• L'Evangile : évolution ou création ? Épisode 3

    La Genèse est à la base de l'enseignement et l'œuvre du Christ

     

    Un chrétien, par définition, suit le Christ. Un bouddhiste suit Bouddha, un marxiste suit Karl Marx, mais nous autres les chrétiens, par contre, croyons en Jésus Christ en tant que Seigneur et Sauveur, et nous croyons et suivons ce qu'Il enseigne.
    Ce qui est incroyable dans cette histoire, c'est que quand vous déclarez ça en public, on a droit à des numéros de schtroumpfs moralisateurs qui soutiennent mordicus que vous "manquez d'amour" parce que vous blessez les non-chrétiens !... C'est inouï oh ! Il ne devrait pourtant pas y avoir matière à choquer là-dedans : nous croyons en Jésus Christ car Il est notre unique salut.

    Mais au fait, que nous dit notre salut au sujet du récit de la Genèse ?

     

    • Mc. 10:6 : " Mais au commencement de la création, Dieu a fait l'homme et la femme"
      Non mais attends, t'es à l'ouest, là, Jésus. Les scientifiques sont formels : l'homme est arrivé sur la scène il y a à peine 7 millions d'années (comment ça, à peine happy ?), et non pas "au commencement de la création" parce que ça, c'était il y a 15 milliards d'années. Sérieux, t'es relou, là, tu nous fous la honte avec ton ignorance crasse de la biologie.
      À moins que ce soit la biologie du monde qui ait tout faux ?


      James Hutton et Charles Lyell, pionniers de l'uniformitarisme

       
    • Lc. 17:27 : " Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé est entré dans l'arche, puis le déluge est venu et les a tous fait mourir."
      Non, mais on nage en plein délire, là ! Les géologues sont unanimes (enfin, je crois happy...) : le Déluge planétaire n'a jamais eu lieu ! Le présent est la clé du passé, telle est leur devise. Bon, OK, j'm'en vas m'met'à ton niveau d'bouseux d'la Palestine du Ier siècle : on n'utilise que les processus qu'on peut voir de nos yeux aujourd'hui pour expliquer les évènements du lointain passé. On appelle ça l'uniformitarisme, ce sont James Hutton1 et Charles Lyell2 qui l'ont mis au point au milieu du XIXe siècle.
      Quant au Déluge, c'est qu'un mythe hébreu calqué sur les mythes des peuplades environnantes, notamment l'Enuma Elish babylonienne ! Oui, enfin, j'ai pas étudié la question de près, hein, mais je sais de quoi je parle !
      À moins que ce soit la géologie de ce monde qui se goure ?


    Au risque de me répéter, en tant que disciples du Christ, ne sommes-nous pas censés accepter tout ce que Celui-Ci enseigne ? Si ce n'est pas le cas, est-ce que ça veut seulement dire quoi que ce soit d'être disciples du Christ ? C'est tellement évident que c'est limite une vérité de la Palice.

    Parce qu'après tout, quand on y regarde de près, la plupart des enseignements de Jésus trouvent leur racine dans la Genèse.

    Prenons l'exemple (ou plutôt le sujet qui fâche bad) du mariage. Pourquoi devrait-ce nécessairement être l'union d'un homme et d'une femme pour la vie ? Pourquoi un homme ne pourrait-il pas prendre 10 000 femmes, s'il peut les entretenir ? Pourquoi ne pourrait-on pas épouser une personne du même sexe (même en étant hétérosexuel), comme cela se fait dans ce pays et bien d'autres encore ? Pourquoi 3 hommes ne pourraient-ils pas se marier, comme cela s'est fait en Thaïlande la St-Valentin dernière, ou 3 femmes, comme cela s'est fait tout récemment au Brésil ?



    Pourquoi ne pourrait-on pas épouser un animal ? Ça s'est déjà vu à ce qu'il paraît. Pourquoi un adulte ne pourrait-il pas épouser un enfant ? Ça se fait dans les pays musulmans rétrogrades et ça se profile aussi dans nos démocraties occidentales. Pourquoi ne pas épouser une plante ? Un roc ? C'est bien ce qu'a fait Pygmalion, non smile ? Pourquoi ne pas s'épouser soi-même pour avoir les avantages d'un couple à soi tout seul ?
    La réponse à tout cela est on ne peut plus simple : la définition du mariage est en Mt. 19:5 et Mc. 10:7 : "C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et les deux ne feront qu’un"

    Il va de soi que Jésus cite ici Gen. 2:24, donc, logiquement, si le récit de nos origines n'est pas vrai, il n'y a pas de définition objective et immuable du mariage, et ce n'est pas une coïncidence si la pratique et la normalisation de l'homosexualité progressent le plus vite dans les pays qui ont le plus rejeté la version biblique de nos origines beurk.

    Il y a autre chose qui a de plus en plus tendance à disparaître ces dernières années dans nos sociétés post-chrétiennes : les vêtements smile. Est-ce que c'est en accord avec la théorie de l'évolution de se vêtir ? Je ne crois pas, non smile, au contraire, il faudrait plutôt rester nu pour s'exposer aux stimuli extérieurs comme les intempéries, comme ça les générations à venir auront une belle fourrure bien chaude, voire une carapace happy.
    Ce n'est d'ailleurs sans doute pas une coïncidence si les vêtements ont de plus en plus tendance à disparaître en partant du nombril vers le haut et le bas depuis la 2moitié du XXsiècle wink2.

    Mais d'où vient cette façon que nous les humains avons de nous vêtir ?
    Gen. 3:21 : "L'Eternel Dieu fit des habits en peau pour Adam et pour sa femme, et il les leur mit."
    Ce fut là la première mort (au sens biblique du terme3) de l'histoire du monde. Dieu a nécessairement dû tuer un animal pour que sa peau serve à faire des vêtements pour couvrir la nudité d'Adam et Ève. De ce fait, cet animal, cette victime innocente, fut un précurseur du Christ. C'est une théologie tout à fait valide.

    Plus important encore, sur quoi se base l'affirmation de Paul comme quoi "le salaire du péché, c'est la mort" (Rom. 6:23) ? Là encore, ça vient de la Genèse (et pas du blues smile) :
    Gen. 2:17 : "mais tu ne mangeras pas le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras, c’est certain."
    En gros, si on désobéit au Dieu infiniment saint, on mérite la mort.
    Il y en a que ca défrise (des incroyants surtout wink2). Mais prenons cette analogie. Elle n'est pas parfaite, comme toutes les analogies, mais elle illustre bien la problématique d'un crime fini (en apparence) qui entraîne un châtiment infini : est-ce la même chose de mettre un coup de pied à un chien errant et de donner un coup de pied à Emmanuel Macar... oh, pardon : Macron (et ce, quoi qu'on pense de lui smile) ? Bien sûr que non : le 1er vous vaudra peut-être un blâme d'un passant, mais le 2d vous vaudra la prison à coup sûr ! Pourquoi cela ? Parce que Macron, en tant que Président de la République Française, a ce qu'on appelle une sainteté (eeeet oui smile). Je ne veux pas dire par là qu'il a une conduite très pure (je suis pas fou smile) mais qu'ayant été consacré à une fonction extrêmement importante, il s'ensuit qu'il mérite un certain respect (si, si smile, cf. Rom. 13:1-3).


    Emmanuel Macaron
    Emmanuel Macron

    Mais Dieu est incomparablement plus saint que Macron (n'est-ce pas yes?), ne serait-ce que parce qu'Il est notre Créateur et qu'Il a tous les droits sur nous. Il l'est infiniment, au point qu'il est tout à fait normal qu'une faute contre Lui, n'importe laquelle, mérite une punition infinie, et cette punition, en langage commun, nous l'appelons l'enfer.
    Plutôt que de faire une fixette là-dessus, estimons-nous heureux que, dans Son infinie miséricorde, Dieu nous ait fourni le moyen d'échapper à Sa juste colère, et ce moyen, c'est Son Fils Jésus Christ.

    C'est sur l'équation péché-mort-rédemption que repose la foi chrétienne. S'il n'y a jamais eu d'Adam et Ève historiques qui ont commis un péché originel historique dans un jardin d'Éden réel, de quoi Jésus-Christ est-il venu nous sauver à la base ? D'une nature pècheresse mythique eek ? Si le 1er Adam est un mythe, alors le dernier Adam (1 Cor. 15:45) est venu pour rien !
    Et pourtant, nombreux sont les chrétiens (surtout les catholiques, comme par hasard frown) qui s'entêtent comme quoi "les 1ers chapitres de la Genèse ne sont qu'une métaphore, un conte initiatique destiné à nous apprendre le pourquoi de la Création et non le comment", ou je ne sais quelle autre ânerie ronflante du même acabit.
    Si c'est vraiment le cas, nous avons un sacré problème d'ordre logique : les généalogies du début de la Genèse sont célébrissimes pour être une excellente lecture avant de se pieuter, avec tous leurs : "Et quand Untel eut X ans, il engendra Untel, puis il vécut X ans, etc." et, conjointes à la généalogie de Jésus dans Lc. 3, nous permettent de comprendre qu'il y a une lignée continue depuis Adam jusqu'à Jésus Christ. Ainsi, logiquement, si Adam est un mythe, alors Jésus aussi, car les mythes n'engendrent pas de personnages historiques. Ça n'a rien d'alambiqué, c'est factuel au plus haut point.


    G. Richard Bozarth

    Et l'ironie du sort, c'est que ce sont les athées qui le comprennent le mieux ! Voyez plutôt ce qu'en dit Richard Bozarth :
    "Si Adam et Ève n'ont jamais existé, et de surcroît n'ont pas désobéi à Dieu en mangeant du fruit défendu, la venue de Jésus sur Terre et Sa mort sur la croix perdent leur sens. En effet, sans le péché originel, qui aurait besoin d'un Sauveur ? Sans Adam et sa Chute qui a entraîné la mort, le christianisme a-t-il une utilité ? Aucune."4


    Frank Zindler

    Et il est loin d'être le seul. Voici ce qu'en dit Frank Zindler, ancien président par intérim d'American Atheists et misothéiste enragé :
    "La chose la plus dévastatrice que la biologie ait faite au christianisme, toutefois, est la découverte de l'évolution biologique. Maintenant que nous savons qu'Adam et Ève n'ont jamais existé, le mythe central du christianisme est détruit. S'il n'y a jamais eu d'Adam et Ève, il n'y a jamais eu de péché originel. S'il n'y a jamais eu de péché originel, il n'est pas besoin de salut. S'il n'est pas besoin de salut, il n'est pas besoin d'un Sauveur. Et je vous déclare que cela met Jésus, qu'Il soit historique ou pas, au rang des chômeurs. Je pense que l'évolution est bel et bien le coup de grâce pour le christianisme."5

    Ainsi donc, ça ne sert à absolument rien de tordre le récit de nos origines dans tous les sens pour apaiser les athées sous prétexte qu'ainsi ils seront attirés vers Christ. C'est le contraire qui se produit. Les athées ont encore plus de mépris pour ceux qui ne prennent même pas au sérieux leur Livre Saint.

    La Genèse est notre fondation, et si les fondations sont branlantes, notre foi ne sera qu'un colosse aux pieds d'argile (cf. Dan. 2)

     

    1. Je tiens à faire remarquer que Hutton était un déiste. Il a aussi suggéré d'appliquer l'uniformitarisme à la biologie, quelques décennies avant Darwin, allant même jusqu'à proposer la sélection naturelle comme mécanisme moteur : "... si un organisme n'est pas placé dans la situation et les circonstances les mieux adaptées pour sa subsistance et sa propagation alors, en concevant une variété infinie entre les individus de cette espèce, nous sommes assurés que, d'une part les individus qui sont le plus éloignés de la constitution la mieux adaptée sont les plus probables à périr tandis que d'autre part les organismes avec la constitution la mieux adaptée pour les circonstances présentes continueront à être les mieux adaptés en se préservant et en se multipliant» (James Hutton, "An Investigation of the Principles of Knowledge and of the Progress of Reason, from Sense to Science and Philosophy", vol. 2. Revenir au texte.
    2. Le but principal de Lyell, même s'il ne l'a pas dévoilé publiquement, était de "libérer la science de Moïse" (Moïse est l'auteur de la Genèse), et il l'a reconnu clairement dans une lettre adressée à George Poulett Scrope. Revenir au texte.
    3. Dans la Bible, les êtres vivants sont les נֶפֶשׁ חַיָּה (nephesh chayyah), çàd les animaux qui ont "respiration, souffle de vie dans les narines" (Gen. 7:22). Cela n'inclut ni les invertébrés, ni les plantes, ni les cellules de la peau smile. Revenir au texte.
    4. Bozarth, G. R., "The Meaning of Evolution", American Atheist, 20/09/1979, p. 30. Revenir au texte.
    5. Zindler, F., dans un débat contre William Lane Craig intitulé "Atheism vs Christianity. Revenir au texte.
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