• Erasmus Darwin



    Charles Darwin


    Extrêmement rares sont les personnes qui ont eu plus d'impact que Charles Darwin sur l'histoire de l'humanité. Il s'en trouve même pour dire que les idées de Darwin sont les plus importantes qui soient jamais sorties d'un cerveau humain.

        
    Clinton Richard Dawkins       Daniel Dennett


    D'après Daniel Dennett, un philosophe athée américain emblématique du "nouvel athéisme", Darwin devait être placé en plus haute estime encore qu'Einstein et Newton car il a réussi à unir le monde disparate de l'absence de finalité et de sens (à la vie) avec celui de la finalité et du sens. En même temps, il a aussi dit que le darwinisme est un "acide universel" qui corrode toutes les idées traditionnelles, et en particulier la finalité qui vient d'en haut et qui est ordonnée du haut vers le bas...
    Le misothéiste enragé Richard Dawkins a aussi encensé Darwin, disant de lui que sans lui, il serait impossible d'être un athée intellectuellement accompli...

    Pour commencer, il convient de s'intéresser à celui qui a le plus inspiré Charles Darwin, à savoir son grand-père, le docteur Erasmus Darwin.


    Erasmus Darwin (1731-1802)

    En effet, trop de personnes bien intentionnées mais mal informées s'imaginent que Charles Darwin était tout content et satisfait de l'explication biblique des origines jusqu'à ce qu'il aille aux Galápagos, ce qui est un mythe.

    Carl von Linné (1707-1778)

    Erasmus Darwin était un des inventeurs les plus créatifs et les plus ingénieux de son temps. La plupart des technologies d'aujourd'hui n'auraient sans doute pas vu le jour s'il n'y avait pas eu Erasmus Darwin. Il a inventé entre autres une machine parlante, une machine à copier et un mécanisme pour conduire les chariots utilisé plus tard dans les voitures. Il a aussi entrepris une grande traduction des travaux de Linné du latin vers l'anglais. Il était antichrétien, anti-esclavage et pro-révolutions américaine et française. Il a inclus dans la liste des maladies la Crédulité, l'Espoir Superstitieux et la Peur de l'Enfer1.

    En 1770, il a mis son blason familial (où on peut voir 3 coquillages) sur sa charrette, avec la devise "E conchis omnia" ("Tout vient des coquillages" en latin) dessous.


    Ça ne vous rappelle rien, cette devise wink2 ?

    En 1792, dans son livre "L'économie de la végétation", il déclare que la Terre provient d'une explosion dans le vide spatial :
    "When high in ether, with explosion dire
    From the deep craters of his realms of fire,
    The Whirling Sun this ponderous planet hurl’d,
    And gave the astonish’d void another world.
    "


    Oui, je sais, l'anglais poétique du XIXsiècle, c'est chelou frown, mais il faut bien que je conserve le texte original pour des raisons de précision erf. Si vraiment vous ramez, vous pouvez utiliser Google Traduction.
    Sinon, ça ne vous rappelle rien wink2 ?

    Dans un autre livre, "Le Jardin Botanique", il déclare que la vie a émergé dans la mer et qu'elle a évolué à partir de là :
    "Organic Life beneath the shoreless waves
    Was born and nurs’d in Ocean’s pearly caves;
    First forms minute, unseen by spheric glass,
    Move on the mud, or pierce the watery mass;
    These, as successive generations bloom,
    New powers acquire and larger limbs assume;
    Whence countless groups of vegetation spring,
    And, breathing realms of fin, and feet, and wing.
    "2


    Ça ne vous rappelle rien wink2 ?

    Ce qui est particulièrement intéressant, c'est le pavé de médecine en 2 volumes, intitulé "Zoonomia ou les lois de la vie organique", qu'il a publié en 1794 et 1796, soit quelque 65 ans avant "De l'origine des espèces", et voici ce qu'on peut y trouver :
    "Des centaines de millions d'années avant le commencement de l'histoire humaine, [...]tous les animaux à sang chaud ont émergé d'un filament vivant, que la grande cause primaire a doué d'animalité, du pouvoir d'acquérir de nouveaux éléments [...] et donc de la faculté de continuer à s'améliorer par ses propres moyens, et de transmettre ces améliorations de génération en génération pour les siècles des siècles."3 (L'emphase est de moi.)



    On remarque le terme employé par Erasmus Darwin : "la grande cause primaire", et pas "Dieu", ni même "le Créateur". Il l'a sans doute utilisé pour ne pas choquer ses contemporains, qui avaient la mentalité des chrétiens du dimanche. Il aurait tout aussi bien pu parler du "Grand Architecte de l'Univers" des francs-maçons wink2. Toujours est il qu'il a fait clairement comprendre qu'une fois l'évolution commencée, il n'y a plus besoin d'intervention divine.
    Peu de temps après, il a carrément dit dans "Le temple de la nature" :
    "Toutes les plantes et les animaux qui existent aujourd'hui viennent de plantes et d'animaux microscopiques qui devinrent vivants tous seuls au fond de l'océan primordial."4

    Qui a dit "abiogenèse" happy ?

    Il a ajouté poétiquement :
    "...man
    Should eye with tenderness all living forms,
    His brother-emmets [autrement dit ses frères-fourmis], and his sister-worms"

    Ça explique le parallèle entre l'enseignement omniprésent de l'évolution et la montée en puissance des lobbys environnementalistes de protection des acariens clown...

    Charles est né 8 ans après la mort d'Erasmus, toutefois le fils de ce dernier, Robert Darwin, fut élevé dans l'irreligiosité et l'antichristianisme profonds qui étaient les siens, et Robert transmit cette mentalité à son fils Charles. Vous pouvez comprendre maintenant que l'évolution était en quelque sorte une "affaire de famille" et que l'irreligiosité y était un comportement acceptable, une sorte d' "héritage", pas une "crise de puberté" ni quoi que ce soit du genre.
    Il faut aussi savoir que Charles a lu "Zoonomia" à 18 ans et l'a énormément apprécié. Il va de soi que ce livre a grandement contribué à former sa pensée, au point que chacun de ses livres sauf un reflètera un chapitre de "Zoonomia" ou un poème d'Erasmus. Il ne faut donc pas s'étonner s'il a tiré les conclusions qu'il a tirées aux Galápagos, puisqu'il était déjà dans ce formatage. Les seules innovations qu'il ait réellement apportées sont ses observations et le mécanisme qui est censé apporter les nouvelles informations génétiques, à savoir la sélection naturelle.

    Par la suite, évidemment, on s'est aperçu que la sélection naturelle ne peut que sélectionner (alerte à la vérité de la Palice smile) les traits naturels qui existent déjà et qui gênent la survie, alors on a changé un peu la théorie de Darwin pour y inclure les mutations : celles-ci génèrent les nouvelles informations génétiques et la sélection naturelle fait le tri, et on a là de quoi transformer un être humain normal en Incroyable Hulk ou en Wolverine (et c'est sérieux en plus happy)


    Les demi-dieux d'un monde sans Dieu smile

    Tout ça, c'est très bien, Mme la Marquise, mais il faut qu'on vous dise, on déplore un "tout petit rien" : les mutations, ce sont des erreurs de copie dans le génôme, et les erreurs de copie ne génèrent pas de nouvelles informations, ou alors super-hyper-ultra-méga-rarement happy ! Ce n'est pas là de la rhétorique pour bobo du XVIarrondissement de Paris, c'est un fait établi par des sommités de la théorie de l'information comme Lee Spetner ou Werner Gitt.


    Lee Spetner                                         Werner Gitt

    Une analogie toute simple, mais efficace : si je raye chaque jour un DVD des meilleurs moments de Secret Story, est-ce qu'il va se transformer en un Blu-ray de la version longue du Seigneur des Anneaux ? Je ne crois pas, non happy, je crois plutôt que le DVD sera illisible. Et bien avec le génome, c'est pareil : comme le nombre de mutations délétères est bien plus grand que celui des mutations bénéfiques, on va nécessairement atteindre un seuil catastrophe où le génome sera tellement dégradé, tellement décadent que l'espèce s'éteindra d'elle-même tellement elle sera peu adaptée à l'environnement.

    Mais à part ça, Mme la Marquise, tout va très bien, tout va très bien happy !


    1. King-Hele, D., Erasmus Darwin, p. 55, 171. Revenir au texte.
    2. Op. cit., p. 73. Revenir au texte.
    3. Op. cit., p. 71. Revenir au texte.
    4. The Temple of Nature IV:427–28. Revenir au texte.


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  • La Société Lunaire


    Il est intéressant de noter qu'Erasmus Darwin, dont il a été parlé dans l'épisode précédent, était un des maîtres de la loge maçonnique de Canongate Kilwinning à Edinbourgh, en Écosse1.  De plus, il semble qu'il ait eu des liens à un moment donné avec les Clubs Jacobins de France, ou avec les Illuminati, qui étaient connectés à certaines loges maçonniques de France et dont le devoir principal était de s'opposer à la religion2. On ne s'étonnera donc aucunement si les maçons, qui avaient adopté le naturalisme, voyaient leur plus grand représentant en Erasmus Darwin.
    J'ai mentionné aussi dans l'épisode précédent qu'Erasmus a transmis à Robert son irreligiosité. Il lui a aussi transmis, comme il fallait s'y attendre, sa maçonnerie, puisqu'il a fait de lui un membre des loges maçonniques3.
    Mais le plus significatif, à ce niveau, c'est le fait qu'il soit un co-fondateur de la Société Lunaire.



    Elle s'appelait comme ça parce que, comme les réverbères n'existaient pas encore à ce moment-là, les savants, les industriels et les philosophes naturels, bref les élites technocratiques de ce temps qui aspiraient à un nouvel ordre de choses, se réunissaient chaque pleine lune à Birmingham pour discuter des thèmes progressifs qu'ils voulaient promouvoir dans la société, de 1766 à 1800 environ, où elle fut incorporée à la Société Royale. On peut dire qu'elle a été le réservoir à intellectuels de la Révolution Industrielle, et qu'elle était la société philosphico-scientifique la plus célèbre de son temps après la Société Royale.

    Parmi ses membres, on pouvait compter :


    • Josiah Wedgwood, le célèbre entrepreneur en poterie, grand-père maternel de Charles Darwin... et de la femme de celui-ci, Emma Wedgwood. Il a développé de nouveaux procédés de productions et perfectionné l'organisation en usine, ce qui a grandement contribué à la Révolution Industrielle.





    • Joseph Priestley, pionnier de la chimie moderne, découvreur de l'oxygène, théologien et philosophe unitarien (qui nie la Trinité, comme les témoins de Jéhovah et les musulmans) de renom, qui croyait en un monde où les lois de la nature règnent en maîtresses, où tout a une cause physique et où les miracles n'ont pas de place. Il était grandement admiré par le précédent, au point qu'il a nommé un ministre du culte unitarien pour enseigner dans l'école d'une de ses usines, école où, comme par hasard, Robert Darwin a étudié wink2. Il était fou de la Révolution Française, au point qu'il organisa carrément une fête dans sa maison de campagne en Angleterre pour célébrer le 2anniversaire de la prise de la Bastille. Ça a mis en rogne les gens du coin, qui ont mis le feu à sa cambuse, et Priestley se trouva forcé d'émigrer aux USA.


    • James Watt, le célèbre inventeur de la machine à vapeur

       


    • William Murdoch, l'inventeur de l'éclairage au gaz.

       


    • Samuel John Galton, un industriel très riche.

     

    Cette société avait des liens avec certains artisans de la Révolution Américaine :

     


    • Ah, ça ira, ça ira, ça ira he !

      Benjamin Franklin, l'inventeur du paratonnerre, franc-maçon du 3e degré (minimum). Il faisait la navette entre les États-Unis et l'Angleterre pour que les relations entre les progressistes de ces 2 contrées ne soient pas interrompues.

       


    • Thomas Jefferson. Même les personnes les mieux informées n'ont jamais su s'il avait vraiment été un franc-maçon, mais une chose est sûre : c'était une des élites intellectuelles du siècle des Lumières (qu'on devrait plutôt appeler le siècle des Ténèbres), le genre à tout mesurer à l'aune de la raison humaine, même l'existence de Dieu. Soit dit en passant, ce raisonnement se tire une balle dans le pied, puisque c'est le fait que nous soyons créés à l'image d'un Dieu rationnel qui nous permet de faire usage de la raison wink2.


    Le but principal des membres de cette société était d'appliquer les idées socialistes des Lumières qui furent appliquées dans la Révolution Française à leur propre nation. Mais les fondements chrétiens de la Grande-Bretagne étaient un obstacle pour eux, aussi leur stratégie consista-t-elle à saboter le christianisme à travers l'éducation.

    La Révolution Industrielle venait à peine de commencer, et l'exode rural allait bon train. Les machines à vapeur fonctionnaient jour et nuit, consommant beaucoup de charbon, et les villes étaient affreusement sales et sombres. Cet état de choses était accentué par le fait qu'on était encore dans la "petite époque glaciaire", où les hivers étaient particulièrement froids. La science est devenue un loisir et les membres de la Société Lunaire donnaient des cours à prix modique aux ouvriers, si bien qu'on pouvait trouver des ouvriers qui maîtrisaient la classification linnéenne4 des organismes vivants, connaissant les noms latins de dizaines d'espèces.

    Bien entendu, ces bons messieurs en ont profité pour introduire leurs idées fondamentalement antichrétiennes dans leur enseignement, favorisant ainsi grandement l'effritement de la chrétienté en Grande-Bretagne, un pays pourtant de tradition chrétienne biblique. C'est de cette stratégie de sabotage du christianisme par l'éducation scientifique qu'ont directement hérité les humanistes d'aujourd'hui, sauf que c'est au monde entier qu'ils l'appliquent, et pas juste au Royaume-Uni.

    Le délire de Darwin, épisode 2
    John J. Dunphy


    Est-ce que, par le plus grand des hasards, vous croyez que j'établis des rapports logiques foireux ? Si c'est le cas, attendez d'avoir lu les mots de John J. Dunphy, membre de la British Humanist Association pour vous prononcer :
    "Je suis convaincu que la bataille pour le futur de l'humanité doit être livrée et gagnée dans les salles de classe par des enseignants qui perçoivent correctement leur rôle en tant que prédicateurs d'une nouvelle foi : une religion de l'humanité qui reconnaît et respecte ce que les théologiens appellent l'étincelle de la divinité dans tous les êtres humains. Ces enseignants doivent incarner la même dévotion désintéressée que les prêcheurs fondamentalistes les plus enragés, car ils seront des ministres du culte d'une autre sorte, qui utiliseront une salle de classe au lieu d'une chaire pour transmettre des valeurs humanistes dans tous les sujets qu'ils enseignent, quel que soit le niveau éducatif -crèche préscolaire ou grande université d'état. La salle de classe doit devenir et deviendra une arène de conflit entre l'ancien et le nouveau - le cadavre pourrissant du christianisme, avec tous les maux et la misère qui vont avec, et la nouvelle foi de l'humanisme...

    Ce sera sans aucun doute un lutte longue, ardue et douloureuse, parsemée de beaucoup de chagrin et de larmes, mais l'humanisme émergera triomphant. Il le faut, si nous voulons que la famille de l'humanité survive."5

    L'ironie du sort, c'est que c'est en France, ennemi historique de l'Angleterre, que cette stratégie a porté le plus de fruit. On peut difficilement en douter quand on voit le gouvernement, les merdias et autres élites intellectuelles maison proposer aux enfants des choses comme la théorie du genre, Tomboy ou le Baiser de la Lune, toutes choses en contradiction directe avec la morale chrétienne traditionnelle qui a plus ou moins prévalu jusqu'à mai 68...

    1. Sermattei della Genga, A., "Humanum Genus", Encyclique sur la franc-maçonnerie, propagé le 20 avril 1884. Revenir au texte.
    2. "Freemasonry Today", automne 1999, no. 9, p. 5. Revenir au texte.
    3. Morris, H. M., "The Long War Against God", p. 198. Revenir au texte.
    4. Je tiens à faire remarquer que Carl von Linné était un créationniste biblique wink2 . Revenir au texte.
    5. Dunphy, J. J., "A Religion for a New Age", The Humanist, Jan.–Fev. 1983, pp. 23, 26. Les emphases sont de moi. Revenir au texte.

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  • Quelques problèmes avec la biologie évolutionniste


    Cette fois-ci, nous allons jeter un œil sur la biologie néo-darwinienne et voir si elle ne prend pas trop l'eau.
    Pour analyser une religion, il est bon de se référer à son texte fondateur ; si j'essayais de vous résumer "De l'origine des espèces", je vous dirais qu'en gros, tous les êtres vivants que nous voyons aujourd'hui descendent d'un unique être unicellulaire, et c'est l'accumulation progressive des changements anatomiques et les extinctions répétées sur des millions d'années qui a permis cette évolution.

    Si tel est le cas, la paléontologie devrait nous révéler que plus on descend dans les strates fossilifères, plus l'anatomie des organismes fossiles qu'on y trouve est simple, n'est-ce pas yes ?

    C'est d'ailleurs ce que révèle l' "arbre de la vie". Non, il ne s'agit pas là de celui de Gen. 2:9, mais d'un schéma représentant l'arbre généalogique supposé des êtres vivants selon le néo-darwinisme :



    En fait, c'est quelque chose que Darwin avait concocté un sacré bout de temps avant son voyage aux Galápagos. Au risque de me répéter, le mythe qu'on nous sert dans les dessins animés pseudo-éducatifs comme quoi Darwin a eu l'idée géniale de l'évolution par sélection naturelle aux Galápagos est au même niveau que celui selon lequel Colomb aurait entrepris son voyage pour prouver que la Terre est ronde happy. Ci-dessous, le schéma en question est le seul qui remplissait une page entière dans "De l'origine des espèces" :



    Et pourtant, devinez comment s'intitule le numéro du journal "New Scientist" pour le bicentenaire de la naissance de Darwin ? Je vous le donne en mille... "Darwin was wrong! (Darwin avait tort !) he. Désormais, l'arbre n'est plus un arbre mais une toile d'araignée, et seule une araignée sait où commence et finit sa toile, n'est-ce pas winktongue ?

    "L'Araignée, l'Araignée,
    Est un être bien singulier..." clown

    Et maintenant, nous allons voir d'un peu plus près quelques problèmes de la biologie darwinienne en jetant un œil sur le gisement de fossiles le plus précieux du monde, c-à-d la couche de schiste de Burgess, au Canada.



    C'est à l'époque pointée par la flèche sur le dessin ci-dessus que les évolutionnistes estiment que les animaux qu'on trouve dans le schiste de Burgess ont vécu, à savoir dans le Cambrien inférieur.

    C'est un site très protégé : il n'est ouvert que 6 h/jour, il y a des caméras de surveillance et on ne peut pas juste visiter comme ça, il faut payer un guide évolutionniste.

    Feu Stephen Jay Gould, sommité de la paléontologie évolutionniste du XXe siècle, marxiste et anti-créationniste convaincu, a même écrit un livre intitulé "Wonderful life" sur ce site.



    Et voilà, schématiquement, ce que Gould a conclu d'après son observation du schiste de Burgess :



    En haut, le cône de diversité croissante du néo-darwinisme, tel qu'il est encore enseigné en tant que dogme dans les boîtes à endoctriner de l'Éducation Nationale. Le néo-darwinisme décrète qu'on ne verra jamais l'évolution en action (clown) parce qu'elle est trop lente ; les changements qui sont censés résulter en une évolution s'accumulent de manière imperceptible.

    En bas, l'équilibre ponctué avancé par Gould et son ami Eldredge : les différentes catégories de structures anatomiques étaient innombrables au départ, mais un grand nombre d'entre elles ont été décimées, si bien qu'il n'est resté que 2 phylæ (règnes), qui se sont diversifiés par la suite. Cette théorie implique le saltationnisme, à savoir que, contrairement au darwinisme, les changements de structure anatomique se font "à grands bonds" et c'est pour ça qu'on ne peut pas observer l'évolution en action.

    Vous remarquerez que d'un côté comme de l'autre, on n'est pas censé voir l'évolution se produire. Franchement, on se croirait dans un épisode de H, vous voyez, celui où Jamel Debbouze n'arrive pas à réparer la télé d'une chambre et où il dit au patient : "C'est bon, la télé elle marche pas !" Le patient demande : "Mais comment je fais alors pour regarder la télé ?" Et là, Éric lui dit : "Ben vous la regardez, mais elle marche pas !" happy

    Le plus fascinant dans le schiste de Burgess, c'est ça :



    Les organismes du schiste de Burgess avaient un corps mou, ils n'avaient pas de squelette au sens où nous l'entendons d'ordinaire, or ils sont parfaitement préservés. Ce qu'on voit ci-dessus n'est pas l'impression de l'organisme dans la roche, mais l'organisme lui-même, qui s'est fait comprimer dans la roche.
    On nous dit que ces trucs ont 660 millions d'années, mais c'est super dur à avaler : ce ne sont pas tous les organismes ensevelis dans la boue qui se font fossiliser, car s'il y a encore des bactéries en lui après la mort, elles auront vite fait de le décomposer. Alors la question se pose : comment ça se fait qu'il ait été aussi bien conservé sur 660 millions d'années, surtout s'il s'est fait ensevelir petit à petit comme on nous l'enseigne dans les boîtes à lavage de cerveau oh ???

    Voici quelques échantillons des organismes du schiste de Burgess :



    Celui-là, c'est le big boss : Anomalocaris saron, une espèce d'écrevisse de cauchemar qui faisait 2 m de long !



    L'Hallucigenia porte bien son nom, car le nombre de ses membres était impair ! On ne connaît pas d'exemple semblable d'organisme qui aurait un nombre de membres impair parmi ceux qui existent aujourd'hui (car, ne l'oublions pas, les classes d'organismes représentées dans le schiste de Burgess sont éteintes aujourd'hui).



    Pour l'Opabinia, c'est le nombre d'yeux qui est impair, à savoir 5. Même les araignées ont un nombre d'yeux pairs (8) ! Si vous voulez rechercher des images de ces phénomènes sur le net, ne vous en privez pas, vous ne serez pas déçus yes.



    Salut, papy !
    Non, mais c'est sérieux en plus, ce truc est censé être notre lointain ancêtre parce qu'il avait quelque chose comme des débuts d'épine dorsale happy !

    Tous ces organismes font partie de ce qu'on appelle l'explosion cambrienne : ils sont censés être apparus de nulle part, comme ça, pof ! dans le cambrien parce qu'on n'arrive pas à retrouver d'organismes qui auraient pu être leurs ancêtres dans les strates du précambrien smile.



    On peut le voir sur l'image ci-dessus : il n'y avait que des protistes, c-à-d des êtres unicellulaires, dans le précambrien. Et voilà-t-il pas brusquement qu'une multitude d'organismes divers apparaissent dans le cambrien, on se demande bien pourquoi. Pas étonnant que ce géant intellectuel de Gould ait concocté une alternative évolutionniste au néo-darwinisme, celui-ci prend l'eau de toutes parts smile !

    On peut voir sur l'image ci-dessus que les poissons osseux sont censés avoir émergé lors du dévonien, mais ça c'était avant 2000. En 2000, on a retrouvé un fossile de poisson osseux en Chine dans des strates qui sont censées dater du cambrien eek !

    Le Guang Ming Daily, le journal du parti communiste chinois, a bien résumé la chose :
    "Au début, l'évolution darwinienne était une théorie scientifique... En fait, l'évolution est devenue une religion"

    Vous vous rendez compte :shock: ? C'est l'appareil médiatique d'un parti notoirement antithéiste d'un pays notoirement païen qui dit ça oh !!! C'est tout dire, les membres de ce parti ne sont pas de gentils agnostiques à la Salim Laïbi !!! Mais allez donc dire ça dans les merdias de cette grande démocratie qu'est la nôtre et on verra bien si on vous laissera encore avoir une carrière scientifique erf.

    Il n'y a qu'un seul site connu où l'on trouve des fossiles plus vieux (dans l'échelle de l'évolution) que ceux de Burgess : Ediacara, en Australie, qui a donné son nom à un étage du précambrien supérieur.



    On y a retrouvé de bizarres "plumes de mer" là-bas, mais voici ce qu'elles avaient de plus intéressant :




    C'était un vertébré !

    Voici ce qu'en a dit Nance Haxton, journaliste d'Australian Broadcasting Corporation, la chaîne nationale australienne (qui ne le cède en rien en christophobie à TF1 et Arte), sur  www.abc.net.au :
    "Ce fossile de 6 cm de long est désormais considéré comme le plus vieux fossile vertébré sur la Terre, âgé de 560 millions d'années. Cela démontre que l'origine de toute vie complexe remonte bien plus loin qu'on l'avait imaginé. La créature, en forme de têtard, avait des muscles, une tête, un aileron sur le dos et surtout une colonne vertébrale. C'est cette caractéristique qui pourrait faire de lui le Saint Graal dont les scientifiques rêvent, révélant l'origine de la vie elle-même."

    Le Saint Graal sarcastic... Oh, la nulle no ... Comme quoi quand les journaleux se mêlent d'écrire sur la science, bien souvent, ils n'y comprennent rien happy.
    Ce n'est pas le Saint Graal mais le Saint Sépulcre de la théorie de l'évolution néo-darwinienne : si l'origine des vertébrés est encore reculée dans le temps, ça laisse encore moins de temps aux invertébrés pour avoir pu évoluer en vertébrés happy !
    Après ce coup-là, en tout cas, il faudra beaucoup plus de 3 jours au néo-darwinisme pour s'en relever happy !

    Et maintenant, jetez un œil sur cette image et vous y remarquerez une bien étrange corrélation :



    Qui plus est, c'est pas trop possible de l'afficher sur le graphique mais les humains n'ont été là que sur 0,2% de l'histoire de la planète...

    Et pourtant, si on en croit le darwinisme, plus un organisme est simple, plus son évolution est rapide, puisque d'une part les mutations ont plus d'effet sur eux, et d'autre part ils se reproduisent beaucoup plus vite. Vous n'êtes pas sans savoir qu'un microbe peut en produire un autre en 20 mn. Et pourtant, c'est le contraire que nous constatons ici : les organismes plus simples ont mis plus de temps à évoluer et les plus complexes moins de temps à évoluer. C'est quoi ce délirium trégras eek ?

    Ça me rappelle ce que disait un savant :
    "En théorie, il n'y a pas de différence entre la théorie et la pratique. En pratique il y en a." he


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  • Darwin et l'anthropologie



    C'est à Woollya (prononcé Woullaya), en Terre de Feu1, que Darwin a eu son 1er contact avec l'anthropologie.


    Capitaine Robert FitzRoy

    Une belle nuit de 1829, alors que le HMS Beagle, commandé par le capitaine Robert FitzRoy (1805-1865), des Fuégiens volèrent la chaloupe, qu'un groupe de 7 matelots avait accosté pour se protéger d'un orage soudain. Les matelots durent se fabriquer un radeau de fortune avec des branches et la toile de leur tente pour rentrer sur le Beagle.

    L'équipage du Beagle chercha ardemment sa chaloupe, car ils en avaient besoin pour explorer les canaux trop étroits pour le Beagle, mais sans succès. En guise de représailles, FitzRoy prit quelques fuégiens en otage. Voici comment l'historienne Gertrude Himmelfarb, spécialiste de la vie de Charles Darwin, raconte cet épisode :
    "Malheureusement, de telles mesures de rétorsion ne servirent à rien avec les fuégiens, qui transformèrent l'histoire en farce quand les adultes, après avoir mangé le meilleur repas de leur vie, sautèrent à l'eau et nagèrent jusque chez eux."2

    Il ne resta du groupe d'otages qu'une jeune fille, deux jeunes hommes et un garçon qui aurait été échangé contre un gros bouton de perle. Les marins les baptisèrent respectivement Fuegia Basket, Boat Memory, York Minster3 et Jemmy Button.

    FitzRoy décida alors de tenter une "expérience évangélique" : il allait les amener en Angleterre où ils apprendraient la civilisation anglaise et le christianisme, puis seraient renvoyés chez eux pour servir de missionnaires à leur peuple.

    Une fois en Angleterre, Boat Memory mourut promptement de la variole, malgré qu'il eût été vacciné4. Les 3 autres furent éduqués dans la civilisation anglaise victorienne et la foi chrétienne anglicane. Ils apprirent le jardinage, l'agriculture, l'élevage et "les fondements de la foi chrétienne". Ils s'avérèrent d'excellents élèves, au point qu'ils furent présentés au roi de Grande-Bretagne William IV et à sa femme Adélaïde.


    Fuegia Basket                                                  York Minster                                               Jemmy Button

    Le 27/12/1831, le Beagle, sous le commandement de FitzRoy, accompagné de son naturaliste bénévole Charles Darwin, appareilla de nouveau d'Angleterre pour un voyage d'exploration autour du monde, avec nos 3 lascars fuégiens à son bord. De ce fait, c'est en tant que personnes "civilisées", propres sur elles et distinguées que Darwin eut l'occasion de les connaître. Il raconte dans son journal que tous les 3 étaient intelligents. Fuegia Basket avait un talent pour les langues. Jemmy Button était très prés de la propreté de ses souliers, comme un vrai gentleman anglais5.


    Charles Darwin au moment du 2e voyage du Beagle


    C'est en 1834, soit un an après, que Darwin eut de nouveau l'occasion de rencontrer Jemmy Button. Il fut bouleversé par le changement :
    "Le 5 mars, nous jetâmes l'ancre dans une baie à Woollya [...] Bien vite, une pirogue avec un petit drapeau qui flottait approcha, avec l'un des hommes qui y étaient qui rinçait son visage de sa peinture. Cet homme était le pauvre Jemmy, devenu un sauvage mince et hagard, avec de longs cheveux en désordre, et nu, à part un morceau de couverture autour de la taille [...] Nous l'avions laissé rondouillard, grassouillet, propre et bien habillé - je n'ai jamais vu un changement aussi complet et bouleversant [...] Il semblerait qu'il ait appris à toute sa tribu un peu d'anglais : un vieil homme a annoncé spontanément "Jemmy Button's wife."


    Jemmy Button a déclaré être pleinement satisfait de son sort à Woollya.

    Puis, quand Jemmy Button retourna sur le rivage, "il alluma un feu en guise de signal, et les volutes de fumée montèrent, nous souhaitant un dernier et long adieu, alors que le navire s'éloignait sur l'océan."6

    Il faut savoir que la manière que Darwin avait de parler des Fuégiens dans son journal était empreinte de mépris, de racisme et d'ignorance crasse. Il les qualifiait souvent de "sauvages" et les comparait souvent, de manière péjorative, aux animaux. Il a notamment écrit :
    "Je n'aurais jamais cru que la différence entre le sauvage et l'homme civilisé était aussi grande : elle est plus grande que celle entre un animal sauvage et un animal domestique, quand on songe que l'être humain a un plus grand potentiel d'amélioration... Leur peau est d'un rouge cuivré sale [...] Le groupe entier ressemblait de près aux diables qui entrent en scène dans des pièces comme Der Freischutz."7
    [...]
    "Ces pauvres hères étaient freinés dans leur croissance, leurs visages hideux badigeonnés de peinture blanche, leurs peaux sales et graisseuses, leurs cheveux entremêlés, leurs voix discordantes et leurs gestes violents. En voyant de pareils hommes, on peut difficilement se pousser à croire que ce sont des congénères, et des habitants du même monde. On spécule souvent sur le plaisir que certains animaux inférieurs peuvent bien avoir dans la vie, on peut se poser d'autant plus raisonnablement la question au sujet de ces barbares ! La nuit venue [...] [ils] se couchent sur le sol humide enroulés sur eux-mêmes comme des animaux."8

    Le plus frappant de l'histoire, c'est qu'un observateur aussi intelligent et cultivé que Darwin n'ait pas été fichu de tirer la conclusion qui s'imposait, et c'est normal, car il était aveuglé par ses préjugés victoriens.
    Il estimait que Jemmy Button et sa tribu étaient trop "primitifs" pour assimiler et appliquer la "civilisation". Mais ce n'est pourtant pas sorcier : à quoi ça servait à Jemmy Button de savoir faire un thé, jardiner ou mettre sa cravate en Terre de Feu, un des endroits les plus hostiles de la planète ? Comment aurait-il pu appliquer la civilisation victorienne sans les infrastructures de l'empire britannique derrière ? Comme tout ça lui faisait une belle jambe, il est revenu à la façon de vivre qui lui permettait de survivre au mieux en Terre de Feu. C'est un exemple flagrant de sélection naturelle !

    Dans le dernier livre de Darwin, "La Descendance de l'Homme", publié en 1872, Darwin soutient que l'homme descend d'"un quadrupède chevelu à queue, de mœurs probablement arboricoles, habitant de l'Ancien Monde". Pour appuyer cette thèse, il évoque ses contacts avec les Fuégiens, et là, son ton est, si j'ose dire, édifiant.

    "La stupéfaction que j'ai ressentie en voyant pour la première fois un groupe de Fuégiens sur un rivage sauvage et accidenté restera dans ma mémoire, car la réflexion frappa mon esprit - ainsi étaient nos ancêtres. Ces hommes étaient absolument nus et badigeonnés de peinture, leurs longs cheveux étaient emmêlés, leurs bouches plissées d'excitation, et leur expression était sauvage, surprise et désagréable. Ils n'avaient pratiquement pas d'art, et vivaient de ce qu'ils pouvaient attraper comme des animaux sauvages ; ils n'avaient pas de gouvernement, et étaient sans merci envers ceux qui n'étaient pas de leur petite tribu. Celui qui a vu un sauvage dans sa terre natale ne ressentira que peu de honte, s'il se trouve forcé de reconnaître que le sang d'une plus humble créature coule dans ses veines. Pour ma part, je préfère autant descendre d'un petit singe héroïque [...] ou d'un vieux babouin [...] que d'un sauvage qui trouve son plaisir à torturer ses ennemis, qui offre des sacrifices sanglants, pratique l'infanticide sans remords, traite ses femmes comme des esclaves, ne connaît aucune décence et est hanté par les superstitions les plus grossières."

    De quoi faire dégobiller un singe, hein beurk ? Soit dit en passant, c'est curieux comme la description de Darwin des peuples sauvages correspond bien à notre "civilisation" aww.
    Ici, je ferai appel à toute votre indulgence pour ce qui va suivre, le jeu de mots est grossier, certes, mais je trouve que c'est encore ce qu'il y a de plus percutant pour exprimer la chose : Darwin était raciste sa race bad ! On est loin là du mythe du gentil naturaliste introverti sans préjugés imbéciles et qui ne ferait pas de mal à une mouche.
    Et encore, je ne mentionne même pas les idées sexistes de Darwin faute de place, mais qu'on sache qu'il estimait que les femmes sont moins avancées dans l'échelle de l'évolution que les hommes no.


    D'ailleurs, puisqu'on parle de la Bible, voyons plutôt ce qu'un compatriote de Darwin, l'explorateur William Parker Snow, partant d'axiomes d'origine biblique plutôt que les préjugés racistes et évolutionnistes de Darwin, a observé et conclus au sujet des Fuégiens : bien qu'il ait remarqué leur apparence peu soignée et leurs mœurs primitives, il a écrit : "plusieurs des Fuégiens des Îles Orientales étaient bien de leurs personnes et certains d'entre eux étaient même beaux. Je sais que cela est différent de ce que M. Darwin peut dire d'eux : mais je ne peux parler que de ce que j'ai trouvé, et donc mentionner ce que j'ai vu moi-même." Il a aussi mentionné qu'ils habitent en familles et a dit : "J'ai vu plusieurs cas d'affection chaleureuse pour leurs enfants et les uns envers les autres."9
    Snow a conclu : "La différence véritable entre un sauvage et un homme civilisé est simplement le degré de culture qu'on donne à l'esprit. Dans tous les autres aspects, le sauvage de chez nous est identique au sauvage d'ailleurs. [...] En parlant de ces sauvages, je ne puis m'empêcher de dire que je ne les considère pas comme étant aussi dégradés que certaines personnes les considèrent. Je regarde de l'effet à la cause, et ainsi j'attribue leur condition présente à la nature des circonstances."

    Mais revenons à "La Descendance de l'Homme". Dans ce livre, Darwin expose ses idées sur l'anthropologie et l'évolution de l'homme. Voici les principales :

    • Les êtres humains n'ont pas d'esprit à proprement parler. Celui-ci n'est que le résultat d'un processus d'évolution de cause uniquement matérielle (c-à-d des réactions chimiques aléatoires dans le cerveau). Alors évidemment, on pourrait faire remarquer que si tel est le cas, cette idée de Darwin aussi n'est que le résultat de réactions chimiques aléatoires, et à ce moment, pourquoi devrait-on le croire quand il nous dit ça happyhappyhappy ? Mais passons ^^
    • Ce sont les hommes les plus adaptés (les plus forts, les plus beaux, les plus intelligents,...) qui survivent, font la loi, et font des enfants auxquels ils transmettent leurs caractéristiques génétiques.
    • Les nations "civilisées" éradiqueront les peuples de "sauvages".
      Et pour bien enfoncer le clou (c'est au pied du mur qu'on reconnaît le franc-maçon), concluons avec ces 2 citations du même livre :
      "Dans une période future, pas très distante en terme de siècles, les races d'hommes civilisés extermineront, et remplaceront, presque certainement les races sauvages de par le monde. Au même moment, les singes anthropomorphes seront sans doute exterminés. Le fossé qui séparera l'homme et ses parents les plus proches sera plus large, car il se retrouvera entre l'homme dans un état plus civilisé, comme nous pouvons l'espérer, plus encore que le Caucasien, et un singe aussi inférieur que le babouin, et non pas entre le nègre ou l'Australien [aborigène] et le gorille"
      "Quand une nation civilisée rencontre un peuple de sauvages, la lutte est courte, à moins que les indigènes ne soient aidées par un climat mortel."10

    De quoi faire pâlir d'envie BHL. Si vous vous demandez comment les colons britanniques installés en Australie ont trouvé la justification morale pour persécuter et opprimer de manière inhumaine les aborigènes, ne cherchez pas plus loin.

    1. Au départ, Fernand de Magellan a appelé cette contrée "Terre des Fumées" à cause des centaines de feux que les fuégiens allumaient sur la côte pour se réchauffer par leur climat d'un froid rigoureux et pour faire cuire des coquillages et le produit de leur pêche. Revenir au texte.
    2. Himmelfarb, G., Darwin and the Darwinian Revolution, p. 55. Revenir au texte.
    3. Ce nom lui a été donné du fait qu'on l'a capturé à côté d'une formation géologique à laquelle le capitaine Cook avait donné le nom de la grande cathédrale gothique de York de par leur ressemblance. Revenir au texte.
    4. Ou peut-être à cause même du vaccin, vu que son système immunitaire n'avait jamais eu affaire à la variole. N.B. : je reconnais tout à fait les bienfaits du vaccin. Revenir au texte.
    5. Darwin, C., "The Voyage of the Beagle: Journal of Researches into the Natural History and Geology of the Countries Visited During the Voyage of HMS Beagle Round the World, Under the Command of Captain FitzRoy", p 198–99. Revenir au texte.
    6. Ibid., p. 217-218. Revenir au texte.
    7. Ibid., p. 196. Revenir au texte.
    8. Ibid., p. 203-204. Revenir au texte.
    9. Snow, W.P., "A few remarks on the Wild Tribes of Tierra del Fuego from Personal Observation", Transactions of the Ethnological Society of London, Vol. 1, 1861, pp. 261–67. Revenir au texte.
    10. Darwin, C., "La Descendance de l'Homme", 2e ed., p. 156, 1887. Revenir au texte.

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  • L'eugénisme


    Si l'anthropologie de Darwin et le darwinisme social sont vrais, qu'est-ce qui empêche les hommes de réguler les naissances dans le but d'améliorer l'anatomie et l'intellect de l'espèce ?


    Francis Galton (1822-1911)

    On appelle ça l'eugénisme (du grec , bon, noble, et gennoi, naissance). Le fondateur de cette... euh... discipline est Sir Francis Galton, anthropologue, explorateur, géographe, inventeur, météorologue, proto-généticien, psychométricien, statisticien, phrénologue... et cousin de Darwin. Sa famille était fortunée (son père était membre de la société royale) et cela lui permettait d'avoir beaucoup de temps libre à employer dans ses activités de touche-à-tout.

    Galton a aussi créé ce qu'on appelle la phrénologie : il a mesuré des dizaines de milliers de têtes, et ses disciples des centaines de milliers de têtes, pour essayer de trouver une relation entre taille et forme du crâne et intelligence, cela afin de pouvoir séparer d'avance les intelligents et les idiots. C'est de là que viennent des termes comme "dolichocéphale" ou "brachycéphale" (grosse tête et petite tête), censément révélateurs respectifs d'intelligence et d'imbécillité.
    Au final, ils s'aperçurent que la mensuration d'un crâne n'est pas un indicateur fiable du degré d'intelligence de son propriétaire. Un exemple parlant : Anatole France avait le cerveau atrophié wink2. C'est ainsi qu'on créa le QI en 1908.

    Il est intéressant de noter que dans le clan Galton-Wedgwood-Darwin, on avait des capacités étonnantes en science, en philosophie et en art, et ils avaient décidé de ne jamais se marier en dehors du clan. Ainsi, Emma Wedgwood, la femme de Charles Darwin, était sa cousine germaine. Ils ont eu 10 enfants, dont 3 sont morts, pour des raisons assez claires à comprendre. D'ailleurs, les historiens estiment que la mort de sa fille Annie fut la tragédie qui sapa la foi de Darwin en un Créateur bienveillant et le conduisit à élaborer activement une théorie où la mort serait une partie inévitable mais nécessaire de la Création.

    Et maintenant, voici une liste de quelques personnes favorables à l'eugénisme :



    • Herbert George Wells, écrivain de sci-fi renommé (La Guerre des Mondes, La Machine à Remonter le Temps, L'Île du Docteur Moreau, L'Homme Invisible...) et socialiste. Il avait notamment une vision du futur avec un unique réceptacle pour toutes les connaissances de l'humanité, vision qui est en train de se réaliser avec Wikipédia. On peut se demander à juste titre si Wikipedia ne ferait pas partie intégrante de l'établissement d'un nouvel ordre mondial qui a lieu en ce moment, vu sa quasi-absence de fiabilité en ce qui concerne la religion chrétienne arf...

       


    • Woodrow Wilson (1856-1924), ancien président des USA et ségrégationniste.

       


    • Théodore Roosevelt (1858-1919), ancien président des USA.

       


    • Émile Zola (1840-1902), monstre sacré de la littérature française et socialiste engagé. Il est particulièrement renommé pour la manière dont il appliqua le naturalisme à la littérature, c-à-d avec des descriptions à rallonge encore plus étoffées et ennuyeuses que celles de Théophile Gauthier.

       


    • George Bernard Shaw (1846-1950), écrivain irlandais socialiste, partisan d'une sorte de "force de vie" qui aurait dirigé l'évolution pour que celle-ci produise la biodiversité actuelle (une sorte de Dieu apprivoisé, comme disait C. S. Lewis). Il disait, à propos de l'eugénisme :"Quand nous enverrons les handicapés vers les chambres à gaz, nous devrons écouter de la musique classique."
      Pour être impartial envers Shaw, il convient aussi de citer certains de ses propos sur l'éducation : "Non seulement mon passage à l'école ne m'a pas appris ce que c'était censé m'apprendre, mais m'a empêché de m'éduquer à un point qui me rend furieux quand je pense à tout ce que j'aurais pu apprendre à la maison par moi-même." Ou bien : "Ce que nous voulons voir, c'est l'enfant à la poursuite de la connaissance, pas la connaissance à la poursuite de l'enfant."

       


    • John Maynard Keynes, l'économiste qui a eu l'idée que l'État devrait investir dans les infrastructures dans les périodes de vaches maigres (et c'est lui qui a inspiré le "New Deal" à Franklin D. Roosevelt).

       


    • William Kellog (1860-1951), l'inventeur des corn-flakes qui portent son nom wink2

       


    • Margaret Sanger (1879-1966), darwiniste convaincue et raciste, fondatrice de "Planned Parenthood", une entreprise ricaine à génocide intra-utérin financée par l'argent des Ricains, qu'ils soient "pro-choix" ou pro-vie sarcastic et qui revend les membres des bébés avortés après beurk... Brèfle, le genre de féministe enragée qui tient une bonne place tous les 8 mars au côté de Simone Veil, quoi no.

       


    • Sir Winston Leonard Spencer-Churchill, qu'on ne présente plus. On raconte une anecdote au sujet de Sir W. C. : un jour qu'il était à un dîner, il aborde une dame :
        - Madame, accepteriez-vous de coucher avec moi pour un million de livres sterling ?
        - Et bien, peut-être, pourquoi pas ?
        - Accepteriez-vous de coucher avec moi pour une livre sterling ?
        - Mais pour qui me prenez-vous donc ?
        - Madame, ça, nous l'avons déjà établi. Maintenant, je négocie le prix.
      Avis aux amateurs de compromission !
       


    • Aldous Huxley (1894-1963), célèbre pour son livre, "Le Meilleur des Mondes", où toute l'humanité est uniformisée pour éviter tout chaos. C'est le petit-fils de Thomas Huxley, "le bouledogue de Darwin", qui a en quelque sorte été l'Apôtre Paul du darwinisme.

       


    • Jacques Attali : dans l'article sur le lien http://www.slate.fr/story/67709/humanite-unisexe-biologie-immortalite, ce Juif complètement à l'opposé des valeurs morales de la Torah a clairement la prétention qui valut leur déchéance à Helyel (Lucifer) et Adam, à savoir celle de se faire Dieu Créateur à la place du Dieu Créateur. Je me permets d'en relever quelques phrases éloquentes : "[...] nous allons inexorablement vers une humanité unisexe, sinon qu'une moitié aura des ovocytes et l’autre des spermatozoïdes, qu'ils mettront en commun pour faire naitre des enfants, seul ou à plusieurs, sans relation physique, et sans même que nul ne les porte. Sans même que nul ne les conçoive si on se laisse aller au vertige du clonage.
      Accessoirement, cela résoudrait un problème majeur qui freine l’évolution de l’humanité: l’accumulation de connaissances et des capacités cognitives est limitée par la taille du cerveau, elle-même limitée par le mode de naissance : si l’enfant naissait d’une matrice artificielle, la taille de son cerveau n’aurait plus de limite. Après le passage à la station verticale, qui a permis à l’humanité de surgir, ce serait une autre évolution radicale, à laquelle  tout ce qui se passe aujourd'hui nous prépare."


       


    • Et last but not least, Adolf Hitler (1889-1945).

       

    Et maintenant, un florilège de quelques personnes qui ont travaillé activement dans le domaine de l'eugénisme :

     



    • Leonard Darwin (1850-1943), fils de Charles.

       


    • Charles Davenport, fondateur du Eugenics Record Office américain (1866-1944)

       


    • Madison Grant, (1865-1937), féroce critique du melting pot ricain, dont il disait que les mariages interraciaux favorisaient la dégradation génétique. Il est une des principales inspirations d'Hitler et d'Anders Breivik, nous y reviendrons bientôt.

       


    • Sir Julian Huxley (1887-1975), une figure de l'humanisme laïque, christophobe convaincu et frère d'Aldous. Il est un des rédacteurs du manifeste de l'UNESCO, rédigé en 1949, mais publié posthumement en 1976. La personne qui sait chercher y trouvera des indices fort intéressants de la volonté de Huxley (qui était clairement un membre éminent de l'élite intellectuelle humaniste impie) d'instauration d'un nouvel ordre mondial. Le terme "New World Order" n'apparaît pas dans le texte, bien sûr, mais c'est comme avec la doctrine de la Trinité dans la Bible, l'enseignement est bel et bien là : gouvernement mondial unique, philosophie mondiale unique, éducation mondiale unique, culture mondiale unique,... Pour ceux qui sont intéressés, je conseille vivement de lire les pages 13, 17, 21 et 41 yes.
       

    Au passage, que ce soit clair, je n'appelle absolument pas à la suppression de l'enseignement de la théorie de l'évolution dans les écoles publiques, loin de là : il faudrait qu'on enseigne encore plus l'évolution, mais en mettant en évidence ses points faibles et autres incohérences mad. Je ne suis pas non plus pour un enseignement obligatoire du créationnisme dans les établissements d'enseignement publics : qu'est-ce qui empêcherait un prof incroyant de l'enseigner tout en la tournant en ridicule no ? À la limite, on devrait peut-être déplacer l'étude de la théorie de l'évolution en SES, vu que c'est une religion et que la sociologie est encore ce dont nous disposons dans nos boîtes à endoctriner qui est le moins éloigné de l'étude des religions smile.

    Pour terminer, voici la liste de quelques pays ou états qui ont appliqué des lois eugéniques (dans certains d'entre eux, les enfants handicapés étaient carrément stérilisés) :
     

    • Indiana, USA, 1907
    • Alberta, Canada, 1928
    • Allemagne, 1933 (quand Hitler est arrivé au pouvoir)
    • Japon, 1934
    • Suède, 1934

     


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  • L'eugénisme aujourd’hui ?


    Nous avons examiné dans l'épisode précédent la relation étroite entre darwinisme et eugénisme. Lorsqu'on met en évidence cette relation, certains ont vite fait de rétorquer : "Mais Darwin n'a jamais rien enseigné de tel !" Ben voyons sarcastic. Et la citation ci-dessous de Darwin, qui reflète ses opinions au sujet du rapport entre charité chrétienne et eugénisme, qu'est-ce que c'est ?

    "[Notre civilization fait de son mieux] pour endiguer le processus d'élimination ; nous construisons des asiles pour les imbéciles, les mutilés et les malades ; nous instituons des lois en faveur des pauvres ; et nos médecins déploient le summum de leur talent pour sauver la vie de tout le monde jusqu'au dernier moment. Il y a des raisons de croire que la vaccination a préservé des milliers de personnes qui, de par leur faible constitution, auraient auparavant succombé à la variole. Ainsi, les membres faibles des sociétés civilisées propagent leur espèce. Aucune personne qui ait assisté à l'élevage d'animaux domestiques ne doutera que cela doive être très préjudiciable à la race des hommes. C'est surprenant à quel point un désir d'attention, ou une attention mal dirigée, conduit à la dégénérescence d'une race domestique ; mais excepté dans le cas de l'homme lui-même, peu de gens sont si ignorants qu'ils laissent leurs pires animaux se reproduire."1

    Même C. Richard Dawkins pense que l'eugénisme, c'est pas si mauvais après tout, que même s'il ne s'agit pas d'être d'accord avec Hitler, l'eugénisme est souhaitable :
    "Mais si nous pouvons sélectionner du bétail pour la production laitière, des chevaux pour la vitesse et des chiens pour rassembler les troupeaux, pourquoi ne sait-il pas possible de sélectionner des humains pour leurs aptitudes en mathématiques, en musique ou en sports ?"

    Donc, en clair, tous ceux qui n'ont pas ces talents-là, on les laisse pas procréer oh ?

    Il continue :
    "Je me demande si, 60 ans après la mort d'Hitler, on ne pourrait pas se risquer à se demander enfin la différence qu'il y a entre sélectionner [ang. to breed] les humains pour leurs capacités musicales et forcer un enfant à prendre des cours de musique. Ou pourquoi est-il acceptable d'entraîner des coureurs rapides et des sauteurs qui sautent haut mais pas de les sélectionner ? Je peux penser à certaines réponses, et elles sont bonnes, ce qui pourrait finir par me persuader."2

    Mais pourquoi se sent-il obligé de mentionner ce bon vieil Adolf shocked ? Élementaire, mon cher Watson, celui-ci a fait des 2/3 de l'Europe un immense laboratoire eugénique erf!

    Ci-dessous, le logo de la 2e conférence internationale sur l'eugénisme :



    La symbolique est claire : il est estimé que les sciences doivent toutes concourir pour produire les êtres humains les plus intelligents et les plus vigoureux. Captain America, quoi happy...

    On a même créé un magazine spécial eugénisme. Il s'intitulait "Eugenics quarterly" jusqu'en 1969, où son nom fut changé en "Social Biology".



    Vous voulez savoir pourquoi wink2 ? Et bien, j'ai jugé utile de copier ce paragraphe de l'article Wikipedia sur la fondation Rockefeller, vous allez voir, c'est savoureux :
    "Dès 1913, la Fondation Rockefeller finance les programmes eugénistes américains ainsi que la Société eugénique Française en 1912. Elle finance également les programmes eugénistes de l’Allemagne nazie en aidant à la création et en finançant la Société Kaiser-Wilhelm et ce jusqu’en 1939[réf. nécessaire]. La fondation Rockefeller contribue également "à l'institutionnalisation de l'eugénisme au Danemark en finançant, en 1938, la création de l'Institut de génétique humaine de l'université de Copenhague. Elle avait auparavant joué un rôle dans la carrière de celui qui allait devenir son premier directeur et l'une des figures majeures de l'eugénisme danois : Tage Kemp. Médecin et biologiste, Kemp est parti en 1932 étudier la génétique aux États-Unis avec une bourse de la fondation Rockefeller puis a fait, en 1934, à la demande de la fondation, le tour des principaux centres de recherche d'Europe. Il a en particulier rencontré Otmar von Verschuer, figure majeure de l'eugénisme nazi dont il reconnaît, dans son rapport, les qualités scientifiques tout en soulignant l'engagement national-socialiste"3. Après la guerre, la fondation décide de changer le nom d’eugénisme pour celui d’étude de biologie sociale qu’elle intègre dans la nouvellement créée Society for the Study of Social Biology."

    1. Darwin, C., "La descendance de l'homme", p. 168. Revenir au texte.
    2. Dawkins, C. R., lettre au rédacteur du Sunday Herald (Écosse) 19/11/2006. Revenir au texte.
    3. Drouard, A., "Un cas d'eugénisme « democratique »". Revenir au texte.

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  • Darwinisme et génocide


    Si vous m'avez suivi depuis le début de la série, vous vous doutiez bien que j'en parlerais tôt ou tard wink2 !

    À notre époque politiquement correcte, on dit que ce sont les personnes qui font l'histoire, mais ce n'est pas vrai. Ce sont les personnalités qui font l'histoire, avec des idées avec lesquelles elles convainquent, persuadent et/ou manipulent les gens. Or ce sont les idéologues qui créent les idées. À ce titre, je peux vous dire que Darwin est un des plus grands idéologues qui aient jamais existé.



    Hitler n'a jamais fait mystère du fait que Darwin l'ait beaucoup influencé. Mais savez-vous quel était son livre préféré, "sa Bible" ?
    C'était "La Disparition de la Grande Race" (1916), de Madison Grant.
    Comme on peut facilement s'en douter, la "Grande Race" en question est la race germanique. D'après Grant, les Allemands allaient obligatoirement gagner la 1e Guerre Mondiale car ils détenaient les meilleurs soldats, les meilleurs ingénieurs et les meilleurs savants, du fait qu'ils étaient de la race nordique et que cette race était "supérieure".




    Alors évidemment, après 1918, il a bien fallu que Grant cherche une explication à la défaite allemande he. Grant a donc stipulé que si l'Allemagne a perdu, malgrè qu'elle ait eu la 2armée en taille après la Russie, c'est parce qu'il n'y avait plus assez de vrais nordiques guerriers (grands blonds aux yeux bleus) parce qu'ils se sont entretués pendant la Guerre de 30 ans (1618-1648) qui opposait Cathos et Protestants.

    Qui plus est, voici ce qu'il dit dans le chapitre 1er de son livre :

    "La question de la race est devenue plus compliquée à cause de théologiens désuets : ils ont comprimé toute l'histoire de l'humanité dans les 6 000 ans de la chronologie hébraïque, telle qu'elle a été développée par l'archevêque Ussher. Les enseignants religieux ont non seulement soutenu que l'homme est fondamentalement distinct des autres êtres vivants, mais aussi que l'éducation et l'environnement peuvent éliminer toute différence innée chez les humains."



    Le philosophe juif agnostique David Berlinski, critique sévère du darwinisme ainsi que de la discrimination et du harcèlement qu'encourent ses critiques, a bien résumé la situation dans le film "Expelled, no intelligence allowed" :
    "Le darwinisme n'est pas une condition suffisante pour un phénomène comme le nazisme, mais je pense que c'est certainement une condition nécessaire."
    En d'autres termes, ce ne sont pas tous ceux qui croient au darwinisme social qui deviennent nazis, mais on ne peut pas être nazi sans croire au darwinisme social.

    60 MILLIONS SONT MORTS À CAUSE D'HITLER1.

    Et maintenant, laissez moi vous raconter l'histoire d'un petit garçon russe nommé Iosif, mais que sa mère surnommait affectueusement "Soso". Son père Vissarion était un ivrogne violent envers lui. Un jour, il a lancé l'enfant si fort sur le plancher qu'il y a eu du sang dans son urine pendant une semaine. On peut dire qu'il lui a appris à haïr l'humanité.
    Soso avait une très belle voix, et un très beau style quant il chantait. Il chantait à la chorale de sa ville, Gori, Géorgie, et on l'engageait souvent pour chanter aux mariages, en surplis, de la chaire. Il était très impliqué dans la religion orthodoxe et ne ratait aucune messe.

    Le collège théologique de Tbilissi où il entra était un endroit où tous les maux proscrits par le christianisme se retrouvaient. Les punitions y étaient terribles, comme de porter un sac plein de pierres pendant une heure sous un soleil torride, et les profs tyrannisaient leurs élèves.
    Un prof en particulier détestait Soso, ne ratant pas l'occasion la plus minime pour le punir, et n'hésitant pas à fouiller son sac ou sa chambre pour y trouver un prétexte pour le punir. On peut dire qu'il lui a appris à faire fi de la vie privée des gens.
    Soso était aussi un grand amateur de combats de rue avec ses condisciples.

    Soso était un lecteur invétéré. Un jour de 1890, alors qu'il avait déjà fait 3 ans au collège, il lut l'édition russe de "De l'origine des espèces". Plus tard, alors qu'une discussion s'était engagée entre ses camarades à propos la question de savoir pourquoi Dieu permettait l'injustice de la différence entre riches et pauvres, il dit :
    "Dieu n'est pas injuste, Il n'existe pas réellement. Si Dieu existait, Il aurait rendu le monde plus juste. Je vais vous prêter un livre et vous allez voir..."



    Peu de temps après, il quitta le collège théologique (sans finir ses études) pour devenir tour à tour pirate, gangster (il conduisait les braquages des grandes banques d'Europe, pour financer la Révolution, selon lui), tueur, commissaire du parti communiste, et pour finir boucher à ultra-grande échelle2.

    Si, par le plus grand des hasards, vous ne l'avez pas encore deviné, le nom de Soso à l'état civil, c'était Iosif Vissarionovitch Djougachvili, mais vous le connaissez mieux sous le nom de Joseph Staline.



    60 MILLIONS SONT MORTS À CAUSE DE STALINE1.

    Le défilé continue avec Mao Tsé-Toung (1893-1976).



    Le darwinisme est un des éléments importants à l'origine de la révolution chinoise. Mao considérait Darwin, tel que les darwinistes d'Allemagne le décrivaient, comme un pilier du socialisme scientifique chinois. Quelques citations tirées de son petit livre rouge, qui n'a certes pas été rédigé par lui, mais qui représentait bien sa pensée.

    "Sans la pression permanente de la sélection naturelle, l'homme aurait dégénéré.

    La révolution, et la reconnaissance de la classe et des luttes des classes, sont nécessaires pour les paysans et le peuple chinois pour surmonter les éléments ennemis nationaux et étrangers. Ce n'est pas un combat simple, propre ou rapide."


    Voilà du darwinisme social pur, dur et froid.

    80 MILLIONS SONT MORTS À CAUSE DE MAO1, et il paraît qu'il était prêt à sacrifier 300 millions de chinois à la cause de la révolution.

    1. Plus encore dans la réalité, vraisemblablement, car il va de soi que des documents secrets ont été détruits. Revenir au texte.
    2. Montefiore, S. S., "Young Stalin", 2007. Revenir au texte.

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  • Le darwinisme, fondement des génocides du XXsiècle


    Après son voyage aux Galápagos, Charles Darwin a bien compris que la sélection naturelle était un élément-clé de sa théorie, mais il ne voyait pas encore ce qui pouvait bien la rendre si efficace. Mais un jour, nous raconte-t-il dans son autobiographie, il tomba sur "Un Essai sur le Principe de la Population".


    Rev. Thomas Robert Malthus

    Malthus a écrit ce livre pour contrer l'idée des Lumières qui avait cours entre la prise de la Bastille et la Terreur comme quoi l'homme est bon de nature, qu'il a évolué depuis l'état sauvage et qu'il évoluera vers la perfection car telle est la loi de la nature. En gros, d'après Malthus, la population augmente bien plus vite que les ressources, si bien que les ressources viendront à manquer, ce qui provoquera une lutte pour les ressources. Sa théorie s'est avérée fausse par la suite, évidemment.

    Or, voici ce que Darwin raconte dans son autobiographie :
    "En octobre 1838, [...]je me suis retrouvé à lire Malthus sur la Population et, étant bien préparé à apprécier la lutte pour l'existence qui a lieu partout grâce à une observation assidue des habitudes des animaux et des plantes, je fus frappé tout de suite du fait que dans ces circonstances, les variations favorables seraient préservées, et les défavorables détruites. Le résultat en serait la formation de nouvelles espèces. Enfin, j'avais là une théorie avec laquelle travailler."1

    Je tiens à faire remarquer que Malthus était un pasteur, il écrivait en tant qu'économiste et pas en tant que biologiste, et dans le contexte de la Providence divine qui plus est, pour déconstruire une idée humaniste utopique, et n'est donc pas à blâmer. C'est plutôt Darwin qui a pompé et détourné l'idée à son compte.

    Ce qu'il faut en retenir, c'est, au final, ce que je chante sur tous les tons sur mon blog entier : d'après le darwinisme, c'est le plus fort qui survit à la sélection naturelle, d'où une boucherie, une violence et une souffrance inimaginables, et donc le Dieu de la Bible n'existe pas ! Songez-y : quelle sorte de Dieu d'amour soumet Ses créatures à un traitement aussi abominable et déclare que tout cela est "très bon" (Gen. 1:31arf ?


    Karl Heinrich Marx

    Quelques mois après la publication de "De l'origine des espèces", Karl Marx (1818-1883) envoya un exemplaire de son livre "Das Kapital" à Darwin, lui demandant un autographe. Darwin n'étant pas bon en allemand, il ne le lit pas, mais je suppose que nous savons tous ce que Marx y disait : dans la société des hommes, la lutte pour la survie n'est pas juste individuelle, ni même raciale, mais classe contre classe.
    Pas étonnant que les marxistes soient d'aussi fervents darwinistes : les 2 impies font la paire ! D'ailleurs, Lénine (1870-1924) disait que les gens qui lui reprochaient d'être brutal avaient oublié les bases du marxisme. Vous vous rendez compte beurk !?

    Il reste une chose à déterminer : par quel critère déterminer les plus forts dans un contexte darwinien ? Examinons le schéma ci-dessous, en particulier la partie supérieure, de gauche à droite.



    Les chiffres cités sont les estimations officielles les plus basses. C'est fait exprès pour empêcher les esprits chagrins de pinailler.

    • Si les plus forts sont déterminés par l'ethnicité, on aboutit :
      - soit au nazisme avec Hitler :
      16,7 millions de victimes minimum en dehors de la guerre, non seulement des Juifs mais aussi des Noirs, des homosexuels, des Roms, etc.

      - soit au tribalisme comme au Rwanda : celui-ci est devenu une colonie belge officielle en 1917. Les missionnaires belges y ont certes exercé un programme d'évangélisation très actif, mais ils ont aussi appliqué une "idéologie coloniale officielle", à la suite des 1ers ethnologues allemands qui visitèrent le pays, selon laquelle les Tutsi étaient plus évolués que les autres ethnies, accordant à ceux-ci les meilleures places dans l'admin jusqu'à l'indépendance du pays. Il va de soi que cela créa un profond ressentiment parmi les autres Rwandais. Finalement, après l'assassinat du président Habyarimana, au début d'avril 1994, les Hutu s'armèrent (avec l'aide de la France d'après Jean-Hervé Bradol) et assassinèrent au moins 900 000 Tutsi en 100 jours, ce qui en fit le 2génocide le plus efficace de l'histoire de l'humanité.
       
    • Si on prend l'idéologie comme critère, on aboutira au communisme, avec 2 aspects principaux :
      - le bolchévisme en Russie, avec Lénine et Staline :
      20 millions de morts minimum

      - le maoïsme, en Chine avec Mao : 40 millions de morts ; au Cambodge avec Pol Pot : 1,7 millions de morts aux mains des Khmers rouges, soit plus du tiers de la population du pays.

    • Si on prend les performances économiques comme critère,... et bien ! Regardez autour de vous ! On aboutit à l'humanisme séculier qui nous environne aujourd'hui. Et si d'aucuns sont tentés de prétendre que notre société n'a jamais commis de génocide, je répondrai que ça dépend de ce que vous entendez par "gens". En effet, en 1987, il y a eu 53 millions d'avortements dans le monde. Il y en a au moins 42 millions par an actuellement, dont 83% dans les pays développés. 1% des avortements est pratiqué pour cause de viol, 6% pour cause de problème de santé grave pouvant mettre en danger la vie de la mère et/ou de l'enfant, les 93% restants sont pratiqués pour des raisons sociétales (l'enfant tombe mal, il n'est pas désiré, il n'est pas du bon sexe, etc.). À titre informatif, l'INED a comptabilisé 211 985 IVG pour 2010 en France métropolitaine, soit 26,4 avortements pour 100 naissances. Ce génocide-là est donc de loin le plus efficace de l'histoire de l'humanité. Et après on s'étonne que la population active vieillisse au point qu'un remplacement de population ait lieu sarcastic... Si vous avez le cœur bien accroché (mais attention, hein, quand je dis bien accroché je veux dire hyper-super bien accroché), jetez un œil à cette courte vidéo :
       
       

    Remarquons bien 2 choses :
     

    • ces horribles massacres ont tous eu lieu en un unique siècle, celui d'après Darwin,
    • ils sont tous conformes avec le darwinisme.

       

    Si je dis ça, c'est parce que les christophobes ont vite fait de mettre en avant les atrocités commises par des soi-disant chrétiens. Les principales sont résumées ci-dessous :



    Il serait peut-être temps de remettre les pendules à l'heure.
    Et pour commencer, les causes de la plupart de ces persécutions sont clairement d'ordre politique, et non pas d'ordre religieux.

    Les Maures, menés par les fils de la Kahina, ont lancé une offensive d'envergure contre les pays chrétiens en 711, en commençant par l'Espagne. Hamdoulah il y a eu Charles Martel en 732 à Poitiers, mais sinon c'était La-illah el Allah pour le monde entier à terme. Alors, le massacre de milliers de gens à Jérusalem en 1099 n'est pas bien, certes non, mais l'oumma n'est pas blanche comme neige non plus dans l'histoire, loin de là : les Croisades ne sont en fait qu'une riposte somme toute compréhensible à des siècles d'agression islamique.
    Le problème, en fait, avec les Croisades, c'est que les Croisés ne connaissaient presque rien à la Bible, dans la plus pure ligne de la doctrine catholique qui veut que le commun des mortels n'ait pas le droit d'appliquer son cœur à comprendre la parole de Dieu révélée aux humbles, et croyaient, là encore dans la plus pure ligne catho, à une justice obtenue par les œuvres, et à un salut qu'ils pourraient obtenir en allant casser du sarrasin de Palestine créé à l'image de Dieu tout comme eux.
    Mais s'ils avaient eu l'occasion de mieux connaître la Bible, ils se seraient rendu compte que le salut s'obtient uniquement par la grâce qui s'obtient au moyen de la foi, ainsi que Paul le met en évidence en citant Gen. 15:6 : "Abram eut confiance en l'Eternel, qui le lui compta comme justice." (cf. Rom. 4:3, Gal. 4:6, Eph. 2:8-9) et ils n'auraient pas commis ces atrocités-là.

    Quant à l'Inquisition, je suis atterré à chaque fois qu'un cathophobe cite un chiffre dans les millions, voire les dizaines de millions aww, et pourtant Dieu sait que j'ai des opinions incendiaires envers le catholicisme. Ce chiffre n'est pas foireux, le mot n'est pas assez fort, il est fantaisiste mad ! L'Inquisition, en 350 ans, n'a fait mettre à mort "que" 3 250 personnes, tenons-le nous pour dit. À l'époque, elle était une garante de la stabilité de la société, en une époque où il n'existait pas encore de système judiciaire digne de ce nom, et quand un groupe comme les Cathares (dont se réclament les francs-maçon), qui prétendait que l'Église Catholique trompait les fidèles en leur faisant croire qu'ils étaient sauvés, menaçait la stabilité d'une société fragile (comme les terroristes d'aujourd'hui) et donc la vie de milliers d'innocents, l'Inquisition agissait selon la procédure suivante :

    • prêcher contre l'hérésie dans le village où elle était déclarée et mener l'enquête (d'où l'étymologie),
    • donner une période de grâce entre 7 et 30 jours où l'hérétique qui se rétractait recevait une peine légère,
    • après cette période, amener les insoumis au tribunal pour qu'ils avouent (l'usage de la torture, inspiré du système judiciaire romain, n'a eu cours que par la suite),
    • octroyer un châtiment allant de la pénitence à un bref emprisonnement. L'exécution était réservée aux "hérétiques irrepentants ou relaps", sachant que l'hérésie était vue comme une menace au salut éternel des ouailles.
       

    On remarquera qu'au final, le système judiciaire d'aujourd'hui n'est guère moins impitoyable si on tient compte du contexte, vu qu'il n'y a pas de période de grâce dans un commissariat de police. Alors s'il faut blâmer quelque chose, ce n'est pas le christianisme, c'est plutôt la nature humaine en laquelle les incroyants croient (mdr) si aveuglément.

     

    Le délire de Darwin, épisode 8
    Galileo Galilei (1564-1642)

    Pour ce qui est du procès de Galilée, est-il besoin de rappeler que ce-dernier n'a subi aucun sevice physique wink2 ? À la base, de la politique tout ce qu'il y a de plus politicienne : Galilée menaçait le standard de vie des enseignants universitaires et catholiques dont l'enseignement était basée sur la cosmologie élaborée par Aristote et Ptolémée (des païens !!!), c'est comme aujourd'hui quand on essaie de remettre publiquement en question la théorie de l'évolution. Qui plus est, le pape Urbain VII, un personnage cynique, vaniteux et assoiffé de pouvoir séculier2, avait essuyé de cuisants revers lors de la Guerre de 30 ans, et Galilée l'ouvrait un peu trop à son goût, aussi ne rata-t-il pas l'occasion de faire un exemple de lui pour conserver son prestige de pape.

    Aristote Claude Ptolémée
    Aristote (-384 - -322)

    En ce qui concerne Giordano Bruno, même l'athée australien Tim O'Neill le qualifie de "cinglé New Ageux mystique irritant" sur son blog, autant dire qu'il l'a quand même bien cherché s'il s'est fait brûler sur le bûcher, comme les Cathares (ou Michel Servet)...

    Giordano Bruno Michel Servet
    Giordano Bruno (1548-1600)                                                            Michel Servet (1511-1553)


    Les actes terroristes d'Irlande du Nord sont la résultante d'une lutte de pouvoir d'essence culturelle plutôt que théologique.

    Et maintenant, ne vous privez surtout pas de faire la comparaison avec les chiffres cités plus hauts smile.

    Et retenez surtout ceci : toutes ces atrocités sont en contradiction directe avec le christianisme. Le christianisme, c'est "Mais moi je vous dis: Aimez vos ennemis, [bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous détestent] et priez pour ceux [qui vous maltraitent et] qui vous persécutent" (Mt. 5:44), "Tu ne commettras pas de meurtre" (Ex. 20:13), "tous ceux qui prendront l'épée mourront par l'épée" (Mt. 26:52) et "les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas humaines" (2 Cor. 10:4).

    Le but du christianisme est de sauver des vies mais celui du darwinisme est de mettre fin à des vies !


    1. Darwin, C., Autobiography, p. 54. Revenir au texte.
    2. Koestler, A., "The Sleepwalkers: A History of Man’s Changing Vision of the Universe", Hutchinson, London, p. 471. Revenir au texte.

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  • Un chrétien doit être l'ennemi du darwinisme


    Certaines personnes bien intentionnées mais très mal informées s'imaginent que Darwin était chrétien, ou qu'il est redevenu chrétien sur son lit de mort. Voyez plutôt ce que Darwin a écrit dans son autobiographie (et gardons à l'esprit qu'il détenait un diplôme de théologie en Christ College de Cambridge) :
    "J'ai fini par remarquer à cette époque-là [c-à-d en janvier 1839, quand il avait 29 ans] que l'Ancien Testament, du commencement de l'histoire du monde manifestement fausse, avec la tour de Babel, l'arc-en-ciel en tant que signe, etc., etc., à l'attribution des sentiments d'un tyran vindicatif à Dieu, n'est pas plus crédible que les livres sacrés des Hindoos [sic] ou la religion d'un barbare."1

    Bonjour le marcionisme sarcastic...

    Quand à cette histoire de conversion à la dernière minute, c'est une légende urbaine qui vient d'une mauvaise interprétation du récit qu'une certaine Lady Hope a fait de sa visite à Darwin.


    Pr. Rowan Keith Williams

    Si tel est le cas, on serait en droit de s'attendre à ce que le christianisme s'oppose à la théorie de l'évolution aussi farouchement qu'à la franc-maçonnerie, non ? Et pourtant c'est tout le contraire qui se passe cry. À titre d'exemples :

    • En février 2009, Rowan Williams, archevêque de Cantorbéry et chef de l'Église d'Angleterre du moment, est allé s'excuser officiellement au cadavre de Darwin dans sa tombe à l'abbaye de Westminster au nom de toute l'Église Anglicane, parce que "les chrétiens n'ont pas compris l'évolution" :affraid: ! En même temps, il faut dire aussi partisan d'une révision de la traduction des Saintes Écritures et de l'insertion de la charia dans la loi britannique, et estime que l'homosexualité reflète l'amour de Dieu et que le récit de la naissance du Christ est un mythe.
    • Il y a eu au moins 14 000 églises qui ont célébré le bicentenaire de Darwin en 2009. Je serais extrêmement curieux de savoir quels sermons furent donnés à l'occasion et quels versets furent cités oh...
    • Nombreux sont les églises et les séminaires théologiques qui enseignent l'évolutionnisme théiste, et ce, malgré que Darwin ait été fortement opposé à ce qu'on mêle l'intervention de Dieu à sa théorie, et que Dawkins, aujourd'hui, y soit fortement opposé.
    • En novembre 2009, l'Institut des Sciences du Vatican a tenu une conférence internationale sur l'anthropologie, et le Vatican a accepté la descendance de l'homme d'après Darwin et a postulé que Dieu a insufflé son Esprit à l'homme à la fin du processus d'évolution :drunken:. On se souvient aussi des propos du pape François comme quoi les théories de l'évolution et du Big Bang ne sont pas incompatibles avec la Bible et que "Dieu n'est pas un magicien avec sa baguette magique". J'invite tous les éventuels lecteurs catholiques romains à se poser des questions sérieuses sur leur dénomination et je leur offre ce strip de Dan Lietha, dessinateur à Answers in Genesis, ci-dessous.

      - Croyez-vous que Dieu a créé l'Univers en 6 jours littéraux ?

      - Non. Dieu n'est pas un magicien avec une baguette magique !
      - Croyez-vous que Dieu a fait en sorte qu'une vierge enfante et que Son Fils crucifié ressuscite ?
      - !
      Le Dieu de la Bible n'est pas un magicien, mais Il est un Dieu de miracles.
       

    Nous arrivons à la fin. Si vous avez lu cette série depuis le début, c'est à vous de décider si l'influence de la théorie de l'évolution darwinienne sur l'Église et sur l'humanité a été bonne ou pas. Si tout évolue, la morale évolue aussi, et ça se voit dans le système judiciaire : un bon avocat n'a qu'à faire valoir l'"hérédité", comme quoi un serial killer est "né comme ça" et qu'il n'a fait qu'obéir à ses instincts inscrits dans ses gènes pour qu'il s'en tire. D'ailleurs Raymond Devos nous a sorti une belle perle là-dessus et nous lui attribuerons le mot de la fin. Merci de m'avoir lu jusqu'au bout. Soyez tous bénis.

    1. Darwin, C., "Autobiography", p. 85.
      C'est dans l'autobiographie originale de Darwin, qu'il a écrite pour sa famille, que l'on trouve les mots "ou la religion d'un barbare" ainsi que les opinions de Darwin sur l'Ancien Testament, à savoir "la tour de Babel, l'arc-en-ciel en tant que signe, etc., etc.", mais ils furent ôtés par son fils Francis à la demande de la femme de Darwin, Emma Wedgwood, par la suite. Environ 6 000 mots ont été escamotés de la sorte, pour "ne pas souiller le nom des Darwin". C'est Nora Barlow, la petite-fille de Charles Darwin, qui a publié l'autobiographie originale intégrale. Il y a un florilège d'autres citations de ce genre iciRevenir au texte.

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  •  

    La source des citations suivantes est l'autobiographie de Charles Darwin, avec les passages élagués par ses enfants restaurés, avec appendices et notes de Nora Barlow, la petite-fille de Darwin, p. 85-96 :
     

    • Plus nous connaissons les lois fixes de la nature, plus les miracles deviennent incroyables, - que les gens de cette époque étaient ignorants et crédules à un degré presque incompréhensible pour nous, - qu'on ne peut pas prouver que les Évangiles ont été écrits en même temps que les évènements, - qu'ils diffèrent dans d'importants détails, bien trop importants pour qu'on admette que ce sont les imprécisions communes aux témoignages oculaires ; - c'est par de telles réflexions que... j'en suis venu graduellement à ne plus croire au Christianisme en tant que source divine de révélation.

    • Je peux difficilement voir comment quiconque pourrait souhaiter que le Christianisme soit vrai ; car si c'est le cas le langage clair du texte semble montrer que ceux qui ne croient pas, et cela inclurait mon père, mes frères et presque tous mes meilleurs amis, seront punis éternellement. Et c'est une doctrine détestable.

    • Le vieil argument de la conception dans la nature, tel que donné par Paley, et qui me semblait si concluant, tombe à plat, maintenant que la loi de la sélection naturelle a été découverte. Nous ne pouvons plus arguer, par exemple, de ce que la belle charnière d'un bivalve a été créée par un être intelligent, comme la charnière d'une porte par un homme... Tout ce qui est dans la nature est le résultat de lois fixes.

    • Si la véracité [du fait qu'il y a plus de bonheur que de misère dans ce monde] est acceptée, elle s'harmonise bien avec les effets de la sélection naturelle auxquels nous serions en droit de nous attendre. Si tous les individus de n'importe quelle espèce devaient souffrir à un degré extrême en temps normal, ils négligeraient de perpétuer leur espèce [...] Plusieurs êtres conscients souffrent beaucoup à l'occasion. Une telle souffrance est tout à fait compatible avec une croyance en la Sélection Naturelle, qui n'est pas parfaite dans son action. [...] Un être aussi puissant et aussi rempli de connaissance qu'un Dieu qui peut créer l'univers, est pour nos esprits finis omnipotent et omniscient, et cela révolte notre compréhension de supposer que sa bienveillance n'est pas illimitée, car quel avantage y a-t-il dans la souffrance de millions d'animaux inférieurs sur un laps de temps presque illimité ?

    • Mais on ne peut pas douter que les hindous, les mahométans et d'autres pourraient argumenter de la même manière et avec la même force en faveur de l'existence d'un Dieu, ou de plusieurs Dieux, ou de pas de Dieu comme avec les bouddhistes. Il y a aussi beaucoup de tribus barbares dont on ne peut dire avec une quelconque véracité qu'elles croient en ce que nous appelons Dieu : ils croient en fait aux esprits ou aux fantômes, et on peut expliquer, comme l'ont montré Tyler et Herbert Spencer, la manière dont ces croyances ont probablement apparu.

    • Peut-on faire confiance à l'esprit d'un homme, qui s'est, comme je le crois entièrement, développé à partir d'un esprit aussi bas que celui que possède l'animal le plus inférieur, quand il tire des conclusions aussi grandioses [qu'une cause primordiale à l'univers] ?

    • Il serait aussi difficile [à un enfant] de rejeter leur foi en Dieu qu'à un singe de rejeter sa peur et sa haine instinctives d'un serpent.

     

    La citation ci-dessous est de Michael Crichton, l'auteur de "Jurassic Park" et "Le monde perdu", qui a engendré la trilogie cinématographique des Jurassic Park ainsi que Jurassic World. Il va donc de soi que c'est un évolutionniste pur jus. Il parlait de la science en général mais la critique conviendrait bien à la théorie de l'évolution. Vous pouvez consulter le texte entier ici :

    "Je voudrais faire une pause ici et parler de cette notion de consensus, et l'avènement de ce qui a été appelé la science de consensus. Je vois la science de consensus comme un développement extrêmement pernicieux qui doit être stoppé net. Historiquement, l'appel au consensus a été le premier refuge des scélérats ; c'est une manière d'éviter le débat en prétendant que la question a déjà été réglée. À chaque fois que vous entendez que le consensus des scientifiques s'accorde sur telle chose ou telle autre, vérifiez que vous avez toujours votre porte-monnaie en poche parce que vous êtes en train de vous faire avoir.

    Que ce soit bien clair : l'œuvre de la science n'a rien à voir avec le consensus. Le consensus est affaire de politique. La science, au contraire, n'exige qu'un seul chercheur qui se trouve être dans le vrai, ce qui veut dire qu'il ou elle a des résultats vérifiables par référence au monde réel. En science, le consensus est hors-sujet. Ce qui est dans le sujet, ce sont les résultats reproductibles. Les plus grands scientifiques de l'histoire le sont précisément parce qu'ils ont rompu avec le consensus.

    La science de consensus n'existe pas. Si c'est consensuel, ce n'est pas scientifique. Si c'est scientifique, ce n'est pas consensuel. Point barre.

    [Crichton donne ensuite une série d'exemples où le consensus scientifique avait tout faux pendant de nombreuses années.]

    Enfin, je voudrais vous rappeler de remarquer où on en appelle au consensus. On n'en appelle au consensus que dans les situations où la science n'est pas assez solide. Personne ne dit que le consensus scientifique s'accorde à dire qu'E=mc². Personne ne dit que le consensus est que le Soleil est à 150 000 000 de kilomètres. Il ne viendrait jamais à l'esprit de quiconque de parler comme ça."

     


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  • Darwinisme et marxisme

    Le délire de Darwin, appendice A

    L'opposition de Marx à la religion

    L'acceptation du darwinisme et le rejet de la religion étaient d'une importance critique pour le mouvement communiste lors de son émergence.

    Lorsque Karl Marx (1818-1883) abandonna sa foi chrétienne et devint un athée, il conclut que la religion était un outil des riches pour assujettir les pauvres. Il a dénoncé ouvertement la religion comme étant "l'opium des peuples", et dans toutes les nations où les communistes ont pris le pouvoir, les églises étaient, sinon ouvertement abolies, tout du moins réduites à l'impuissance1. L'opium est une drogue anesthésiante et Marx a décrit la religion comme ayant le même effet, c-à-d qu'elle est utilisée pour pacifier les opprimés car elle met l'accent sur la paix, la non-violence et l'amour du prochain. Le résultat est que ça leur faisait se sentir mieux, mais que ça ne résolvait pas leurs problèmes.

    Marx estimait que la religion n'est pas qu'une simple illusion : elle a une fonction sociale délétère, à savoir aveugler les opprimés par rapport à la vérité de leur oppression et empêcher les gens de voir les dures réalités de l'existence. Tant que les travailleurs et les opprimés croiraient que leur comportement et leurs souffrances patients et moraux leur permettraient de gagner la liberté et le bonheur au paradis, ils se laisseraient opprimer. Marx en conclut que les travailleurs changeraient leur perception de la réalité que quand ils réaliseraient que Dieu, l'au-delà et les bonnes raisons de ne pas obtenir ce qu'ils veulent dès maintenant quitte à le prendre à d'autres n'existent pas.

    D'après Marx, la solution était d'abolir la religion, ce qui permettrait aux pauvres de se révolter ouvertement contre les "oppresseurs" (les propriétaires, les fortunés, les entrepreneurs, etc.) et de s'emparer de leurs richesses pour que les pauvres puissent goûter à la richesse et au succès  en ce monde. Qui plus est, comme "les riches et les puissants ne vont pas juste les céder, les masses devraient s'en emparer par la force"2. Eidelberg a remarqué que "l'eschatologie de Marx, sa philosophie matérialiste de l'histoire est, dans la pratique, une doctrine de révolution permanente, une doctrine qui ne peut que se traduire par une violence, une terreur et une tyrannie périodiques"3.

    C'est pour cela que Marx a conclu que l' "abolition de la religion" est un pré-requis pour l'atteinte d'un bonheur réel pour le peuple4. En conséquence, une pierre de touche importante du communisme était d'enlever l'opium (la religion) au peuple et à les convaincre qu'ils doivent manger, boire, s'amuser dès maintenant, car ils peuvent mourir demain (1 Cor. 15:32) - et pour avoir les ressources pour boire, manger et s'amuser, il fallait qu'ils le volent aux riches et à ceux qui ont réussi. Marx mettait l'accent sur le fait que dans la philosophie darwinienne, à part pour les plaisirs personnels du moment, la vie, sur le long terme, n'a aucun sens ni aucune finalité car nous sommes des accidents de la nature qui, selon toute probabilité, ne se produiraient plus jamais sur Terre5.

    Un facteur important, toutefois, ne fut pas proprement pris en compte dans la vision du monde irréaliste (mais idéaliste) de Marx. C'est le fait que "l'ouvrier mérite son salaire" (1 Ti. 5:18). Commencer une entreprise implique généralement un énorme risque, et requiert un travail extrêmement dur et de longues heures de la part de personnes qui ont souvent d'énormes talents pour guider ce business au succès. La plupart des nouvelles entreprises échouent - moins d'1/5 réussissent - et le succès de la vaste majorité d'entre elles est en général tout juste modéré.

    D'un autre côté, d'énormes récompenses peuvent résulter d'une entreprise si elle réussit. Les récompenses incluent non seulement richesse et prestige, mais la satisfaction de la réussite et d'avoir construit une entreprise couronnée de succès. Les récompenses doivent être grandes pour que les gens assument les risques impliqués. Beaucoup des personnes qui échouent à monter une entreprise perdent tout ce qu'elles ont. Pour ces raisons, le communisme était voué à échouer en tant que théorie économique.
     
    Pour s'assurer que le communisme maintienne sa base de puissance, il était nécessaire d'endoctriner les gens contre les religions, en particulier les religions abrahamiques, qui maintiennent que spolier les gens de leurs biens sans une compensation adéquate est mal et que tuer les gens pour leur voler leur bien est un affreux péché6. Qui plus est, ces religions maintiennent aussi que, bien que nous devrions prendre position pour le bien, la justice n'est pas garantie en ce monde (mais Dieu a promis des récompenses dans l'au-delà pour ceux qui cherchent la droiture).

    Le rejet du christianisme et l'adoption d'une vision du monde agnostique/athée par Marx était critique au développement de son argumentaire, ainsi que celui de nombre de ses partisans. Les Écritures enseignent qu'il faut exprimer de l'affection, de la compassion et de l'attention aux pauvres, aux veuves, aux orphelins, aux infirmes, aux rebuts de la société et même aux criminels, mais elles maintiennent aussi que l'ouvrier est digne de son salaire et condamnent le meurtre (même si cela fait partie d'une révolution sociale - "si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée" : Ap. 13:10). Dans la majorité des cas, le christianisme a été une force qui a empêché les gens de spolier d'autres gens du fruit de leur labeur.

    Les résultats de l'idéal athée de Marx, tragiquement, sont devenus très apparents. L'idéal communiste selon lequel "chacun prend selon ses besoins, et chacun donne selon ses capacités" devient bien trop souvent "chacun prend autant qu'il peut, et donne aussi peu qu'il peut". Le résultat a été la banqueroute pour la plupart des pays communistes. Dans les décennies précédentes, nous avons vu l'effondrement de tous les régimes communistes et leur remplacement par des gouvernements capitalistes ou socialistes (Cuba et la Chine ont des gouvernements socialistes, la Chine a lancé de grandes réformes capitalistes dans sa volonté de coexister avec le capitalisme, et la Corée du Nord se dirige à vitesse grand V vers un gouvernement socialiste). La qualité d'une société est fonction du calibre de ses dirigeants. Ce sont les gens les plus qualifiés qui devraient être à la tête des écoles, des usines et des gouvernements. La pauvreté économique de la Russie et d'une grande partie de l'Europe de l'Est (qui est due à des facteurs complexes et reliés) rend un témoignage éloquent à l'échec du communisme.

    Les raisons pour lesquelles le communisme est athée et a causé un holocauste

    Le délire de Darwin, appendice A

    Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770-1831)


    Marx a été considérablement influencé par le concept de dialectique de Hegel. Georg Hegel (1770-1831) maintenait que la religion, la science, l'histoire et "pratiquement tout le reste" évoluent vers un état supérieur au fur et à mesure7. Cela se fait par un processus nommé dialectique, où une thèse (une idée) finit par se heurter à une antithèse (une idée contraire), produisant une synthèse ou un mélange composé du meilleur du vieux et du neuf8. Marx conclut que le capitalisme était la thèse, et le prolétariat organisé l'antithèse. En gros, le conflit central du capitalisme était entre ceux qui contrôlent les moyens de production (les propriétaires, la classe riche, ou la bourgeoisie) et ceux qui font le vrai travail physique (les ouvriers ou le prolétariat). L'idée centrale de Marx était que la synthèse (à savoir le communisme) émergerait de la lutte entre le prolétariat et la bourgeoisie. Cela est illustré par le fameux slogan de Marx : "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous et renversez vos oppresseurs !"

    Marx conclut que la masse (les travailleurs - ces personnes qui travaillent dans les usines et les fermes) lutteraient avec les pontes des affaires, les riches et les entrepreneurs. Comme il y avait bien plus d'ouvriers que de propriétaires, Marx était convaincu que les ouvriers renverseraient les entrepreneurs par une violente révolution à un moment donné, leur prenant leurs usines et leur richesse. Le résultat en serait une dictature du prolétariat. Marx croyait alors que la propriété privée serait abolie, et que les ouvriers possèderaient collectivement le pays, y compris les fermes et les moyens de production. Alors tous les ouvriers partageraient également le fruit de leur labeur, engendrant une société sans classe où tout le monde gagnerait une même somme d'argent. La philosophie a bien entendu séduit des millions de gens, en particulier les pauvres, les opprimés, et plusieurs gens de classe moyenne qui se faisaient du souci pour les pauvres.

    Avec les révolutions communistes, les richesses ont été prises de force aux classes de propriétaires terriens, aux riches, aux industriels et à d'autres. La spoliation des terres et des richesses des propriétaires en général a causé une résistance immense et étendue.

    Beaucoup de ces gens avaient bâti leur richesse sur un dur travail et des décisions d'affaires astucieuses, et n'avaient pas envie d'abandonner ce qui leur a pris des années de travail très dur à obtenir
    . Un bain de sang en a résulté, qui a coûté la vie à des centaines de millions de gens. Parmi les victimes se trouvaient souvent les entrepreneurs les plus talentueux, les industriels les plus habiles, et l'épine dorsale intellectuelle de la nation. Les ouvriers furent promus responsables de compagnies et d'usines qui étaient tenues par ce que Marx appelait la bourgeoisie ; beaucoup de ces ouvriers n'avaient pas les talents et les qualités personnelles requises pour tenir ces entreprises. En conséquence, des produits de qualité inférieure, une productivité basse et une quantité de déchets incroyable furent la règle pendant des générations dans le monde communiste.


    Comme le note Jorafsky, qu'importe à quel point l'histoire juge Marx durement, le fait est que la théorie de Marx a unifié le darwinisme et la révolution intrinsèquement et inséparablement :

    "[...]un historien peut difficilement ne pas admettre que la prétention de Marx à fournir un guidage scientifique à ceux qui voudraient transformer une société a été une des raisons principales de l'énorme influence de sa doctrine."9

    1. Marx, K. H., "A Contribution to the Critique of Hagel’s Philosophy of Right", p. 57, 1844. Réimprimé dans "Early Political Writings" (édité et traduit par Joseph O’Malley), Cambridge University Press, 1994. Revenir au texte.
    2. Macrone, M., "Eureka! 81 Key Ideas Explained", Barnes and Noble, New York, p. 216, 1995. Revenir au texte.
    3. Eidelberg, P., "Karl Marx and the declaration of independence: the meaning of Marxism", Intercollegiate Review 20:3-11, p. 10. Revenir au texte.
    4. Marx, Ref. 1, p. 58. Revenir au texte.
    5. Gould, S. J., "Wonderful Life: Burgess Shale and the Nature of History", W.W. Norton, New York, p. 233, 1989. Revenir au texte.
    6. Wurmbrand, R., "Marx and Satan", Crossway Books, Westchester, p. 11, 1987. Revenir au texte.
    7. Macrone, Ref. 2, p. 52. Revenir au texte.
    8. Macrone, Ref. 2, p. 51. Revenir au texte.
    9. Joravfsky, D., "Soviet Marxism and Natural Science", Routledge and Kegan Paul, London, p. 4, 1961. Revenir au texte.

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  • Darwinisme et capitalisme

    - C'est quoi, le "darwinisme social" ?
    - La survie du plus riche.

    Le spencerisme


    Herbert Spencer (1820-1903)

    Herbert Spencer, eugéniste et darwiniste social radical, a conclu que certaines races "inférieures", ainsi que les individus faibles, étaient trop faibles et voués à l'extinction. Il fut un auteur à grand succès, ses livres devenant des best sellers, étant employés dans les universités et influençant les pontes américains des affaires. Il eut même droit à un magazine spécial pour y exposer ses idées et à un dîner en son honneur donné par le Bill Gates de l'époque, Andrew Carnegie, dîner auquel tous ceux qui prétendaient avoir un certain statut ont participé.


    Andrew Carnegie (1835-1919), surnommé "l'homme le plus riche du monde", dont la devise était "Aim for the highest"

    Spencer est notoire pour avoir fourni une justification rationnelle au capitalisme ultra-libéral : l'évolution sociale éliminerait d'elle-même les individus faibles et/ou inadaptés et l'homme rationnel n'avait pas à se mettre en travers.


    Feu Isaac Asimov (1920-1992)

    On comprend facilement les implications abominables que pareille philosophie peut avoir. Ainsi, Isaac Asimov, bien qu'évolutionniste convaincu, a remarqué que le darwinisme pouvait être utilisé pour justifier l'indifférence à la responsabilité sociale normale envers les chômeurs et les nécessiteux :

    "En 1884, [Spencer] a maintenu, par exemple, que les personnes inemployables ou les fardeaux pour la société devraient être laissés mourir plutôt que d'être des objets d'aide et de charité. Cela, apparemment, élaguerait les individus inadaptés et renforcerait la race. C'était une philosophie immonde qui pouvait être utilisée pour justifier les pires impulsions des êtres humains."1

    Les conditions de travail communes au XIXe siècle et au début du XXe siècle

    Le manque atterrant d'intérêt des exploiteurs capitalistes envers le bien-être social de la communauté, voire envers celui de leurs propres employés, se traduisant notamment par des conditions de travail ignobles, furent la cause de millions de morts et de mutilations. Le total annuel aux USA en a été estimé à un million2.

    Des moteurs d'entraînement par courroie et des arbres de puissance sans protection étaient la norme plutôt que l'exception. Un ouvrier pouvait difficilement travailler toute sa vie dans une usine sans se retrouver avec des doigts, des mains, voire des bras amputés, une perte de vision ou d'ouïe, une intoxication au mercure, voire le cancer. Les ouvriers des aciéries travaillaient sur des périodes de 12 heures ininterrompues par une température de 47 °C pour 1,25 $ par jour.


    John Pierpont Morgan (1837-1913)

    Les vies humaines avaient si peu de valeur aux yeux des exploiteurs capitalistes que rien que la catégorie des ouvriers du rail subit des centaines de morts inutiles dues aux extrêmes de température, à la maladie et aux attaques d'Indiens. Ainsi, J. P. Morgan acheta 5 000 fusils défectueux à 3,50 $ l'un et les revendit à l'armée 22 $ pièce. Les fusils défectueux explosaient parfois, emportant le pouce du propriétaire. Les victimes intentèrent un procès, mais elles le perdirent, car, bien entendu, les juges, ayant été élevés à l'école darwiniste, étaient acquis à la cause des exploiteurs capitalistes, qui étaient de toute façon bien déterminés à ne rien faire pour améliorer le sort de leurs employés beurk...

    Du christianisme au darwinisme

    La plupart des barons exploiteurs se présentaient comme des chrétiens protestants, mais avaient dans les faits soit abandonné la foi en la Bible, soit inclus dans celle-ci les idées de Darwin et Spencer. Bien souvent, ils ne se rendaient pas compte de la sorte de personnes qu'ils étaient vraiment, à savoir de vils vampires qui écrasaient et la concurrence et leurs ouvriers, mais attribuaient leur succès à des caractéristiques personnelles élevées comme l'intelligence, l'habileté, l'âpreté au gain et la vertu.

    Dans les faits, le darwinisme était leur religion. Ainsi, Andrew Carnegie s'identifiait comme chrétien au début, mais il abandonna sa foi pour le darwinisme quand il y fut introduit par un groupe "de penseurs éclairés et libres [...] qui cherchaient une nouvelle religion de l'humanité" et se réunissaient chez un prof de l'université de New York, et devint un proche ami d'Herbert Spencer3. Carnegie a déclaré dans son autobiographie que quand lui et plusieurs de ses amis en sont venus à douter des enseignements de la Bible,
    "[...] y compris l'élément surnaturel, et, en fait, la fresque entière du salut par la rémission des péchés et toute la trame construite dessus, je suis tombé, heureusement, sur les œuvres de Darwin et de Spencer [...] Je me souviens que la lumière m'inonda et que tout devint clair. Non seulement je m'étais débarrassé de la théologie et du surnaturel, mais j'avais trouvé la vérité de l'évolution. "Tout va bien car tout s'améliore", c'était devenu mon leitmotiv [ultra-libéral], ma vraie source de réconfort. L'homme n'a pas été créé avec un instinct d'auto-dégradation, mais de l'inférieur il s'est élevé vers des formes supérieures. Il n'y a pas de fin concevable à cette marche vers la perfection non plus."4

    Pour Carnegie, Spencer devint un Dieu. Il disait de lui qu'"il est le plus grand esprit de cette époque ou de n'importe quelle autre", et que "dans les volumineux volumes [de Spencer] se trouve l'essence finale de toute vérité et connaissance"5.


    John Davidson Rockefeller (1839-1937)

    John D. Rockefeller aurait dit que "la croissance d'une grande entreprise est une simple question de survie des plus adaptés, [...] l'élaboration d'une loi de la nature [...]"6. Les Rockefeller, bien qu'ils maintiennent des apparences chrétiennes protestantes, épousent totalement la théorie de l'évolution et considèrent la Genèse comme de la mythologie7.


    John Davidson Rockefeller Jr (1874-1960)

    Ainsi, lorsqu'un philanthrope donna 10 000 $ pour aider à fonder une université qui porterait le nom du célèbre avocat et politicien créationniste américain William Jennings Bryan, John D. Rockefeller Jr répliqua en faisant don d'un million de dollars à l'université théologique ouvertement anti-créationniste Chicago Divinity School8.

    Bien entendu, cette philosophie ne fut pas adoptée uniquement par Carnegie et les Rockefeller, mais aussi par la plupart des gros capitalistes de l'époque, comme par exemple les magnats du rail comme James Hill9. Même Henry Ford, l'archétype du gros capitaliste américain, Levine et Miller ont trouvé dans le darwinisme une logique parfaite pour le système de libre-entreprise10.

    Le darwinisme en tant que justification du capitalisme le plus dur

    Un des principaux porte-paroles du darwinisme, William Graham Sumner, prof à l'université de Princeton, a conclu que "les millionnaires sont les individus les plus adaptés de la société" et qu'"ils méritent leurs privilèges" car ils ont été "sélectionnés naturellement dans le creuset de la compétition".
    Il était loin d'être le seul : dans une étude des sociologues, Rosenthal s'est aperçu que les sociologues Cooley, Sorokin, Ross et Park adhéraient tous à des doctrines biologiques racistes qui justifiaient et même encourageaient la politique de la loi de la jungle. Les doctrines biogénétiques ont toujours eu pour effet dans l'histoire de promouvoir une attitude d'acceptation face au capitalisme radical, au racisme, au sexisme et même à la guerre. Rosenthal a remarqué que c'est le cas même s'il n'y a aucun indice que le comportement social humain ait une base biogénétique, ou que la compétition sociale ou en affaires, la domination masculine, l'agressivité, la territorialité ou même le patriotisme, la guerre ou le génocide soient des universels humains à base génétique11.

    Plusieurs darwinistes en conclurent qu'une entreprise se devait de suivre les lois du darwinisme si elle ne voulait pas se retrouver acculée à l'extinction comme dans le domaine biologique. D'après Asma, très près de nous :
    "La nature se développe de telle manière que le fort survit et le faible périt. Ainsi, les structures sociales et économiques qui survivent sont plus fortes et meilleures, et les structures qui ne le sont pas étaient de toute évidence vouées à s'effondrer. Il est mieux que le capitalisme ait survécu à la guerre froide comme il était mieux que les mammifères aient survécu à l'ère mésozoïque quand les dinosaures se sont éteints. Comment savons-nous que le capitalisme est mieux que le communisme et que le mammifère est mieux que le dinosaure? Parce qu'ils ont survécu, bien sûr."12 (L'emphase est dans l'original)

    Le magnat du pétrole de Houston Michel Halbouty, qui était typique des exploiteurs, justifiait son exploitation impitoyable par ce raisonnement : "Comme dans la nature, le principe de la survie du plus fort prévaut"13. Ces gens-là pensaient que leur comportement était justifié par la loi naturelle parce que la survie du plus adapté serait le résultat inévitable de l'histoire14. Le résultat a été un niveau de cruauté dans les pratiques commerciales allant jusqu'à l'assassinat.

    Les exploiteurs donnaient bien aux charités, mais c'était du flan car même à ce moment-là ils restaient fidèles au darwinisme : rien qu'entre 1887 et 1907, Andrew Carnegie a fait don de 125 millions de dollars, mais "rien n'est allé directement au secours des classes défavorisées. En tant que bon darwinien, il ne voyait aucune raison de sauver les inadaptés [...] Balancer l'argent dans la mer lui aurait semblé préférable"14. En fait, ces bons messieurs ne voyaient pas le darwinisme comme une force négative, mais, selon les mots du président de l'université Clark, G. Stanley Hall :
    "Rien ne renforce l'optimisme comme l'évolution. Ce sont les meilleurs, ou à la limite pas les pires, qui survivent. Le développement se fait vers le haut, il est créatif et non décréatif. En partant du gaz cosmique et vers le haut, il y a du progrès, de l'avancement et de l'amélioration."15

    Aujourd'hui

    Un des nombreux exemples mettant en évidence que le darwinisme se porte encore bien dans le mental des exploiteurs capitalistes est la manière dont Robert Blake et ses co-auteurs (dans leur best-seller intitulé "Darwinisme d'entreprise") ont ouvertement appliqué le darwinisme dans le business moderne. Ils ont conclu que l'entreprise évolue, s'accroît et s'étend de manière très prévisible, en particulier dans des étapes définies, très semblables aux étapes de l'évolution humaine16. Cette "évolution de l'entreprise" est naturelle ; en accord avec les principes darwiniens, soit l'entreprise avale la concurrence, soit elle se fait avaler par icelle.


    William Henry Gates III

    Même après la 2guerre mondiale, plusieurs magnats du pétrole indépendants s'imaginaient encore que leur succès dépendait de la philosophie de la lutte darwinienne pour la vie13. David Gelernter, prof à Yale, a cité l'ancien DG de Microsoft Rob Glaser a conclu que Bill Gates, l'homme le plus riche du monde, est "impitoyable et Darwinien. Le succès est défini par l'applatissage de la concurrence, et non pas par la création de l'excellence"17. Et je dois dire que ça se sent dans sa production he.

    On peut aussi citer les pratiques ignobles et impitoyables qui se pratiquent dans une multinationale comme Shell, dont des pays du Tiers-Monde entiers pâtissent, et mises en évidence par Éva Joly. On peut encore citer les pratiques d'Amazon : des salariés écossais de cette entreprise sont payés un salaire de misère qui les oblige à vivre sous la tente à proximité du lieu de travail faute de pouvoir prendre la navette de l'entreprise, dont le prix est exorbitant.

    Que dire, pour conclure, que le christianisme promeut un comportement radicalement différent et que si les exploiteurs capitalistes d'hier et d'aujourd'hui avaient cru au récit de la Genèse sur nos origines plutôt que celui de Darwin, ils n'auraient surement pas atteint pareils extrêmes dans leur convoitise et leur avidité ?
    "[...]La Bible [...] ne prêche absolument pas la guerre de chacun contre tous, mais la guerre de chaque homme contre son vil être. Le problème du succès n'était pas de broyer les concurrents, mais d'élever son être - et les 2 n'étaient pas équivalents. Les opportunités de succès, comme les opportunités de salut, étaient illimitées ; le paradis pouvait recevoir tous ceux qui étaient dignes. Une telle conception du paradis économique différait de la notion malthusienne selon laquelle les chances étaient si limitées que l'ascension de l'un signifiait la chute des autres. C'était cette vision plus optimiste, selon laquelle chaque triomphe ouvrait la voie à plus encore, qui dominait la perspective des gens qui écrivaient des manuels d'aide de soi."18

    Pour finir, cet article doit énormément à celui de Jerry Bergman, docteur en biologie, dans le numéro du Journal of Creation 16(2):105–109 d'août 2002, intitulé "Darwin’s critical influence on the ruthless extremes of capitalism".


     

    1. Asimov, I., "The Golden Door: The United States from 1876 to 1918", Houston Mifflin Company, Boston, p. 94, 1977. Revenir au texte.
    2. Hunter, R., "Poverty", Torchbooks, New York, 1965. Revenir au texte.
    3. Bettmann, O., "The Good Old Days—They Were Terrible!", Random House, New York, p. 71, 1974. Revenir au texte.
    4. Carnegie, A., "Autobiography of Andrew Carnegie (1920)", édité par Van Dyke, J. C., réimprimé par Northeastern University Press, Boston, p. 327, 1986. Revenir au texte.
    5. Wall, J.F., "Andrew Carnegie", Oxford University Press, New York, p. 390, 1970. Revenir au texte.
    6. Oldroyd, D.R., "Darwinian Impacts", Humanities Press, Atlantic Highlands, NJ, p. 216, 1980. Revenir au texte.
    7. Taylor, I.T., "In the Minds of Men: Darwin and the New World Order", TFE Publishing, Minneapolis, p. 386, 1991. Revenir au texte.
    8. Larson, E.J., "Summer for the Gods: The Scopes Trial and America’s Continuing Debate Over Science and Religion", Basic Books, New York, p. 183, 1997. Revenir au texte.
    9. Morris, H. and Morris, J.D., "The Modern Creation Trilogy, Vol. 3, Society and Creation", Master Books, Green Forrest, 1996, p. 87. Revenir au texte.
    10. Levine, J. and Miller, K., "Biology: Discovering life", D.C. Heath, Lexington, p. 161, 1994. Revenir au texte.
    11. Rosenthal, S.J., "Sociobiology: New Synthesis or Old Ideology?" Étude présentee en 1977 à la Convention de l'Association Sociologique Américaine. Revenir au texte.
    12. Asma, S.T., "The new social Darwinism: deserving your destitution", The Humanist 53(5):11, 1993. Revenir au texte.
    13. Cité in Olien, R.M. et Olien, D.D., "Wildcatters: Texas Independent Oilmen", Texas Monthly Press, Austin, p. 113, 1984. Revenir au texte.
    14. Wyllie, I., "The Self-Made Man in America", Rutgers University Press, New Brunswick, p. 92, 1954. Revenir au texte.
    15. Hall, G.S., "Adolescence and Its Psychology", D. Appleton, New York, p. 546, 1928. Revenir au texte.
    16. Blake, R., Avis, W. and Mouton, J., "Corporate Darwinism", Gulf Pub, Houston, 1966. Revenir au texte.
    17. Gelernter, D., "Bill Gates", TimeMagazine 152(23):201–205, 1998 ; p. 202. Revenir au texte.
    18. Ref. 8, p. 27. Revenir au texte.

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