénus, il fait (un peu) moins chaud ! En fait, même dans un four il fait moins chaud !

       

    Vous ne vous étonnerez pas trop alors si cette théorie est tombée en désuétude dans les cercles scientifiques créationnistes, d'autant plus qu'il existe d'autres processus tout à fait rationnels qui permettent d'expliquer une pluie de 40 jours ("les écluses des cieux s’ouvrirent" n'est qu'une façon de le décrire, comme quand nous les Français disons qu'il tombe des hallebardes).
    Pour ceux qui se posent la question, il n'existe pas de preuve qu'une concentration supérieure en oxygène dans l'atmosphère soit une cause de gigantisme, à part pour certains insectes. De plus, il existe d'autres moyens d'expliquer des végétaux tropicaux en Antarctique, mais je ne vous spoilerai pas ^^. Quant à la longévité des antédiluviens, la meilleure explication possible est qu'elle était génétique et que le gène a été perdu après le goulot d'étranglement génétique qu'a représenté le Déluge, quand l'humanité s'est retrouvée réduite à 4 couples.
    D'ailleurs, en parlant de Kent Hovind, j'ai bien entendu remarqué qu'il a la teuco, mais le problème est qu'on diffuse des vidéos de lui qui doivent bien dater d'il y a 20 ans, et si ça se trouve, même Hovind ne croit plus à cette théorie... Il est important de toujours rester à jour, surtout en notre époque d'internet et d'information à grande vitesse, pour ne pas attirer le ridicule sur notre foi en avançant des arguments réfutés ou tombés en désuétude depuis belle lurette.


    Walt Brown

    Le Pr. Walt Brown a avancé une autre théorie selon laquelle l'eau se trouvait à 15 km sous terre : c'aurait été une couche d'1 km d'épaisseur qui a jailli lors du Déluge. Cela permettrait d'expliquer ce que sont "les sources du grand abîme" (Gen. 7:11), ainsi que les bouleversements tectoniques qui ont eu lieu à ce moment-là (Hab. 3:10).

    Voici le problème insoluble avec cette théorie : les différentes couches à l'intérieur de la planète ne tournent pas à la même vitesse. C'est pour ça qu'il y a la tectonique des plaques (rien à voir avec la danse tongue). Alors si on y rajoutait encore une couche d'eau, ça créerait un effet de roulement à billes qui détruirait l'écorce terrestre.

    D'accord, ces savants n'ont pas trop réussi dans leur tentative d'expliquer le Déluge, par contre leur recherche a généré une saine réflexion sur le sujet qui nous a permis d'en savoir plus sur les preuves scientifiques du Déluge. Cela nous a donné aussi de bonnes bases pour de nouvelles recherches qui nous rapprochent toujours plus de la vérité.

    Alors, vous devez vous dire : "Mais c'est chaud ! Comment on explique le Déluge, à la fin ?" Vous aurez la réponse dans le prochain épisode ^^.


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  • La Tectonique des Plaques Catastrophique (TPC)


    Dans l'épisode précédent, nous avons examiné 2 théories visant à expliquer le Déluge relaté dans la Bible. Elles entreprenaient d'expliquer la question de savoir d'où venait toute l'eau du Déluge et où elle est allée. Il y a pourtant une façon toute simple de répondre à la question : cette eau est toujours là, dans les océans wink2.

    Dans cette épisode et les suivants, nous allons examiner la meilleure théorie en date pour expliquer les indices scientifiques qui tendent à prouver le Déluge du temps de Noé : la Tectonique des Plaques Catastrophique (TPC), que nous devons essentiellement au Pr. John Baumgardner.


    Pr. John Baumgardner

    Baumgardner a travaillé pendant 27 ans au Laboratoire National de Los Alamos (là où on a fabriqué la 1ère bombe atomique. Il se distingue dans le domaine de la modélisation par ordinateur des couches internes de la Terre. La tectonique des plaques étant un phénomène avéré par les observations satellite, il a entrepris de déterminer le moment où ce phénomène a commencé (car ça n'a pas commencé à la Création du monde, mais après).

    Et si on révisait nos leçons de S.V.T. un coup cool ?



    L'endroit appelé "zone de subduction" sur le schéma ci-dessus est un lieu où la croûte terrestre s'enfonce petit à petit dans le manteau et fond et se dissout dans le magma. Bien sûr, ça ne veut pas dire que l'écorce terrestre va disparaître (mdr) car l'écorce se forme lentement au niveau des dorsales océaniques, où le magma surgit lentement et se solidifie pour devenir du basalte.

    Baumgardner a donc découvert, par l'élaboration d'une théorie, l'expérimentation et la modélisation par ordinateur, que les plaques tectoniques se sont enfoncées très vite (à plusieurs mètres par seconde) au début.



    Pour faire la modélisation, Baumgardner a divisé la Terre en 32 couches, et a divisé chacune d'elles en de nombreuses cellules :



    Il a appliqué à chaque cellule les données dont nous disposons actuellement : densité, pression, température, épaisseur, viscosité... Une fois qu'il a eu fini, il a mis tout ça dans un programme qu'il a fait tourner sur 2 super-ordis Cray connectés. Il a vu que la vitesse d'enfoncement des plaques atteignait un maximum de 7 m/s. 20 jours après le commencement, la plaque atteignait le fond du manteau, à 2 900 km sous terre.

    Y a-t-il seulement un indice d'une catastrophe mondiale récente (de quelques milliers d'années) dans le manteau ?

    Pour que vous compreniez bien ce qui va suivre, imaginez un creuset rempli d'une eau réchauffée uniformément (pour éviter les courants de convection). Que se passe-t-il si on y met un glaçon ? Avec le temps, le glaçon fondra en eau froide, qui se réchauffera jusqu'à atteindre la même température que l'eau ambiante.

    Ainsi, si un morceau de l'écorce océanique s'est enfoncé dans le manteau il y a quelque 4 500 ans, il ne devrait pas avoir eu le temps d'atteindre la même température que le magma ambiant. Or, on peut sonder l'intérieur de la terre, et voici ce que ça donne :



    Le trait vert symbolise le Cercle de Feu du Pacifique.

    Je suppose que vous avez remarqué l'énorme morceau de roche froide sous cette dorsale-là.

    Ça nous fait là un indice pertinent pour prouver que le Déluge était causé par un évènement tectonique mondial (Hab. 3:10). Voilà ce qui a dû se passer : avant le Déluge, il n'y avait qu'un seul super-continent (Gen. 1:9). Ce super-continent s'est morcelé en plusieurs plaques et dispersé lors du Déluge pour former les continents d'aujourd'hui. L'écorce océanique a été complètement "recyclée" dans le manteau pour laisser place à une nouvelle.

    Il se trouve qu'on trouve quelque chose de semblable sur Vénus, la "sœur de la Terre". Au début des années 1990, la sonde Magellan de la NASA a mis en évidence que cette planète a été récemment recouverte d'une surface de basalte par un évènement géologique catastrophique. En simple, la surface de Vénus a été récemment recyclée. Les "terrains rayés", d'immenses plaines de basalte qui recouvrent presque toute la surface de la planète, en sont un indice.
    Il y a très peu d'impacts de météorite sur ces terrains, et même ces impacts ont des éjecta (poussières produites par l'impact) fins à côté. Cela nous indique que la surface de Vénus s'est formée récemment.


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  • Comment la TPC a-t-elle causé le Déluge ?




    Décortiquons un peu ce schéma. Nous pouvons y voir que le fond marin s'est enfoncé rapidement, entraînant avec lui l'écorce continentale. L'ancien fond de la mer a été remplacé par un nouveau, très chaud (puisque c'était du magma récemment solidifié). Cela a réchauffé l'océan, causant une énorme évaporation. C'est sans doute ça, "les sources du grand abîme" du récit de la Genèse, car, dans l'Ancien Testament, l'"abîme" (tehom, םוהת) désigne le fond de l'océan. Ensuite, toute cette vapeur est tombée en pluie pendant 40 jours et 40 nuits.

    Mais ça ne s'arrête pas là. La nouvelle croûte océanique étant plus chaude, elle était moins dense. De ce fait, elle s'est élevée d'1,6 km. Le niveau de la mer s'est élevé d'autant, immergeant le super-continent, qui était déjà en train de se morceler par-dessus le marchéC'est ce qu'on appelle l'"étape inondatoire" du Déluge.



    Nous pouvons en trouver des indices dans les strates géologiques si nous n'oublions pas nos "lunettes bibliques". En effet, nous devons nous rendre compte que tout le monde examine les faits au travers d'un parti pris, d'un formatage, tous les bons philosophes vous le diront (pourquoi croyez-vous qu'on ait besoin d'un procureur et d'un avocat au tribunal wink2 ?). Si quelqu'un prétend ne pas avoir de parti pris ou de formatage, alors soit il est de mauvaise foi, soit ce n'est pas un être humain mais un légume smile.

    Voyez-vous, les christophobes et autres chrétiens du dimanche aiment bien se fiche de nous comme quoi nous sommes bêtes de partir de la Bible pour analyser le monde qui nous entoure. Ce qu'ils n'ont pas l'air de comprendre, c'est qu'ils sont comme nous en ce sens qu'ils partent du parti pris que la Bible n'est pas vraie pour analyser le monde qui nous entoure happy, mais il n'est pas vrai qu'ils aient analysé le monde qui les entoure sans parti pris et qu'ils en soient arrivés à la conclusion que la Bible n'est pas vraie sarcastic.

    En effet, dans tout système philosophique, il existe une base qu'on appelle les axiomes ; c-à-d des idées qu'on ne peut pas démontrer en se référant uniquement au système philosophique en question mais qu'il faut accepter par la foi (par exemple, un axiome des maths est que le chiffre 0 existe). C'est ce qu'on appelle le "principe d'incertitude de Gödel". Pour les humanistes, c'est la théorie de l'évolution darwinienne, qui se base sur la parole d'hommes faillibles et pécheurs, qui est leur axiome de base. Pour nous les croyants, c'est la Bible, qui est la parole du Dieu infaillible et saint, source de toute vérité, qui est notre axiome fondamental cool.

    Si on regarde le Grand Canyon, on peut y voir 2 strates en particulier : le grès de Coconino et le schiste d'Heremit. Elles sont parfaitement déposées l'une sur l'autre, sans le moindre interstice.



    Et pourtant, d'après la géologie évolutionniste, 10 millions d'années séparent ces 2 couches. Si tel est le cas, comment se fait-il que la strate du bas ne soit pas toute rabotée par l'érosion oh ?  Leur contact est tellement parfait qu'on pense irrésistiblement à des pièces de puzzle eek ! Les uniformitaristes sont bien incapables d'expliquer cette contradiction de manière satisfaisante... En fait, si 10 millions d'années se sont écoulées entre la déposition de ces 2 couches, il devrait y avoir un petit canyon dû à l'érosion dans le schiste d'Heremit arf.

    Encore un autre problème colossal pour les uniformitaristes : le grès de Coconino recouvre une surface de quelque 518 000 km² en Amérique du Nord, à peu près la même surface en Europe, et on la retrouve même en Afrique ! Comment diable une strate géologique aussi immensément vaste a-t-elle pu se déposer s'il n'y a jamais eu de Déluge mondial oh ??? Mais si nous acceptons cette dernière possibilité, nous expliquons facilement les faits cités plus haut : quand un flot d'eau charrie des sédiments de grains différents, il les dépose selon leur grain (comme un peintre en bâtiment qui met plusieurs couches sur le mur qu'il peint), et c'est ainsi que les strates qui s'ensuivent sont déposées les unes sur les autres sans un interstice.

    Le plus grand canyon sur Terre est un autre indice d'un Déluge planétaire dans le passé. Je ne parle pas du Grand Canyon, mais du canyon de Monterrey, à 2 700 m sous la surface du golfe du Mexique. Comment un canyon plus grand que le Grand Canyon a-t-il bien pu se former sous la mer oh ? La mer ne coule pas, ce qui fait qu'il n'y a pas d'érosion au fond he. Les uniformitaristes sont incapables de l'expliquer, en fait ils esquivent ce problème, mais la parole de Dieu est capable de l'expliquer sans s'esquiver cool.

    Voici comment on peut l'expliquer grâce à la TPC : lorsque la croûte océanique a été complètement recyclée, sa vitesse d'enfoncement a immensément diminué. Alors que ça avait commencé à la vitesse de plusieurs mètres par seconde, c'est devenu quelques centimètres par an, à la vitesse de la croissance de nos ongles (smile), vitesse qu'elle a conservé jusqu'à aujourd'hui.

    C'est ce qu'on appelle l'"étape récessive" du Déluge.



    À votre avis, quel effet peut bien avoir une masse d'eau ensevelissant la terre ferme sous 2 ou 3 km de profondeur qui se retire wink2 ? L'écoulement en feuille a dû se transformer en écoulement en canal, et c'est comme ça que le canyon de Monterrey a été creusé. C'est la seule explication satisfaisante de la formation de ce canyon dont on dispose jusqu'à maintenant.

    Encore un indice qui pointe dans cette direction :



    Nous voyons sur l'image qu'il y a une strate de roches friables au-dessus et une strate de roches dures en-dessous. Si la strate du haut a été exposée à l'érosion pendant des millions d'années, comme c'est censé être le cas si l'uniformitarisme est vrai, comment ça se fait que sa surface soit aussi plate happy ? N'est-il pas plus rationnel d'expliquer ça par un Déluge qui aurait déposé ces strates et aurait nivelé celle du haut glasses ?

    Alors, peut-être certains me répondront-ils : "L'Everest culmine à 8 848m au-dessus du niveau de la mer. Et pourtant tu nous dis là que les eaux du Déluge n'avaient que 3 km de haut. Et pourtant, la Bible dit : "toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel entier furent couvertes" (Gen. 7:19). Oses-tu prétendre que l'Everest aussi a été recouvert ?"


    Jacques-Yves Cousteau (1910-1997), océanographe

    Ce bon vieux commandant Cousteau va pouvoir nous aider : "Si la croûte terrestre était abaissée, avec les grands massifs montagneux comme l'Himalaya et les fosses abyssales océaniques comme la fosse des Mariannes nivelés, aucun terrain n'émergerait du tout. La terre serait recouverte par une couche uniforme d'eau - plus de 3 000 m de profondeur !"1

    S'il n'y a pas eu de mouvement tectonique significatif avant le Déluge (on peut le déduire d'Hab. 3:10), il ne devait pas y avoir de montagnes très élevées en ce temps-là. L'Himalaya a été formé par la collision de l'Inde et de l'Asie du Sud, qui ont fait plisser la croûte terrestre et émerger les immenses montagnes que nous voyons aujourd'hui. De même, il n'y avait pas de fosses océaniques, car celles-ci se forment à proximité des dorsales océaniques.
    De plus, il y a une strate calcaire au sommet de l'Everest où on a retrouvé des fossiles marins wink2.

    Il est intéressant de noter que si on classe les livres de la Bible par ordre chronologique, celui de Job est un des 1ers. C'est le 1er (selon cet ordre) où le mot "neige" apparaît (Job. 6:16). Nous savons que ce livre décrit des évènements qui se déroulent quelques siècles après le Déluge. On peut supposer que les antédiluviens ne connaissaient pas les écarts de température que nous connaissons aujourd'hui. Il n'y avait sans doute pas encore de montagnes qui atteignaient la limite des neiges éternelles à cette époque-là.

    1. Cousteau, J.-Y., "Le monde océanique de Jacques Cousteau", p. 17. Revenir au texte.


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  • Quelques faits en faveur de la véracité du Déluge



    Michael J. Oard

    Nous avons vu dans les épisodes précédents que si on suit la TPC, on peut répondre facilement à la question de savoir d'où vient toute l'eau du Déluge et où elle est allée : elle vient de la mer et elle est revenue à la mer.
    Un mot cependant : il ne s'agit là que d'un modèle scientifique, pas d'une parole d'Évangile ! Pour prendre une analogie à la Christophe Maé wink2, les modèles sont comme les châteaux de sable sur la plage. Si une vague les frappe, le mur de sable disparaît. Alors on construit de nouveaux châteaux de sable plus éloignés de l'eau et provisoirement hors d'atteinte des flots. Tout comme on peut réparer les châteaux de sable et rehausser leurs murs pour qu'ils opposent une meilleure résistance au vent et aux vagues, de même les modèles peuvent être perfectionnés lorsque surgissent de nouvelles connaissances, mais on n'est jamais sûr d'avoir trouvé l'explication définitive. Et si un tsunami survient, il faut cesser complètement les travaux de construction wink2. La comparaison signifie que le modèle échafaudé doit être totalement abandonné lorsque de nouveaux faits interviennent ou lorsque le modèle est en contradiction avec les lois de la nature. C'est le cas avec la théorie de la canopée, et ce sera peut-être le cas avec la TPC.
    Il est d'ailleurs bon d'avoir plusieurs modèles scientifiques viables sous le coude, surtout quand il y a autant de variables inconnues wink2. Le géologue créationniste Mike Oard, critique sévère de la TPC, propose, lui, un modèle où des impacts de météorites ont été suivies d'une tectonique verticale (en gros, les continents sont devenus les océans et vice-versa). Le fait que la majorité des sédiments diluviens se trouvent sur les continents et qu'il y en ait peu dans les océans (la marge continentale ne compte pas, elle a été créée lors de l'étape récessive du Déluge) est un indice en faveur de cette théorie, mais elle aussi comporte ses propres problèmes, comme la TPC elle-même.

    Voici un fait scientifique qui s'accorde mieux avec l'idée d'un Déluge planétaire qu'avec l'uniformitarisme :



    Cette photo a été prise en Écosse. La strate de grès rouge d'Écosse est bien connue des géologues. Or, est-il besoin de le dire, le grès est une pierre dure.

    Alors, à votre avis, comment une strate de roche dure a-t-elle pu se plier comme ça sans se fissurer dans une perspective uniformitariste oh ? C'est impossible ! Une seule explication possible : un évènement catastrophique (le Déluge, bien sûr wink2) a déposé une grande quantité de grès, un évènement tectonique a plié la couche encore molle et ce n'est qu'après qu'elle s'est durcie sous la pression de l'eau et de la roche qui se trouvait au-dessus.

    L'existence des fossiles polystrates, c-à-d des fossiles qui traversent plusieurs strates, est encore plus stupéfiante pour les uniformitaristes. En voici un exemple :





    Le pointeur de la souris pointe sur un tronc d'arbre fossile polystrate.



    Et maintenant, si on part du point de vue uniformitariste, comment ces strates ont-elles pu se plier ainsi sans casser le tronc ???
    Imaginez l'analogie suivante : un paquet de cartes avec une allumette dedans. Même le grand illusionniste David Copperfield serait incapable de plier ce paquet de cartes sans casser l'allumette  oh !
    Par contre, si on adopte la TPC, ça devient beaucoup plus facile à expliquer : le tronc a été arraché par le Déluge, et s'est retrouvé enseveli dans des couches de sable, d'argile, de boue et d'autres sédiments. Les couches ont été compressées latéralement et se sont plié, dressant le tronc d'arbre par la même occasion. Plus tard, des fluides minéraux ont remonté du fin fond du manteau et ont fossilisé le tronc d'arbre en en remplaçant la cellulose par la pierre, et ont provoqué le durcissement des sédiments par la même occasion.

    Vous vous demandez peut-être : "D'où sortent ces fluides minéraux ?" Voici la réponse :



    Qu'est-ce que la croûte océanique a entraîné avec elle quand elle s'est enfoncée dans le manteau ? De l'eau de mer, bien sûr. Lorsque cette croûte océanique imbibée d'eau de mer a atteint le manteau, les sels minéraux qu'elle contenait sont remontés sous forme de fluides hydrothermaux, car ces fluides étaient beaucoup moins denses que le magma environnant. C'est en parfaite opposition avec l'enterrement progressif des cadavres suivi d'une fossilisation dont on rencontre les schémas dans tous les manuels de SVT de Terminale.

    Une autre question se pose : d'après l'uniformitarisme, ces strates sédimentaires se sont formées progressivement sur des millions d'années (d'où le nom), alors faut-il croire que ce tronc d'arbre est resté debout pendant des millions d'années, en proie à l'érosion et autres agressions du monde extérieur, et qu'il s'en est sorti intact ??? Là, franchement, je crois que ces gens-là nous prennent pour des cakes, vous ne croyez pas clown ?

    Encore un fait scientifique en faveur de la véracité de la Genèse :


    Des scientifiques ayant sondé l'intérieur de la Terre ont trouvé un grand réservoir d'eau égal en volume à l'Océan Arctique sous l'Asie de l'est. La figure de gauche est une section de la Terre, pris à partir de la figure de droite, montrant les anomalies d'atténuation à l'intérieur du manteau à une profondeur d'environ 1 000 km. Dans les 2 images, le rouge symbolise une roche inhabituellement douce et friable qu'on croit être saturée d'eau, et le bleu symbolise une roche inhabituellement rigide (le jaune et le blanc symbolisent des valeurs à peu près moyennes).

    Alors, comment une pareille quantité d'eau a-t-elle pu descendre dans le manteau autrement que par la TPC eek ?

    Encore un fait scientifique qui fait mal au fondement des uniformitaristes, car il suffit à faire s'écrouler la seule théorie viable dont ils disposaient sur l'origine du charbon : d'après les uniformitaristes, de grandes quantités de végétaux sont tombés dans des marais à l'époque du Carbonifère, et c'est ainsi que nous avons aujourd'hui des gisements de charbon et autres combustibles fossiles sous la terre. L'eau des marais est acide, c'est censé être pour ça que les végétaux n'ont pas été décomposés par des bactéries. Les végétaux se seraient accumulés petit à petit, ils auraient été compressés sous des sédiments et se seraient transformés en houille grâce à la chaleur et la pression.

    Et pourtant, cette découverte suffit à faire s'écrouler tout cet échafaudage :



    Vous aurez remarqué que sur ce coup-ci, le tronc d'arbre polystrate traverse une couche de calcaire. Or le calcaire est basique (c-à-d tout le contraire d'acide) oh ! La base et l'acide ne sont pas compatibles car ils s'annulent ! C'est d'ailleurs pour ça qu'il est bon de manger un peu de poudre de craie après avoir vomi, pour éviter que l'estomac s'acidifie.
    Ça signifie qu'il n'y avait pas de marais ! Voilà ce que c'est de ne pas suivre la parole de Dieu, après on se met la honte tongue...


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  • La vérité sur l'arche


    Nous voici arrivé au dernier épisode, où nous remettrons un peu les pendules à l'heure en ce qui concerne l'arche de Noé. C'est indispensable, ne serait-ce que parce que dans l'esprit de la plupart des gens, l'arche de Noé, c'est ça :



    Bon sang, c'est incroyable... Mais est-ce que les gens qui dessinent des images pareilles ont seulement pris la peine de lire ce que la Bible dit de l'arche de Noé no ? L'arche décrite par la Bible n'a rien à voir avec cette espèce de baignoire en bois géante !!! Voyez plutôt :



    Elle est presque aussi grande que le Titanic.

    Un mot sur le Titanic : figurez-vous que lors de sa mise à flot, le Titanic était réputé pour être insubmersible. Quand on a interviewé l'armateur, il a répondu en rigolant que même Dieu ne pourrait pas faire couler le Titanic. Mais on sait comment le Titanic a fini rip (Gal. 6:7).

    Alors peut-être que certaines personnes calées en ingénierie navale me répondront : "Même avec notre technologie nous sommes incapables de construire une barge en bois géante capable d'embarquer une foule d'animaux et de nourriture et de naviguer sur une mer démontée !" Je pourrais mentionner que le snobisme chronologique, qui consiste à dire que les gens de l'Antiquité étaient des abrutis et que ce n'est qu'à partir du XXe siècle que les gens sont devenus super-intelligents, est snob, mais c'est une vérité de la Palice happy. Par contre, ce qui mérite d'être mentionné, ce serait le mécanisme d'Anticythère1 et la batterie de Bagdad (googlisez et vous verrez wink2). Jetez un œil là-dessus :



    L'amiral chinois Cheng Ho, de la minorité musulmane Hui, eunuque favori de l'empereur Zhu Di, a entrepris de 1405 à 1433 un voyage célèbre pour aller chercher des trésors en Inde, en Asie du Sud-Est, voire jusqu'au Mozambique – son nom a d'ailleurs été donné à deux villages d'une île au large de l'archipel de Lamu, au Kenya, dont la population comprend des descendants de membres de l'équipage qui firent naufrage dans les environs2 – ; sa flotte comprenait 300 vaisseaux dont une quarantaine de ces baochuan en tek et en bambou, et vous constaterez sur l'image ci-dessus qu'avec 122 m de long et 52 m de large (mesures approximatives basées sur l'estimation de la longueur d'un "zhang" sous la dynastie Ming3), chacun d'eux était presque aussi grand que l'arche de Noé ! Même le São Gabriel, le vaisseau de Vasco de Gama, pouvait tenir en entier sur le pont de l'un d'eux. Alors, si les ingénieurs navals d'aujourd'hui sont incapables de reproduire des bateaux en bois de cette taille, ce n'est pas notre problème : si les chinois antiques y arrivaient, il n'y a pas de raison pour que Noé n'y soit pas arrivé ^^ ! (Et je ne mentionnerai même pas les autres grands navires cités par la littérature antique comme ce navire de guerre construit par Ptolémée IV Philopatôr (-221 - -204) de 137 m de long, 18 m de large et 22 m de haut jusqu'au plat-bord, avec 40 rangées de rames, une double proue, une double poupe, 7 béliers, 400 hommes pour manier les gréements et la voile, 4 000 rameurs et 2 850 hommes en armes pour un équipage total de 7 250 personnes...4 wink2).

    Une autre illustration de ce snobisme chronologique : certains incroyants critiquent le modèle créationniste biblique parce que Noé a calfaté l'arche avec de la poix alors que le modèle implique que la houille et le pétrole ne se sont formés qu'après le Déluge. Une pareille critique est révélatrice de l'énorme manque de connaissance (ou de la mauvaise foi) de ce genre de personnes car il suffit d'un petit tour sur Wikipedia pour y constater que la poix peut tout à fait être fabriquée à partir de la résine d'arbre.

    Voyez-vous, je suis persuadé que Noé a engagé du personnel pour construire son arche, mais qu'une fois le moment venu, ils ont refusé d'y monter malgré tout l'effort qu'ils y ont mis, parce qu'ils n'en voyaient pas l'utilité. "Du moment qu'on a notre salaire, je veux dire, c'est bon, quoi. On va pas non plus prendre part à toutes ces conneries. Et le monde va bientôt être détruit par ci, et vous ne pouvez être sauvés si vous n'embarquez pas sur cette arche par-là... Complètement timbré, le vioque, franchement..."
    Mais on sait ce qui est arrivé à tous ceux qui étaient hors de l'arche quand l'Éternel en a fermé la porte (Gen. 7:16, Lc. 17:27).



    Aujourd'hui, ils ne sont plus que des souvenirs sur le point de s'effacer de la mémoire de l'humanité...

    De même, combien de personnes ont cette même mentalité de chrétien du dimanche aujourd'hui ? "Je vais à l'église parce que c'est la coutume et que j'ai été élevé toute ma vie dans cette tradition, mais je reste rationnel, je n'adhère pas à cette thèse du Salut, ne serait-ce que parce que c'est intolérant et mesquin. Pourquoi est-ce qu'on ne se laisse pas mutuellement tranquilles les uns les autres ? Je n'ai pas besoin d'un bouquin vieux de plusieurs milliers d'années pour m'apprendre à vivre une vie décente : je ne tue pas, je ne vole pas, je donne aux pauvres..."

    Les gens qui raisonnent comme ça n'ont aucune compréhension de l'infinité de la sainteté de Dieu. Comme j'aime à le dire, ce n'est pas pareil de filer un coup de pied à un chien errant ou à François Hollande (et ce, quoi qu'on pense de ce-dernier mdr). Hollande a ce qu'on appelle la sainteté : il a été mis à part pour une fonction spéciale, très importante, et sacrée : celle de président de la République ; c'est pour ça que lui filer un coup de pied, si remonté que vous soyez envers lui, vous vaudrait la prison à juste titre.
    Mais Dieu est infiniment plus saint qu'Hollande (c'est clair happy). C'est son droit de nous juger pour nos péchés, que nous avons commis envers Lui (Ps. 51:4), d'autant plus que nous sommes tous pécheurs (Rom. 3:23).

    Il n'y a qu'une seule porte, et c'est Jésus Christ (Jn. 10:9). Il est la seule Voie (Jn. 14:6). Il est le seul moyen que nous ayons pour échapper à la colère de Dieu, à Son jugement et à Sa condamnation (Jn. 3:16). C'est à nous, les chrétiens, de montrer aux gens qui ne sont pas encore en Christ le chemin du Salut ; ceux qui ne veulent pas y passer subiront les conséquences de leur choix. Nous ne pouvons en aucun cas les forcer à l'emprunter, par contre nous pouvons donner des réponses à ceux qui sont en recherche et se posent des questions sincèrement, pour que leur foi soit raffermie, et aux moqueurs aussi, pour leur river leur clou (1 Pi. 3:15-16).



    Soyez tous bénis à fond.

    1. "Scientists unlock mystery of 2,000-year-old computer", CBC News, 30/11/2006. Revenir au texte.
    2. Anqi, L., "Zheng He’s Seven Voyages of Peace—An Earlier Era of Oceanic Exploration", rmhb.com.cn, 2014, cité en Nunn, W., "Amazing ancient Chinese treasure ships", Creation 37(1):12-13. Revenir au texte.
    3. Ward, S., "Chinese Whispers", academia.edu, November 2006,  cité en Nunn, W., "Amazing ancient Chinese treasure ships", Creation 37(1):12-13. Revenir au texte.
    4. Athénée de Naucratis, "Les Deipnosophistes", Livre 5, Section 203f–204b. Revenir au texte.

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  • Johan Huibers, un Noé des temps modernes




    Johan Huibers est charpentier et chef d'une entreprise de construction de maisons en bois.
    En 2007, il a fabriqué une arche de Noé 2 fois plus petite que l'original.
    Il y a mis des cages avec des statues d'animaux grandeur nature en polyester. Les touristes (il y en a pas mal aux Pays-Bas) ont pu aussi y voir un documentaire qui raconte la vie et l'œuvre de Noé. Il y avait aussi des affiches qui montrent des épisodes du Déluge, les murailles de Jéricho, une barque de pêche galiléenne et le Saint Sépulcre. Un guide répondait aux questions des visiteurs.




    Ça faisait déjà un bout de temps que Huibers était dans le ministère de l'évangélisation. Il dit qu'il a fabriqué cette arche pour attirer les gens vers le message de l'Évangile, car ils ne sont plus très motivés à aller à l'église. C'est aussi pour cette raison qu'il a fabriqué une "mini-arche" (70 m de long, 15 m de large et 13 m de haut), pour pouvoir parcourir les cours d'eau et visiter d'autres villes, voire d'autres pays si possible.



    Il a décidé de construire cette arche après avoir lu le livre sur l'arche de Noé écrit par l'artiste néerlandais Rien Poortvliet. Il a commencé à rassembler des informations sur l'arche de Noé. Par la grâce de Dieu, il a obtenu un tour à bois pour une bouchée de pain. Il a utilisé 1 200 arbres (des pins norvégiens et des cèdres américains) transportés par 20 camions. Il a fallu 20 bonnes semaines pour les débiter en planches.



    L'objectif de Huibers est simple. Il a dit qu'il n'attend pas un 2Déluge, mais que par contre il attend la 2venue du Christ. Il a aussi dit que la société actuelle est malade. Il faut qu'il prêche le changement, comme l'a fait Noé à son époque. Son but n'est pas de faire peur aux gens, mais de faire passer un message : "Choisissez de suivre Jésus tant que c'est encore possible."
    Il a eu la satisfaction de voir certaines des graines qu'il a semées par ce moyen éclore avant d'atteindre ses 75 ans cool : certaines personnes sont venues lui témoigner qu'elles ont trouvé le Seigneur grâce à son "arche".

    Mais il ne s'est pas arrêté là. Ce n'était qu'un coup d'essai ! Vers la fin de 2011, il a achevé la construction d'une arche de Noé grandeur nature !



    Huibers ayant déjà fait ses preuves, la banque a accepté de lui prêter de l'argent pour ce projet. Une église a aussi accepté de le soutenir. Heureusement que Dieu lui a envoyé tous ces soutiens financiers car il a dû utiliser 12 000 pins suédois pour construire cette 2arche (il estimait que le "gopher" de Gen. 6:14 est le pin).
    Pour ne pas avoir de problème avec la bureaucratie, il a construit son arche sur 21 barges à fond plat attachées ensemble, chacune de 18,75X9,5 m. Il a dû aussi mettre du vernis ignifuge et une ancre à son arche pour que la bureaucratie la classifie comme une maison et pas un bateau winktongue. Elle l'a aussi obligé à la renforcer avec des structures en acier. De ce fait, Huibers a clairement fait comprendre qu'il lui aurait été plus facile de construire une arche exclusivement en bois, pour éviter que les christophobes de tout poil insinuent que cela prouve qu'il est impossible de fabriquer un bateau tout en bois aussi grand.



    Il y a aussi mis 7 étages, au lieu des 3 de l'arche de Noé, pour utiliser tout l'espace. Il y a mis des statues d'animaux en polyester comme avec la dernière, mais aussi de vrais animaux, comme des oies, des bœufs, etc. Il y a aussi mis des statues de dinosaures, dont un jeune tyrannosaure. Il y a inclus 2 amphithéâtres couverts pour les artistes et les prédicateurs.

    L'arche de ce Noé des temps modernes est une manière pour lui de montrer l'amour de Dieu. De voir une arche grandeur nature, ça vous donne une autre importance au récit biblique. De plus, les gens peuvent ainsi se rendre compte que la vraie arche de Noé n'a rien à voir avec la baignoire géante dépeinte par les moqueurs glasses. Désormais, le souhait de Huibers est d'avoir l'occasion d'emmener cette arche dans un voyage évangélique autour du monde.



    Soyez tous bénis.


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  • Comment tous les animaux ont-ils trouvé place dans l'arche ?


    "La Bible ne peut pas dire la vérité", affirment ceux qui remettent en question son inerrance, car, disent-ils, l'arche n'a pas pu transporter toutes les différentes sortes d'animaux. Cette déclaration a persuadé certains chrétiens de nier le Déluge ou de ne croire qu'en un Déluge local qui impliquerait, en comparaison, peu d'animaux.
    Pour se laisser ainsi persuader, il ne faut pas avoir réfléchi bien longtemps arf... Par contre, le classique créationniste The Genesis Flood contient contient une analyse détaillée sur ce thème, effectuée en 1961 déjà1. Le livre de John Woodmorappe, "Noah's Ark: A Feasibility Study", représente une étude technique plus complète et plus à jour de cette question et de beaucoup d'autres en rapport2.

    Dr. John Woodmorappe
    Dr. John Woodmorappe

    Combien de sortes d'animaux Noé a-t-il dû embarquer ?


    Gen. 6:19-20 : "De tout ce qui vit, de toute créature, tu feras entrer dans l'arche deux membres de chaque espèce pour leur conserver la vie avec toi. Il y aura un mâle et une femelle. Des oiseaux selon leur espèce, du bétail selon son espèce et de tous les reptiles de la terre selon leur espèce, deux membres de chaque espèce viendront vers toi pour que tu leur conserves la vie."
    Gen. 7:2-3 : "Tu prendras avec toi 7 couples de tous les animaux purs, le mâle et sa femelle, une paire des animaux impurs, le mâle et sa femelle, ainsi que 7 couples des oiseaux, mâle et femelle, afin de conserver leur espèce en vie sur toute la surface de la terre."

    En hébreu, langue originale, le mot traduit dans ces passages et selon les versions par "bêtes", "bestiaux" ou "bétail" est le même : behemah, et il se réfère aux vertébrés en général. Le mot que l'on a traduit par "reptiles" ici est remes : ce dernier a plusieurs sens dans l'Écriture et ici, il se réfère sans doute précisément à ceux qu'on appelle les reptiles3.
    Est-il besoin de le rappeler, Noé n'a pas eu besoin de prendre les créatures marines, parce que celles-ci ne sont pas nécessairement menacées d'extinction par un Déluge. En fait, il est grand temps que certains incrédules fassent preuve d'un peu d'intégrité intellectuelle et lisent effectivement le texte biblique lire2 ! Ils cesseraient alors de faire des commentaires ridicules avec des baleines sur des passerelles d'embarquement et une arche abritant des bassins à poissons !

    Il est vrai que de grandes masses d'eaux tumultueuses chargées de sédiments représentent des pièges mortels, et que beaucoup d'espèces vivant dans les océans se sont sans doute éteintes à cause du Déluge, comme le montre le registre fossile. Le fait est cependant que si Dieu, dans sa sagesse, n'a pas souhaité préserver certaines créatures marines, ça ne regardait que Lui.
    Les végétaux non plus n'étaient pas nécessaires sur l'arche. Beaucoup de végétaux ont pu survivre sous forme de semence, et d'autres ont pu continuer d'exister sur des tapis flottants de toutes sortes de végétaux enchevêtrés, suffisamment petits, ont très bien pu survivre sur ces tapis.
    D'après Gen. 7:22
    , le Déluge a éradiqué tous les animaux terrestres qui respiraient par des narines, sauf ceux de l'arche. Les insectes et les arthropodes en général n'ont pas de narines, ils respirent par de minuscules pores (orifices des trachées et trachéoles) dans leur squelette externe (cuticule).



    Dieu a fait venir vers Noé tous les types d'animaux terrestres "ayant souffle de vie dans leurs narines" pour les préserver du Déluge.

    Qu'est-ce qu'un baramin ?


    Vous ne vous imaginez pas, j'espère, que Noé a embarqué 2 bergers allemands, 2 teckels, 2 lévriers, 2 labradors, 2 colleys, 2 cockers, 2 briards, etc. sur son arche smile ! Il n'a eu besoin que de 2 canidés, dotés d'une grande hétérozygosité (ils avaient plein d'allèles différents pour un même locus), en langage familier on les qualifierait de corniauds smile. Si vous y regardez bien, vous verrez que la plupart des canidés actuels sont les descendants d'un ancêtre commun qui devait ressembler au loup.
    Tout ça pour vous faire comprendre que Dieu a créé différentes sortes d'animaux contenant, en eux, d'importants potentiels de variation génétique dans certaines limites4. Les descendants de chacun de ces différents types, à la différence des êtres humains, seraient aujourd'hui représentés par une catégorie plus large que ce que nous appelons une espèce. Dans bien des cas, ces espèces, issues d'un type originel donné (ce qu'on appelle dans les cercles créationnistes un baramin, de l'hébreu bara, créer, et miyn, espèce, type, sorte), seraient regroupées au sein de ce que les taxonomistes (les biologistes qui classent les organismes vivants dans des taxons, ou catégories) appellent un genre.

    Nom du taxon Exemple (Bergeronnette de Yarrell
    Famille Motacillidés
    Genre Motacilla
    Espèce alba
    Sous-espèce (ou variété) yarrellii

    Exemples de taxons dans le cas d'un oiseau


    Une définition commune de l'espèce est : groupe d'organismes qui se reproduisent entre eux (effectivement ou potentiellement5), donnent naissance à une progéniture fertile et ne s'accouplent pas avec d'autres espèces. Cependant, la plupart des soi-disant "espèces" au sein d'un groupe ou d'une famille donnés n'ont pas fait l'objet d'un test pour vérifier leur capacité ou incapacité d'inter-accouplement arf. Et celles qui sont éteintes ne peuvent pas être testées, évidemment smile. En fait, non seulement on sait qu'il existe des croisements entre ce qu'on appelle des espèces, mais on connaît beaucoup d'exemples d'accouplements entre des genres, de sorte que le baramin pourrait, dans certains cas, correspondre à un taxon aussi élevé que la famille. Identifier le baramin avec le genre, c'est également être en accord avec les Écritures, qui parlaient des "miyn" dans un sens aisément compréhensible par les Hébreux sans qu'il soit besoin de recourir à des tests comme l'isolement reproductif. Woodmorappe s'en est tenu à cette définition pour avoir une limite supérieure maximum pour le nombre d'animaux de l'arche.

    Cheval                 Zèbre                         Âne


    Ces 3 animaux sont dérivés d'un baramin commun : un âne et une jument donneront naissance à un mulet. Un cheval et une ânesse donneront naissance à un bardot. Un zèbre et un âne/une ânesse donneront naissance à un zébrâne. Un cheval/une jument et un zèbre donneront naissance à un zébrule.

    Taureau                            Zébu                                   Bison                                  Buffle
     
    Un bison et une vache donneront naissance à un beefalo. Un taureau et un bison femelle donneront naissance à un cattalo. Une vache/un taureau et un yack donneront naissance à un dzo. Un zébu et un yak donneront naissance à un zopiok (mâle) ou une zoom (femelle).
    Toutes les races de bovins domestiques descendraient des aurochs6, de sorte qu'il devait y en avoir 14 dans l'arche (car ils sont purs). Les aurochs eux-mêmes sont peut-être issus d'un ancêtre originel bovin qui a aussi donné les bisons et les buffles.

     

    Lion                                Tigre                                    Jaguar                               Léopard (ou panthère)


    Un lion et une tigresse donneront naissance à un ligre. Un lion et un jaguar femelle donneront naissance à un liguar. Un lion et une panthère donneront naissance à un liard. Un tigre et une lionne donneront naissance à un tigron. Un tigre et un jaguar femelle donneront naissance à un tiguar. Un tigre et une panthère donneront naissance à un tigard. Un jaguar et une lionne donneront naissance à un jaglion. Un jaguar et une tigresse donneront naissance à un jaguatigre. Un jaguar et une panthère donneront naissance à un jaglep. Un léopard et une lionne donneront naissance à un léopon. Un léopard et une tigresse donneront naissance à un léotigre. Un léopard et un jaguar femelle donneront naissance à un lépjag. Avec un menu pareil, non seulement nous pouvons affirmer sans crainte que le lion, le tigre, le jaguar et le léopard descendent d'un ancêtre originel commun, mais en plus la maison Lion Noir vous souhaite bon appétit clown.

    Woodmorappe est arrivé au chiffre de 8 000 genres, y compris les genres éteints. Ainsi, environ 16 000 animaux auraient été à bord de l'arche  - les animaux purs comprenaient 7 couples de chaque sorte, mais ils étaient peu nombreux, cf. Lev. 11 et De. 14 (selon le principe inviolable de l'herméneutique selon lequel on interprète l'Écriture avec l'Écriture, les catégories d'animaux purs qui s'appliquaient à l'époque de Moïse étaient applicables à celle de Noé). En ce qui concerne les genres éteints, certains paléontologues ont tendance à donner à chacune de leurs nouvelles découvertes un nouveau nom de genre. Mais cette façon de faire est arbitraire : aussi, le nombre de genres éteints est probablement grandement surestimé.

    Considérez les sauropodes, les plus grands des dinosaures, ces gigantesques végétariens tels que le brachiosaure, le diplodocus, le séismosaure, etc. On cite généralement le chiffre de 87 genres de sauropodes, mais seuls 12 d'entre eux sont considérés comme "établis avec certitude" et 12 autres comme "assez bien établis"7 arf.

    Qu'en est-il des dinosaures ?




    On souléve couramment le problème de l'impossibilité pour Noé de faire rentrer dans l'arche les gigantesques dinosaures. Disons d'abord que sur les 668 genres estimés de dinosaures, seuls 106 pesaient plus de 10 t à l'âge adulte. Ensuite, la Bible ne dit pas que les animaux devaient nécessairement être des adultes. Les plus gros animaux étaient sans doute représentés par des spécimens jeunes, voire très jeunes (les bébés dinosaures étaient tous de petite taille, car les œufs, même des plus gros dinosaures, n'étaient pas plus grands qu'un ballon de football). Bien que cela puisse paraître surprenant, la taille moyenne de tous les animaux sur l'arche était très probablement celle d'un petit rat, si l'on en croit les tableaux mis à jour de Woodmorappe, 11% seulement d'entre eux étant beaucoup plus grands qu'un mouton.

    Qu'en est-il des bactéries ?


    Un autre problème souvent mis sur le tapis par les athées et les évolutionnistes théistes concerne la manière dont les bactéries pathogènes ont survécu au Déluge. C'est une question capitale, car elle suppose que ces germes étaient alors aussi spécialisés et infectieux qu'ils le sont maintenant de sorte que les habitants de l'arche auraient dû souffrir de toutes les maladies infectieuses que l'on connaît de nos jours smile. Mais les bactéries étaient probablement plus robustes dans le passé et n'ont sans doute perdu qu'assez récemment la capacité de survivre dans différents hôtes ou indépendamment d'un hôte. En fait, même actuellement, beaucoup de bactéries peuvent survivre dans des insectes vecteurs ou des cadavres, ou dans un état déshydraté ou congelé, ou peuvent être transportées par un hôte tout en restant inoffensives. En outre, la dégénérescence des hôtes pourrait permettre aux microbes de provoquer des maladies alors que, dans le passé, les mêmes microbes ont pu vivre, par exemple, dans les intestins de l'hôte sans pour autant en provoquer. Une telle diminution de la résistance serait en accord avec la dégénérescence générale des êtres vivants depuis l'entrée du péché dans le monde8.

    L'arche était-elle suffisamment grande pour transporter toutes les sortes d'animaux nécessaires ?




    L'arche mesurait 300X50X30 coudées (Gen. 6:15), soit environ 137X23X13,7 m, ce qui donne un volume de 43 200 m3. À titre de comparaison, disons que ce volume équivaut à 522 wagons de marchandises, chacun d'eux pouvant transporter 240 moutons (le rêve pour l'éleveur ovin clown).

    Si les animaux ont été gardés dans des cages d'une dimension moyenne (certaines étant plus grandes que d'autres) de 5X5X3 dm, c'est-à-dire 75 L, les 16 000 animaux n'ont occupé que 1 200 m3, soit 14,4 wagons de marchandises. Même si un million d'espèces d'insectes avaient également été à bord (ce qui n'est pas le cas, on l'a vu plus haut yes), cela n'aurait cependant constitué aucun problème, car ils sont peu exigeants sur le plan de l'espace wink2. Admettons que chaque paire ait été placée dans des cages d'1 dm d'arête, soit 1 L, toutes les espèces d'insectes auraient occupé un volume total de seulement 1 000 m3, soit 12 autres wagons de marchandises. Il nous resterait donc encore 5 trains de 99 wagons chacun (si, si, ça existe au Burkina-Faso tongue) pour la nourriture, la famille de Noé et des dégagements pour les animaux et la circulation de l'air. Et n'oublions pas qu'il ne s'agit là que d'une spéculation, pour prendre une marge maximale qui empêche les christophobes de pinailler wink2.

    Calculer le volume total est une excellent idée, car cela montre que l'arche disposait de tout l'espace nécessaire pour abriter les animaux, et que l'espace restant pouvait largement servir pour entreposer la nourriture, circuler, etc. wink2. Pour utiliser au maximum l'espace de l'arche, tout en aménageant de nombreux espaces vides pour la circulation de l'air, les cages ont pu être empilées, la nourriture se trouvant au-dessus (ou tout près) pour réduire la manutention nécessaire à l'alimentation des animaux. Nous sommes en train d'imaginer ce qu'a pu être une situation de nécessité, nous ne décrivons pas là des appartements de luxe smile. Ceux qui mettent en doute le récit biblique ont surestimé l'espace nécessaire au dégourdissement des animaux ; l'espace prévu dans l'arche était largement suffisant glasses.

    Même sans empilement des cages pour gagner de la place au sol, aucun problème ne se serait posé. Woodmorappe montre, à partir des recommandations habituelles d'espace libre requises selon les différents animaux, que la totalité des animaux dans l'arche aurait nécessité moins de la moitié de l'espace disponible sur ses 3 étages. Cet agencement permet d'entreposer des quantités maximales d'eau et de nourriture au-dessus des cages à proximité des animaux.

    La nourriture


    L'arche contenait sans doute des aliments nutritifs sous forme sèche et condensée et, pour une bonne partie, de la nourriture concentrée. Noé a peut-être nourri le bétail avec des grains, plus du fourrage pour les fibres. Noé a pu nourrir le bétail avec des grains, plus du fourrage pour les fibres. Woodmorappe a calculé que le volume de l'arche réservé à la nourriture équivalait à environ 15% du volume total de l'embarcation. L'eau potable en aurait pris moins de 10%, peut-être même moins car avec leur intelligence, Noé et Cie ont dû songer à recueillir l'eau de pluie par des tuyaux dans des récipients, ce n'était pas ça qui manquait à ce moment-là happy

    Noé et Cie croulaient-ils sous la m... ?


    Ne riez pas, c'est le genre de questions que les christophobes aiment balancer he !
    Il existe plusieurs manières de réduire le travail d'évacuation des excréments de ces milliers d'animaux au minimum : construire des planchers inclinés et/ou des cages grillagées qui permettent que les déjections animales tombent loin des animaux et soient évacuées au-dehors ou soient éliminées par lombricompostage (transformation en compost au moyen des vers de terre), ce dernier système pouvant présenter l'avantage supplémentaire d'une réserve de vers comme source de nourriture. Une épaisse litière peut parfois durer un an sans nécessiter de renouvellement. Des substances absorbantes (par exemple, la sciure, les copeaux de résineux et surtout la mousse de tourbe) permettent de réduire le taux d'humidité et, en conséquence, les odeurs).

    L'hibernation


    Même en supposant que les animaux respectaient des cycles veille/sommeil normaux, les caractéristiques de l'arche (espace requis, nourrissage, évacuation des excréments) étaient tout à fait adéquates. Si, maintenant, les animaux ont hiberné, les précautions prises à leur intention auraient alors été très réduites. On a entendu des créationnistes suggérer qu'à l'occasion du Déluge, Dieu a créé, ou amplifié, l'instinct d'hibernation des animaux, mais la Bible n'en parle pas (ni dans un sens, ni dans l'autre), ne soyons pas dogmatiques.

    Certaines personnes affirment que le fait que de la nourriture ait été embarquée interdit de penser que les animaux aient hiberné, mais ce n'est pas le cas. L'image d'Épinal d'animaux qui hibernent sans discontinuer pendant tout l'hiver n'est pas une représentation exacte de la réalité : les animaux ont, de temps en temps, besoin de se nourrir.

    Conclusion




    Récapitulons les points principaux développés dans le texte :

    • les baramin, ou catégories originelles d'êtres vivants, englobent plusieurs de ce que nous appelons dans un sens scientifique les espèces.
    • Noé n'a embarqué que des animaux terrestres qui respirent par des narines. 
    • Il a vraisemblablement pris des jeunots pour représenter les animaux les plus grands.
    • L'arche étant presque aussi grande que le Titanic, il y avait largement assez d'espace pour les animaux, la nourriture et la boisson, avec de l'espace en reste pour se dégourdir.
    • Pour des personnes aussi intelligentes que Noé et Cie, il était facile d'entretenir l'hygiène de l'arche.
    • Le Déluge n'a pas détruit tous les microbes.

       

    Nous avons montré ici que la Bible offre un terrain solide de réflexion purement intellectuelle (comme, par exemple, pour les thèmes relatifs à l'arche de Noé). Beaucoup de chrétiens pensent que ce livre n'est bon qu'à susciter la foi et donner de la morale, et que le domaine scientifique n'est pas de son ressort. Mais Jésus Christ lui-même a dit à Nicodème :
    "Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes ?" (Jn. 3:12)

    Si la Bible est susceptible de se tromper lorsqu'elle fait des déclarations vérifiables concernant, notamment, les domaines de la géographie, de l'histoire et de la science, pourquoi devrions-nous lui faire confiance quand elle discourt sur la nature de Dieu, sur la vie après la mort, choses qui n'appartiennent pas au domaine du vérifiable ? Entretenir une foi entière dans la parole de Dieu permet aux chrétiens d'être toujours prêtes à se défendre, avec douceur et respect, devant quiconque leur demande raison de l'espérance qui est en eux (1 Pi. 3:15). Devant quiconque, même devant des détracteurs qui clament que la Bible est contredite par des "faits scientifiques".

    Car s'il existe de bonnes raisons pour rejeter l'histoire biblique, penseront-ils, pourquoi se laisser impressionner par des histoires de Jugement Dernier ? Le raisonnement est cohérent, et pourtant,... Quelle funeste erreur !

    Soyez tous bénis.

    1. Whitcomb, J. C., et Morris, H. M., "The Genesis Flood". Revenir au texte
    2. Woodmorappe, J., "Noah's Ark, A Feasibility Study", 1997. Woodmorappe a consacré 7 années à cette œuvre savante et systématique effectuée pour répondre à pratiquement tous les arguments lancés contre le récit de l'arche de Noé. On y trouve éclaircis des points jugés difficiles du récit biblique et d'autres questions relatives à ce thème. Cet ouvrage, unique en son genre, est une magnifique défense du récit biblique concernant l'arche de Noé. Revenir au texte
    3. Jones, A. J., 1973, "How many animals on the ark ?" Creation Research Society Quarterly 10(2):16-18. Revenir au texte
    4. Un raisonnement fallacieux souvent tenu par les évolutionnistes veut que cette variation au sein d'un type prouve d'une manière certaine l'évolution des micro-organismes à l'homme. Les exemples cités, comme la résistance des bactéries aux antibiotiques, sont en réalité des exemples de sélection naturelle. Mais il ne s'agit pas ici d'évolution. L'évolution requiert la création de nouvelles informations génétiques, chose qui n'est pas possible par des processus naturels comme les mutations et la sélection naturelle. Revenir au texte
    5. Par exemple, les étourneaux sansonnets d'Amérique du Nord ne se reproduisent effectivement pas avec les étourneaux d'Europe, mais ils le pourraient s'ils se rencontraient. Revenir au texte
    6. Wieland, C., "Re-creating the extinct aurochs?" Creation 14(2):25-28, 1992. Revenir au texte
    7. McIntosh, J. S., "Sauropoda", in : Wieshampel, D. B., et al., The Dinosauria, p. 345, 1992. Revenir au texte
    8. Wieland, C., "Diseases on the Ark", CEN Technical Journal 8(1):16-18, 1994. Les virus deviennent souvent beaucoup plus infectieux par des mutations aléatoires qui se traduisent par des modifications de leur capside protéique. Les anticorps ont alors plus de difficultés à les reconnaître. Mais il n'y a aucune augmentation de la quantité d'informations, et donc pas de véritable évolution. Revenir au texte

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  • Le Déluge : une simple inondation du côté de la Mer Noire ?



    Robert Duane Ballard

    Ci-dessus, Bob Ballard. Si vous avez suivi la 1ère saison de la série Seaquest, avec Roy Scheider des Dents de la mer comme acteur principal, il vous dira peut-être quelque chose.
    Ballard est un archéologue sous-marin. En fait, ce qui fait sa célébrité, ce n'est pas sa participation à Seaquest mais sa découverte de l'épave du Titanic smile. Non seulement ça, mais aussi ses déclarations comme quoi il aurait trouvé des preuves que le Déluge à l'époque de Noé relaté par la Bible n'était qu'une gigantesque inondation locale sur la région recouverte actuellement par la Mer Noire.

    En 1999, en utilisant des dispositifs robotiques sous-marins, Ballard a exploré les eaux de la mer Noire à la recherche de preuves qui appuieraient une théorie présentée par les géologues Ryan et Pitman.

    Dans leur livre, ils ont déclaré avoir trouvé des preuves géologiques que la mer Noire était jadis un lac d'eau douce, avec des colonies sur les terres agricoles bordant la rive, et que le niveau de la mer a monté. Ils ont émis l'hypothèse que, alors que la mer Méditerranée se remplissait de l'eau de fusion à la fin de l'ère glaciaire, "un énorme mur d'eau" a dévasté soudainement le Bosphore, inondant les villages et provoquant un exode. Ils ont affirmé que cet événement était le déluge de Noé décrit dans la Bible.

    Il n'y a pas de preuve fondée à la base d'un flot d'eau salée méditerranéenne catastrophique qui se serait écoulé vers le nord dans la mer Noire.


    Pr. Tasman Bruce Walker

    Voici la conclusion du géologue créationniste Tas Walker après avoir examiné l'hypothèse de Ryan et Pitman et les preuves qu'ils invoquent en détail dans un article du Journal of Creation(qui s'appelait alors Creation ex nihilo Technical Journal) publié en Avril 2000, intitulé "Black Sea flood definitely not the Flood of Noah" :

    "leur assertion d'avoir trouvé le Déluge de Noé est faux, ce n'est rien que de la spéculation osée et sans fondement. Pas une des caractéristiques de l'inondation de la mer Noire ne correspond aux indices si caractéristiques du Déluge décrit dans la Bible. Et leur affirmation que le récit biblique est juste une version corrompue de légendes d'inondations dérivée de leur inondation de la mer Noire est à la fois fausse et arrogante. Leur revendication n'explique pas comment les légendes de déluges ont surgi, en particulier dans des endroits comme l'Amérique et l'Australie. Au contraire, les légendes de déluges sont des souvenirs corrompus de l'unique Déluge mondial, dont le véritable récit est fidèlement enregistré dans la Bible."


    Le Bosphore fait partie de la connexion entre la mer Méditerranée et la mer Noire. Notez que l'eau trouble coule vers le sud (vers le bas) de la mer Noire à travers le canal pour aboutir dans la mer de Marmara.

    En 2002, une équipe internationale de géologues du Canada, des USA, du Royaume-Uni et de Turquie a rapporté des enquêtes approfondies sur l'hypothèse, et a rejeté entièrement l'idée d'une soudaine inondation de la mer Noire. À partir de vastes études sismiques, de carottes de forage, de la datation au radiocarbone et des études fossiles, ils ont conclu qu'il n'y a aucun support pour un flot d'eau salée catastrophique qui aurait coulé de la Méditerranée vers le nord dans la mer Noire. Au contraire, depuis les temps les plus anciens, la connexion a été dominée par un écoulement d'eau vers le sud de la mer Noire vers la Méditerranée, exactement dans la direction d'écoulement opposée à celle requise par l'hypothèse de Ryan et Pitman.

    Ainsi, les déclarations circulant sans cesse à travers les merdias comme quoi le déluge de Noé a été retrouvé ne sont pas corrects. La preuve à laquelle ils se réfèrent, qui a été trouvée dans la mer Noire, n'a pas été le résultat du Déluge au temps de Noé. Les preuves du Déluge sont de beaucoup plus grande ampleur et peuvent être vues partout dans le monde. Il comprend les immenses parois du Grand Canyon, par exemple, ainsi que les massives falaises blanches de Douvres au bord de la Manche. Le Déluge de Noé était une catastrophe mondiale, pas une inondation progressive confinée à la mer Noire.


    Le Grand Canyon. Notez les grandes strates sédimentaires horizontales dans les parois, qui ont été déposés au moment où les eaux du Déluge montaient. C'est ça, l'ampleur de la catastrophe provoquée par le déluge de Noé.


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  • Comment les animaux ont-ils pu atteindre l'Australie ?

    Comment les animaux sont-ils arrivés dans l'arche ?

    Les incrédules imaginent un Noé parcourant le monde pour capturer des animaux comme les kangourous et koalas d'Australie, les makis de Madagascar et les kiwis de Nouvelle-Zélande. La Bible dit, au contraire, que ce sont les animaux qui sont venus vers Noé ; il n'a pas dû aller les chercher (Gen. 6:20). C'est apparemment Dieu qui a fait venir les animaux vers Noé. La Bible est muette sur le comment de cette entreprise.

    Nous ne savons pas non plus à quoi ressemblait la géographie du monde antédiluvien. S'il n'existait qu'un continent unique, la question de réunir des animaux de pays lointains ne se pose plus. Il se peut que les animaux aient été répartis uniformément sur la Terre.

    La distribution post-diluvienne des animaux

    La frustration est au RV quand on essaie de comprendre les comment et les pourquoi d'un événement unique, rapporté sans détail et impossible à répéter.

    Une compréhension limitée nous empêche souvent d'expliquer de façon exhaustive chaque détail d'une situation bien particulière. En effet, il aurait fallu être présent, par exemple, lors du peuplement de la Terre par les animaux, ou alors il serait nécessaire de posséder aujourd'hui une machine à remonter le temps afin de comprendre ce qui s'est réellement passé happy. Toute reconstitution du monde post-diluvien comportera inévitablement des lacunes. Mais il existe des éléments qui apportent un certain éclairage.

    Le peuplement d'une île volcanique

    Après la spectaculaire éruption du Krakatoa en 1883, l'île est restée quelques années sans aucune vie. Mais, contrairement à toute attente, des insectes, des vers de terre, mais aussi des oiseaux, des lézards, des serpents et même quelques mammifères ont traversé l'océan pour la recoloniser ! Même s'il ne s'agit, dans ce cas, que de créatures plus petites que celles dont il est question ici, ce phénomène montre que la réalité dépasse parfois l'imagination.

    Des ponts continentaux

    Les évolutionnistes reconnaissent que jadis, les hommes et les animaux pouvaient librement traverser le détroit de Béring1. Avant la popularisation de la théorie de la dérive des continents, les évolutionnistes dépendaient entièrement d'une baisse du niveau de la mer pendant une période glaciaire (qui emprisonnait l'eau dans la glace) pour former des ponts continentaux permettant un passage à sec depuis l'Europe vers l'Australie ou Madagascar par exemple.

    L'existence de bandes de terrain en eaux profondes sur le trajet de l'Australie est compatible avec cette explication. Les géologues évolutionnistes eux-mêmes croient qu'il s'est produit des soulèvements tectoniques importants, accompagnés d'élévations et d'abaissements des fonds marins, au cours d'un laps de temps qu'ils associent à une période glaciaire. Par exemple, on pense que certaines parties de la Californie, qui étaient avant des fonds marins, se sont élevées de plus d'1 km pendant cette période glaciaire qu'ils appellent "Pléistocène" (l'une des plus récentes périodes géologiques d'après leur chronologie). Les géologues créationnistes considèrent généralement les sédiments du Pléistocène comme des sédiments post-diluviens, période des grandes migrations sus-citées.

    De même, d'autres zones de terre sèche, y compris certaines parties de ces ponts continentaux, diminuèrent en taille et furent finalement submergées à peu près à la même époque2.


    On pense généralement, à tort, que les marsupiaux ne vivent qu'en Australie et qu'ils doivent, par conséquent, y avoir évolué. Mais des marsupiaux, des opossums, vivent également en Amérique, et on a trouvé des fossiles de marsupiaux sur chaque continent. De même, on a longtemps pensé que les monotrèmes étaient typiques de l'Australie. Mais en 1991, la découverte en Amérique du S. d'une dent fossilisée d'ornithorynque a confondu la communauté scientifique3. Par conséquent, comme les évolutionnistes croient que tous les organismes descendent d'un ancêtre commun, des migrations entre l'Australie et d'autres régions font nécessairement partie des possibilités que tout scientifique, évolutionniste ou créationniste, doit pouvoir envisager.

    Les créationnistes croient généralement qu'il ne s'est produit qu'une seule période glaciaire, postérieure au Déluge et conséquence de celui-ci. Le niveau abaissé de la mer à cette époque aurait permis aux animaux de migrer en s'aidant de ponts continentaux et ce, pendant des siècles.


    Et le kangourou ? Hop, hop, hop, jusqu'en Australie eek ?



    C'est vrai que l'on a occasionnellement entendu parler d'animaux qui effectuaient seuls des parcours invraisemblables de milliers de kilomètres, mais cette capacité a-t-elle été nécessaire dans le cas qui nous occupe ? Les 1ers colons ont amené avec eux, en Australie, un très petit nombre de lapins. Or, on trouve aujourd'hui, dans ce vaste continent, des lapins dans tous les coins. Cela ne signifie bien sûr pas que chaque lapin a traversé ce pays happy.

    Les animaux ont eu des siècles pour migrer, tout à leur aise sans doute, la migration s'effectuant sur plusieurs générations.

    On peut se demander pourquoi, si des créatures ont migré vers l'Australie pendant un temps si long, en passant par de nombreux pays, on ne retrouve pas leurs fossiles tout au long de ce périple.
    Il faut savoir que la fossilisation est un phénomène rare qui requiert généralement un ensevelissement rapide empêchant la décomposition. Des lions ont vécu en Israël jusqu'à récemment. Doit-on nier la véracité des rapports historiques attestant ce fait sous prétexte qu'on n'y trouve pas de fossiles de lions ? Les millions de bisons qui parcouraient jadis les prairies des USA ont disparu, sans laisser aucun fossile. Pourquoi des populations réduites d'animaux, assaillies en pleine migration par des espèces concurrentes ou des prédateurs, et ne vivant donc que quelque temps dans une certaine région, devraient-ils laisser des fossiles ?

    Des organismes uniques

    Certaines personnes se demandent aussi pourquoi certains animaux ou espèces végétales ne vivent que dans telle ou telle région (comme le maki et la grenouille de Mantell à Madagascar). Ces personnes ont l'air de croire que, s'il en est ainsi, l'espèce en question ne s'est dirigée que dans cette direction et ne s'est jamais aventurée ailleurs. Ce scénario est possible, mais rien n'indique non plus qu'il soit nécessairement vrai. Tout ce que la situation actuelle indique est qu'il s'agit maintenant des seuls endroits où les animaux ou espèces végétales survivent encore.

    Les ancêtres des kangourous actuels ont peut-être essaimé ailleurs, et ces populations se sont sans doute éteintes. Il se peut que les marsupiaux n'aient survécu en Australie que parce qu'ils y sont arrivés (par des choix aléatoires) avant les mammifères placentaires. Isolés par les circonstances, les marsupiaux ont ainsi été protégés de la concurrence et les prédateurs.

    La Palm Valley, en Australie centrale, abrite une espèce unique de palmier-chou, le Livingstonia mariæ, qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Cela signifie-t-il nécessairement que les graines de cette espèce ne sont arrivées qu'à cet endroit ? Bien sûr que non ! En nous basant sur les modèles actuels du climat post-diluvien, on peut dire qu'à présent le monde est beaucoup plus sec que peu de temps après le Déluge. Les évolutionnistes eux-mêmes sont d'accord pour dire qu'il fut un temps où le Sahara était couvert d'une végétation luxuriante et où l'Australie centrale jouissait d'un climat humide et tropical. Le Livingstonia mariæ devait croître partout en Australie, et même là où règne actuellement un climat sec comme dans certaines régions d'Afrique.


    Palmiers-choux Livingstonia dans la Palm Valley en Australie centrale

    Ce palmier-chou a survécu dans la Palm Valley parce qu'il y est protégé de la sécheresse qui accable le reste de cette vaste étendue d'Australie centrale. Partout ailleurs, il a disparu.

    Il faut prendre conscience, surtout à cause des objections émises à ce sujet, et qui prennent parfois des allures de caricatures, que cette idée de végétation qui change en fonction du climat peut aider à comprendre le repeuplement de la Terre par les animaux après le Déluge. On peut, en effet, se demander comment les animaux qui aujourd'hui, survivent dans un environnement tropical, ont pu trotter des milliers de kilomètres à travers des déserts arides pour arriver là où ils sont maintenant. La réponse est simple : avant, il n'y avait pas de désert glasses !


    Le koala et autres cas particuliers

    Certains problèmes sont plus difficiles à résoudre. Par exemple, il existe des créatures qui demandent des conditions spécifiques ou un mode d'alimentation très spécialisé, comme le panda géant de Chine et le koala d'Australie. Bien entendu, nous ne savons pas si des pousses de bambou ou des feuilles d'eucalyptus bleu4 n'ont pas poussé un jour en abondance le long des trajets migratoires respectifs de ces animaux ou si les trajets migratoires de ceux-ci n'ont pas été déterminés par la présence de ces plantes.


    La préférence du koala pour les feuilles d'eucalyptus est apparemment due à une accoutumance. Leurs petits peuvent s'habituer à d'autres feuilles.

    Quoi qu'il en soit, il existe une autre possibilité. Ce besoin de conditions uniques ou spécifiques est peut-être le résultat d'une spécialisation, modification dégénérescente de certaines populations. Autrement dit, cette spécialisation peut résulter d'une perte d'informations génétiques, d'un appauvrissement du bagage génétique ou d'une mutation dégénérescente. Un bon exemple est le grand nombre de races de chiens, sélectionnées par l'homme (bien que des conditions naturelles puissent faire la même chose) et qui se débrouillent moins bien dans la nature que leurs ancêtres "métis". Par exemple, le saint-bernard est porteur d'un défaut génétique, une thyroïde hyperactive qui l'oblige à vivre dans un environnement froid pour empêcher que son corps ne surchauffe.


    Il a oublié son tonnelet de rhum...

    Ceci nous invite à croire que les ancêtres de ces créatures, ceux qui sont sortis de l'arche, étaient en général moins spécialisés. Ils étaient plus résistants que leurs descendants, porteurs d'une fraction seulement du bagage génétique originel5. En d'autres mots, les ancêtres du koala étaient sans doute capables de survivre en mangeant une plus grande variété de plantes.

    Les aléas de la nature ont tantôt raison de toute une population, tantôt en épargnent l'un ou l'autre représentant. Quand toutes ces populations survivent et prolifèrent, la diversité est étourdissante... et pourrait nous faire oublier que toutes ces créatures descendent, vraisemblablement, d'un seul type créé. Ceci explique pourquoi certaines espèces qui sont, de toute évidence, apparentées, vivent très éloignées les unes des autres.



    Le paresseux avance si lentement que, calculs à l'appui, il ne peut pas avoir parcouru, à cette vitesse, la distance entre les montagnes d'Ararat et la région qu'il habite maintenant
    Peut-être sa vitesse actuelle est-elle aussi due à une sorte de processus "dévolutif". Mais pour expliquer la distribution actuelle des animaux, les évolutionnistes ont dû proposer que certains primates ont parcouru des centaines de kilomètres en haute mer sur d'énormes tapis de végétation enchevêtrée, créés par des tempêtes6. Le fait est qu'on a récemment rapporté le cas d'iguanes ayant parcouru de cette manière des centaines de kilomètres entre les îles des Antilles7.

    La Bible fournit quelques indices pour expliquer la distribution des animaux et des hommes après le Déluge. De ces indices, on peut tirer certaines explications concernant, par exemple, les fossiles d'êtres humains et de singes. Ainsi, dans les dépôts post-diluviens d'Afrique, on trouve des fossiles de grands singes en dessous des fossiles humains. Pour les évolutionnistes, ceci est dû au fait que les hommes et les singes auraient un ancêtre commun avec, pour l'être humain, une évolution tardive, mais il existe une autre explication. Les animaux, les grands singes y compris, commencèrent à coloniser la Terre dès la sortie de l'arche, mais la Bible nous fait savoir que les hommes refusèrent d'obéir à l'ordre divin de remplir la Terre au départ (Gen. 9:1, 11:1-9). L'homme ne commença à se répandre sur la Terre que quelques siècles plus tard, après l'épisode de la tour de Babel. On a donc de bonnes raisons de s'attendre à ce que cette colonisation décalée se retrouve dans l'ordre des fossiles africains : ceux des grands singes en dessous des fossiles humains8.

    Nous n'aurons peut-être jamais la réponse exacte à toutes ces question, mais une chose est sûre : elles apparaissent bien moins complexes qu'elles ne le sont au 1er abord9. Les témoignages biblique, géologique et anthropologique en faveur du Déluge font du récit biblique sur la dispersion des animaux à partir d'un point central un document historique parfaitement fiable. De surcroît, le modèle biblique est un excellent cadre de référence pour l'étude scientifique de ces questions10.

    1. Elias, S. A., Short, S. K., Nelson, C. H. et Birks, H. H., "Life and times of the Bering land bridge", Nature 382:60-63. Revenir au texte.
    2. Notez que la région allant du N. de l'Australie au S.-E. asiatique est une partie active sur le plan tectonique. Revenir au texte.
    3. Anon., "Platypus tooth bites hard into long-held beliefs". Creation 14 (1):13. L'article s'inspire d'un autre article paru dans le New Scientist, 24/08/1991. Un monotrème est un mammifère ovipare (ornithorhynques et échidnés). Revenir au texte.
    4. En réalité, le koala peut manger d'autres types de feuilles de gommier. L'Australie abrite environ 500 espèces d'eucalyptus (gommiers). Les koalas mangent les feuilles d'environ 20 espèces de ces arbres, la gomme bleue étant leur favorite. Des travaux récents ont montré que la prédilection du koala pour l'eucalyptus s'explique par une accoutumance à certains produits chimiques de la feuille, qu'il ingurgite pour la 1ère fois en buvant le lait de sa mère. Des koalas nourris au biberon peuvent survivre sans eucalyptus (cf. CEN Technical Journal 8(2):126). Le panda géant, qui ne mange normalement que des pousses de bambou, se nourrit occasionnellement de petits animaux. Revenir au texte.
    5. Voir http://narindra-le-gobelin.eklablog.com/enfants-d-adam-et-eve-a118509242 à titre d'exemple de la manière dont une "race" à la peau très claire dérivant d'une population café-au-lait peut perdre certaines informations présentes dans la population d'origine. Revenir au texte.
    6. Anon., "Hitch-hiking lemurs", Creation 15(4):11, à propos d'un article de Tattersall, J., "Madagascar's Lemurs", Scientific American 268(1):90-97, 1993. Revenir au texte.
    7. Anon., "Surfing lizards wipe out objections", Creation 21(2):8, 1999. Revenir au texte.
    8. Cité par la paléoanthropologue Sigrid Hartwig-Scherer dans la vidéo "The image of God", Keziah Videos. Revenir au texte.
    9. Des livres récents abordent le problème de la répartition des animaux et avancent l'idée, même dans un contexte évolutionniste, que les 1ers hommes ont sans doute été de meilleurs constructeurs et navigateurs qu'on ne le pensait. Différents types d'animaux ont donc pu accompagner des humains sur des bateaux au-delà des mers pour ensuite coloniser des continents et y prospérer, même si ces 1ers colons n'y restèrent pas ou y périrent. Revenir au texte.
    10. Pour approfondir la question : Whitcomb, J., et Morris, H., "The Genesis Flood", 1961. Woodmorappe, J., "Causes for the biogeographic distribution of land vertebrates after the Flood", Processings of the 2nd International Conference on Creationism, p. 361-367, 1990. Revenir au texte.

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