• La tyrannie de la tolérance


    Une des plus grandes batailles que nous avons à livrer concerne la manière dont nous utilisons les mots. Le système impie n'a de cesse de redéfinir des mots comme amour, mariage, sexualité, humanité, science, valeur, éducation, etc.
    L'exemple le plus flagrant est sans doute celui du mot "tolérance". Normalement, c'est censé vouloir dire : "Attitude de quelqu'un qui admet chez les autres des manières de penser et de vivre différentes des siennes propres" (définition du Larousse en ligne). Mais depuis un certain nombre d'années le sens du mot, politiquement correct oblige, est devenu "toutes les valeurs, toutes les croyances, tous les styles de vie, toutes les affirmations se valent"1 et ceux qui le nient sont classés dans la catégorie des personnes méprisables.

    Et les chrétiens dans tout ça ? Jésus a dit des choses comme : "Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par Moi." (Jn. 14:6). Pierre aussi a témoigné : "sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, Que vous avez crucifié, et Que Dieu a ressuscité des morts, c’est par Lui Que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, et Qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre Nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés." (Ac. 4:10-12). De fait, l'exclusivité du christianisme est en direct antagonisme avec la nouvelle définition du mot "tolérance" (Mt. 12:30, Lc. 11:23), et c'est censé justifier la christophobie effrénée dans les merdias, la politique et l'éducation arf.

    Mais cet argument est illogique et suicidaire au plus haut point : si ces bons messieurs (et mesdames) les chantres de la tolérance rejettent le christianisme de la sorte, ils ne traitent pas cette croyance comme ayant la même valeur que les autres (happy). Ainsi, dans la pratique, toutes les croyances se valent mais certaines se valent plus que d'autres winktongue. Résultat : ces gens-là, bien qu'ils prétendent être des exemples de tolérance envers tous les points de vues, se montrent extrêmement intolérants envers le christianisme. Ils prétendent être intolérants envers l'intolérance, alors ils devraient être intolérants envers eux-mêmes happy

    Et c'est comme ça que ces gens-là agissent : en enfermant d'emblée les chrétiens dans la petite boîte étiquetée "intolérant", comme un entomologiste classe un cafard dans un bocal, ils créent une illusion à 2 centimes d'euros de supériorité morale. Ils se targuent d'être les gentils de l'histoire, les bons, ceux qui aiment et comprennent "vraiment" et qui ont pignon sur la rue de la vérité (encore que certains d'entre eux ne croient pas en une vérité absolue...).

    Edit 21/12/2015: */Vous pensez que j'exagère ? D'après un article du site du journal Le Monde, "l’ex-présidente du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin, a été condamnée vendredi 18 décembre [2015] à 5 000 euros d’amende pour « provocation publique à la haine ou à la violence » envers les homosexuels pour avoir dit que« l’homosexualité est une abomination ».

    Le tribunal correctionnel a été au-delà des réquisitions du procureur, qui avait réclamé à l’audience fin octobre une amende de 3 000 euros à son encontre. Christine Boutin a également été condamnée à verser 2 000 euros de dommages et intérêts à chacune des deux associations, Mousse et Le Refuge, qui s’étaient constituées parties civiles."

    Christine Boutin
    Christine Boutin

    Or, la déclaration exacte de Christine Boutin était : "L’homosexualité est une abomination. Mais pas la personne. Le péché n’est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné."

    Le pire de l'histoire, c'est que Christine Boutin s'est avérée très faible en arguments lors du procès frown. Cela démontre encore, si besoin est, l'importance qu'il y a à toujours être prêts à "combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes." (Jude 3). Résultat : la loi qui condamne l’incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle ne datant que de 2004, il n'y avait pratiquement pas de jurisprudence à ce sujet, mais maintenant un précédent inique a été créé beurk./*

    Il en va de même avec le créationnisme : nombreux sont les collèges théologiques et les pasteurs qui prétendent tolérer tous les points de vue en rapport avec la Genèse et qui les enseignent aux étudiants, sauf celui qui affirme que les 6 jours de la Création faisaient 24 h de chaque et que tous les autres points de vue sont erronés, ça serait intolérant sarcastic :


    Joslin MacDowell


    Le fameux apologiste chrétien Josh McDowell a dit du phénomène de la nouvelle tolérance que c'est "le changement de culture le plus sinistre de l'histoire humaine". Il a dit : "C'est un changement si vaste que ses implications sont ahurissantes. Le plus effrayant dans tout ça est que la plupart des chrétiens ne semblent pas le remarquer. En conséquence, nous pourrions très bien nous réveiller dans un avenir pas trop lointain dans une culture qui ne sera pas juste peu réceptive, mais ouvertement hostile à l'Église et l'Évangile de Jésus-Christ, une culture dans laquelle ceux qui proclament l'Évangile seront traités de bigots et de fanatiques, une culture dans laquelle la persécution des chrétiens sera non seulement autorisée mais applaudie. Et tout cela sera directement lié à la 'nouvelle tolérance'."1
    Les prédictions de McDowell semblent de plus en plus réalistes 17 ans après...

    Mensonge n° 1 : les gens tolérants sont bons et les gens intolérants sont mauvais

    L'idée sous-jacente est que la tolérance est toujours bonne. Pour démolir ce mensonge, je vais commencer par vous raconter un conte arabe très connu pour illustrer où mène ce genre de mentalité.

    Une nuit, un Arabe était confortablement assis dans sa tente à l'abri du froid de la nuit dans le désert. Son chameau passa doucement son nez sous le rabat et lui dit :
    "Maître, laissez-moi mettre mon nez dans votre tente. Il fait froid et venteux ici."
    - Mais tout à fait, a déclaré l'Arabe, sois le bienvenu. Puis il se retourna et s'endormit.


    Un peu plus tard l'Arabe se réveilla pour constater que le chameau avait non seulement son nez dans la tente mais sa tête et son cou aussi. Le chameau dit :
    "Je prendrai à peine plus de place si je place mes pattes antérieures dans la tente. Je ne pourrai pas vous porter demain si j'ai les pattes congestionnées de froid."
    - Bon, d'accord, tu peux mettre tes pattes avant à l'intérieur, dit l'Arabe, se déplaçant un peu pour faire de la place, car la tente était petite.


    Finalement, le chameau dit : «Ne puis-je pas rester entièrement à l'intérieur ? Je garde la tente ouverte en me tenant comme je le fais et ça laisse rentrer le vent et le froid."
    - Oui, oui, a déclaré l'Arabe. Entre entièrement à l'intérieur. Ce sera peut-être mieux pour nous deux.
    Le chameau entra donc. L'Arabe se tassa tant bien que mal dans un coin et se rendormit. Quand il se réveilla, la fois suivante, il était dehors dans le froid et le chameau avait toute la tente pour lui tout seul happy.



    Petite précision que je crois nécessaire : je ne suis pas arabophobe mad !!!

    Ensuite, pour approfondir, je vous propose l'analogie qui suit.
    Un jour, votre coloc vous demande si vous acceptez qu'il amène sa conquête d'un soir dans votre T4 pour coucher avec elle. Vous acceptez avec un wink2. Vous êtes quelqu'un de cool et de branché, et surtout, vous faites un point d'honneur d'être aussi tolérant que possible envers tout le monde. Qui êtes-vous pour juger ?
    Par la suite, votre coloc amène régulièrement des meufs qu'il a emballées dans votre appart, et vous laissez faire à chaque fois, même si leurs ébats vous empêchent parfois de dormir correctement, si bien que votre coloc, voyant à quel point vous êtes tolérant, cesse de vous demander la permission.
    Un jour, il amène 2 gonzesses au lieu d'une. Vous tiquez un peu, ce n'est pas vraiment votre truc, mais après tout pourquoi pas ? Ça peut très bien être son truc à lui. En plus vous vous êtes déjà montré tolérant pour une meuf, gagnant ainsi les galons de mec bien, alors logiquement, si vous acceptez pour 2 meufs, vous serez 2 fois plus un mec bien, 2 fois plus tolérant et ouvert d'esprit, c'est tout bénef.
    Mais bientôt votre coloc montre clairement qu'il veut aller toujours plus loin dans cette voie, et la nuit suivante c'est un jeune homme qu'il amène. Mais vous vous dites : "Oh, c'est bon, j'ai toujours été tolérant jusque là, je ne vais pas commencer à être intolérant maintenant ! Je suis pas homophobe, je ne veux passer pour homophobe à aucun prix, je reste ouvert d'esprit !" Vous gardez cette ligne de conduite tant bien que mal, même quand il faut appeler les urgences tard dans la nuit parce que la paroi du gros intestin du jeune homme s'est déchirée...
    Ensuite, votre coloc ramène un chien. Vous vous efforcez, au mépris de votre conscience, à vous mêler de vos oignons, même quand le malheureux animal pousse des jappements déchirants derrière la cloison de la chambre de votre coloc. Le lendemain, vous vous apercevez à votre grande horreur que la pauvre bête est morte, l'échine brisée par les sévices qu'elle a subi la nuit dernière. Votre coloc met le cadavre dans un gros sac poubelle avec des ordures pour ne pas que la forme le trahisse et va le jeter.
    Le lendemain, votre coloc amène un petit garçon de 8 ans...


    Gilbert Keith Chesterton (1874-1936)

    Vous comprenez maintenant sur quelle pente savonneuse mène ce genre de tolérance ? La tolérance n'équivaut pas à la bonté. Une tolérance aveugle et dénuée de discernement est nocive. Elle est plus une preuve d'ignardise que d'ouverture d'esprit. Comme le disait l'apologiste G. K. Chesterton, la tolérance est la seule vertu qui reste quand un homme a renié tous ses principes. Après tout il est tout à fait normal d'être intolérant à l'idée d'autoriser un ivrogne notoire à accéder au poste de conducteur de bus scolaire.

    Ne vous y trompez pas, la plupart des gens qui acquiescent à la nouvelle tolérance sans réfléchir n'y croient pas vraiment. Ils n'arrivent pas à mettre le doigt dessus, mais leur petit doigt leur dit, en leur for intérieur, qu'il y a quelque chose qui cloche. Certains n'y ont pas trop réfléchi. D'autres y ont réfléchi, mais ont trop peur d'être taxés d'intolérance pour en parler.

    2e mensonge : le relativisme moral

    C'est tout simplement ce que nous avons vu plus haut, comme quoi toutes les philosophies, toutes les opinions, toutes les idées, tous les jugements de valeur, toutes les convictions et tous les principes sont égaux. Le bien et le mal absolus n'existent pas, la moralité change selon la culture. Tantôt il est illégal d'assassiner un bébé dans l'utérus de sa maman ou un tétraplégique, tantôt ça ne l'est plus.

    L'idée semble très intimidante quand on n'y regarde pas de près. Mais si on y regarde de près, le sophisme devient apparent wink2.

    Alors comme ça il n'y a aucune différence de valeur entre la conviction de Danton et Robespierre selon laquelle il ne fallait pas avoir peur de verser autant de sang qu'il fallait pour faire triompher la Révolution Française et celle de l'abbé Pierre selon laquelle les pauvres et les défavorisés méritent qu'on se décarcasse pour alléger leurs souffrances et leur dénuement arf ? Il n'y a aucune différence de valeur entre le takfirisme et la charité chrétienne arf ? Les affirmations du Ku Klux Clan sont aussi valides que celles de Martin Luther King arf ? La philosophie de Nietzsche est aussi valable que celle de Pascal arf ? Les systèmes de philosophie d'Hitler, Staline et Mao ont la même valeur que ceux de Gandhi, Pasteur et Mère Thérésa arf ? Soyons sérieux, c'est grotesque clown ! C'est ce genre de logique qui amène le monde au chaos.

    Le virus borg de la nouvelle tolérance cause une épidémie de pensée de ruche. L'individu a trop peur de penser pour lui-même, si bien qu'il devient incapable de penser pour lui-même. C'est une véritable auto-censure, la peur est le meilleur moyen d'endoctriner les foules. Et dans notre cas, cette peur porte insidieusement atteinte à la liberté d'expression, la pierre angulaire de la démocratie que les promoteurs de la nouvelle tolérance prétendent protéger de toute leur âme. On est pas loin de la dictature et de l'état policier le plus pernicieux que la Terre ait jamais porté, car c'est une dictature, c'est un état policier où c'est l'individu lui-même qui se censure pour ne pas aller à l'encontre de la pensée officielle. La double-pensée de "1984" dans toute sa splendeur.

    En tant que chrétiens, nous ne pouvons pas juste être des spectateurs passifs quand il s'agit de tolérance. Le coup du : "Voilà ce que je crois être vrai, mais vous pouvez croire ce que vous souhaitez être vrai", ça rabaisse profondément le christianisme. D'accord, une personne à le droit de croire ce qu'elle ce qu'elle veut, ça ne veut pas pour autant dire qu'il faille entrer dans ce jeu du je-souhaite-que-tu-me-croies-mais-je-souhaite-que-tu-ne-me-croies-pas. 2 affirmations contradictoires ne peuvent pas être simultanément vraies. Le christianisme déclare être la Vérité avec un grand V, et tant pis pour ceux que ça fait tiquer, car la Bonne Nouvelle est pour eux aussi.

    Qui osera me jeter à la face : "Qui êtes-vous au juste pour affirmer que vos convictions chrétiennes sont bonnes et nobles ?" Je lui répondrai qu'il y a quelque 2 000 ans de tradition derrière mes croyances, et celles-ci incarnent la Loi morale écrite en chacun de nous. Elles ont été la fondation des institutions du mariage et de la famille qui sont le ciment des cultures, et sur 2 500 ans, la tradition judéo-chrétienne a généré l'ordre moral le plus long et le plus durable de l'histoire de l'humanité.

    Il convient de mentionner un autre mensonge qui a trompé et intimidé beaucoup de chrétiens, même s'il s'imbrique dans celui-ci : celui selon lequel il ne faut pas imposer ses opinions religieuses dans les domaines politique et scientifique.


    Pr. Francis Sellers Collins

    Prenez l'exemple de Francis Collins, ci-dessus, chef du projet HGP (Human Genome Project) aux USA et chantre de l'évolutionnisme théiste. Le journal "Scientific American" a publié un article sur lui qui le loue pour les efforts qu'il fait pour "empêcher sa foi chrétienne de se mêler à la science et la politique"2. D'ailleurs, Collins a clairement fait comprendre qu'il considère le créationnisme biblique comme une idée "extrémiste"3. Tu m'étonnes, Simone sarcastic...


    Francis Harry Compton Crick (1916-2004)

    En contraste, Francis Crick, qui a découvert la structure en double hélice de l'ADN avec son collègue James Watson, ancien chef du HGP, n'a eu aucun scrupule à utiliser le 50anniversaire de sa découverte pour promouvoir sa religion de l'athéisme, et les merdias n'ont vu aucun problème à ce qu'il la mêle à sa science et sa politique ! En fait, Crick s'accroche si désespérément à sa foi athée qu'il adhère à la théorie futile de la panspermie, comme quoi nous aurions été créés par des civilisations extraterrestres sarcastic. Les personnes comme lui inventeront n'importe quelle thèse pour éviter celle du Dieu Créateur qui a droit de regard sur la manière dont nous menons nos vies...

    De plus, nous avons dit plus haut que le christianisme est "intolérant", mais ce n'est pas exactement vrai wink2. En fait, le christianisme, dans sa dynamique, est la religion la plus tolérante qui soit : le Christ accepte tout un chacun, quels que soient leur condition, leur origine sociale ou raciale, leur passé, leurs pratiques, leur état moral et spirituel. Pas besoin de passer un test ni de faire ses preuves ni d'amasser des bons points. Toxicos, poivrots, pickpockets, satanistes, tricheurs, boulimiques, fornicateurs, pédophiles, stalinistes, skinheads, JNR, tout le monde est accepté.

    Le plus beau de l'histoire est que vous pouvez venir à Dieu tel que vous êtes, qu'importe à quel point vous êtes abject, mais Dieu ne vous laissera pas tel que vous êtes, Il vous améliorera au-delà de ce que vous auriez cru possible. Il vous donnera un Rocher sur lequel jeter l'ancre de votre âme, Il vous donnera des fondations inébranlables sur lesquelles construire votre être, Il vous guérira en profondeur. La voilà, la vraie tolérance, celle qui aime le pécheur mais ne tolère pas le péché, une indulgence qui pousse à la croissance spirituelle.

    1. McDowell, J. and B. Hostetler, "The New Tolerance: How a cultural movement threatens to destroy you, your faith, and your children" 1998. Revenir au texte.
    2. Beardsley, T., "Where science and religion meet", Scientific American 278(2):18–20, 02/1998. Revenir au texte.
    3. Collins, F., "The Human Genome Project: Tool of atheistic reductionism or embodiment of the Christian mandate to heal?"Science and Christian Belief 11(2):99–111, 1999. Revenir au texte.

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  • Comment répondre à la tyrannie de la tolérance


    Lorsque nous nous inclinons silencieusement devant la tyrannie gauchiste de la tolérance, nous faisons des compromis sur la liberté d'expression et sur la Vérité. Il s'agit donc d'être capable d'y répondre, en notre époque troublée et post-chrétienne, si on a la prétention d'aimer Jésus Christ. Je vous offre ici, sur la base de ma propre expérience (et aussi de quelques erreurs que j'ai commises), des suggestions pour traiter ce genre de problème quand vous y êtes confrontés :

    I- Prenez votre courage à 2 mains

    Ôtez votre derrière du banc de touche et entrez dans la mêlée. Ne soyez pas un spectateur, mais soyez un joueur actif. Soyez déterminés à vous exprimer. Pas à chaque fois, bien sûr, il y a "un temps pour se taire, et un temps pour parler" (Ec. 3:7), c'est à vous de juger quand cela devient nécessaire selon la situation.
    De plus, quand un autre chrétien soutient des idées bibliques dans un débat, déterminez-vous à l'aider et à le soutenir, surtout s'il est mal parti. "Et si quelqu’un est plus fort qu’un seul, les deux peuvent lui résister ; et la corde à trois fils ne se rompt pas facilement." (Ec. 4:12)

    II- Restez cool !

    Ce que vous dites n'est pas la seule chose à avoir de l'importance, la manière dont vous le dites importe aussi. Proscrivez l'arrogance et l'autosatisfaction, c'est juste bon pour la dissidence. Par contre, rien ne vous empêche de manifester de l'enthousiasme et une grande ferveur, bien au contraire. Le tout est de rester d'un calme olympien. Et même si vous sentez que la colère vous submerge (quand votre circulation sanguine s'accélère, votre cœur s'emballe et l'adrénaline coule à flots), suivez Eph. 4:26 : "Si vous vous mettez en colère, ne péchez point; que le soleil ne se couche pas sur votre colère,", et sachez tendre la joue gauche.

    Le saviez-vous ? Tendre la joue gauche (la joue gauche est celle symétrique à la joue droite, comme dirait M. de La Palice, cf. Mt. 5:39) ne consiste pas à se laisser manger la laine sur le dos, bien au contraire. Pensez-y : la plupart des gens sont droitiers. Si un droitier gifle quelqu'un sur la joue droite, quel sera son geste ? Un soufflet, ce qui était une grave insulte à l'époque, un peu comme un bras d'honneur aujourd'hui. Jésus voulait donc dire par là que nous ne devons pas entrer dans le jeu du plus méchant et du plus malpoli avec l'adversaire, mais que nous devons remettre les choses sur le terrain du civisme, de la courtoisie et du respect. Jésus nous en a donné un exemple concret quand un garde du temple l'a cogné pour avoir répondu de manière un peu trop franche et directe au grand prêtre et qu'Il lui a répondu : "Si J’ai mal parlé, fais voir ce que J’ai dit de mal ; et si J’ai bien parlé, pourquoi Me frappes-tu ?" (Jn. 18:23).

    Quoi qu'il arrive, ne cédez jamais à vos éventuelles envies de clasher et de casser l'interlocuteur, car, à partir du moment où vous franchissez cette limite, il n'y a plus de débat et vous avez perdu. Si votre interlocuteur fait preuve de bassesse, soyez noble. S'il fait preuve de petitesse, soyez magnanime. S'il fait preuve de fourberie, soyez sincère. S'il fait preuve de mépris, soyez respectueux. S'il fait preuve d'immaturité, soyez sérieux. S'il fait preuve de goujaterie, soyez courtois. Le but n'est pas de réduire l'interlocuteur en bouillie mais de l'amener à une réflexion qui le conduira à prendre votre point de vue en considération et à remettre en question le sien.

    III- Jouez le ballon, pas le joueur

    La Bible nous commande d'être prêts à répondre à ceux qui nous questionnent sur notre foi (1 Pi. 3:15). Ce n'est pas évident d'être prêts quand on ne sait pas quelles questions on va nous poser (d'où l'importance d'étudier sa Bible et de s'informer), surtout quand il s'agit d'une discussion orale, en vie réelle, sur Skype ou sur téléphone, où on n'a pas trop le loisir de faire un petit tour sur Google dès qu'on est à court d'arguments. Ce qui est incroyable aussi, c'est la vitesse à laquelle ces questions arrivent, souvent c'est un vrai tir de barrage.

    Pour commencer, vous pouvez vous éviter d'être constamment sur la défensive en demandant à l'interlocuteur, à chaque fois que vous avez exposé un argument, s'il est d'accord ou pas, et qu'il justifie sa réponse. N'acceptez pas de continuer la discussion s'il n'a pas répondu. L'interlocuteur aura ainsi l'occasion de prouver sa bonne foi, qu'il n'est pas là juste pour balancer une rafale d'objections et vous mettre à l'épreuve mais pour engager un vrai débat.

    Dans la même veine, s'il avance un argument de manière fracassante, demandez-lui une preuve. Pas abruptement, genre "J'exige une preuve mad !", bien sûr, mais plutôt astucieusement, genre Colombo : "C'est intéressant, dites donc ! Comment le savez-vous ^^ ?" Vous vous rendrez compte que 50 % du temps au strict minimum, ça ne repose sur rien, la personne va sortir une généralité, une vérité de la Palice, un sophisme ou une réponse très vague ("J'ai vu ça sur Quenel +"), ou bien la source n'aura aucune fiabilité (genre Zechariah Sitchin, Ron Wyatt ou Erich von Däniken).


    Ensuite, essayez de faire ressortir de la discussion un fil conducteur. Par exemple, si vous évangélisez (ce qui sera souvent le cas si vous avez à cœur le salut de l'âme du prochain que vous avez commandement d'aimer comme vous-mêmes), vous pourrez essayer de faire ressortir que nous avons tous une conscience, qui ne nous vient pas de nulle part mais de Dieu, mais que l'interlocuteur n'a même pas respecté la loi de Dieu qui est inscrite dans leur conscience et qu'il est donc digne de l'enfer, mais qu'il existe un moyen de salut, à savoir Jésus Christ.
    Une fois cela fait, suivez ce fil conducteur. Ne laissez pas l'interlocuteur dévier la conversation sur autre chose. Ne le laissez pas non plus donner à un terme un sens qu'il n'a pas (tactique particulièrement appréciée des New Agers et autres fondus d'ésotérisme). Ne le laissez pas non plus vous faire dire ce que vous n'avez pas dit, ni vous forcer à généraliser. Et ne le laissez pas ne pas tenir compte de vos arguments si c'est lui qui a entamé le débat. Par exemple, dans le cadre d'une discussion écrite sur le net, si vous avez posté un lien ou une vidéo (pas trop longue non plus smile) et que vous vous aperceviez qu'il ne l'a visiblement pas vu(e), exigez-de lui qu'il le voie (surtout si le lien ne fait qu'une page où que la vidéo dure à peine 7 mn wink2), sinon ça risque de virer au dialogue de sourds, et mon expérience m'a appris que c'est la chose à éviter à tout prix si vous tenez à votre bien-être mental et à votre gestion du temps libre.

    Ça, c'est la technique pour jouer le ballon. Mais en même temps, il ne s'agit pas de faire comme la Squadra Azzura. Ne jouez pas le joueur sous peine de carton rouge. Attaquez-vous aux idées erronées, pas aux personnes (comme le faisaient régulièrement les pharisiens envers Jésus). C'est primordial si vous avez la prétention de montrer l'amour de Dieu aux non-chrétiens. Vous n'êtes pas là pour condamner quiconque mais pour discuter d'idées. L'ad personam est un procédé mesquin qui est typique de la personne qui est incapable de répondre aux arguments de l'interlocuteur.
    Une fois que vous avez isolé votre fil conducteur, suivez-le jusqu'à sa conclusion logique (retrouver la communion avec Dieu pour laquelle l'être humain a été conçu, dans notre exemple). Et n'oubliez pas de mettre en évidence que les idées ont des conséquences.

    IV- Démontez l'accusation de "juger" sitôt qu'elle est lancée

    Bien souvent, dans ce genre de débat, on finit par vous lancer à la face Mt. 7:1, en vous accusant de juger alors que le verset dit : "Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés.". Hors contexte, ce verset semble être une proscription totale de tout jugement. Mais en contexte, c'est une proscription totale de tout jugement hypocrite ou arrogant : nous n'avons pas à juger quelqu'un selon un critère que nous ne respectons même pas, et nous n'avons pas à juger quelqu'un dans le but de le contempler de haut depuis le sommet d'une tour d'ivoire d'autosatisfaction.

    Le jugement ultime est l'affaire de l'Éternel. Mais cela ne nous empêche pas de juger : "Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice." (Jn. 7:24). De plus, les versets suivant Mt. 7:1 nous engagent à ne pas jeter nos perles aux pourceaux, ni donner les choses saintes aux chiens. Il faut bien appliquer un jugement pour déterminer éventuellement qui sont les pourceaux et les chiens.


    Elizabeth Elliott

    Qui plus est, si "ne jugez point" était une généralité, il faudrait aussi proscrire les jugements positifs. On ne pourrait même pas juger qu'un film est bon, un sermon édifiant ou un livre captivant. Comme disait Elizabeth Elliott à ce sujet : "Si nous ne devions pas juger du tout, nous devrions radier de notre vocabulaire chrétien le mot "est", car tout ce qui suit ce mot est un jugement. Jack est un bon plaisancier, Mme Smith est une cuisinière, Harold est un clochard... Jésus nous a dit d'aimer nos ennemis. Comment pouvons-nous savoir qui ils sont, sans jugement? Il a parlé des chiens, des pourceaux, des hypocrites, des menteurs, ainsi que des amis, des disciples, des hommes riches, des grands et des petits, des humbles et des orgueilleux, "celui qui vous écoute et celui qui vous rejette", des anciennes et des nouvelles outres, des choses du monde et des choses du Royaume. Donner un sens à tous ces enseignements nécessite, entre autres choses, la faculté donnée par Dieu de juger, ce qui inclut le discernement".1

    Faites bien comprendre que nous jugeons tous, tous les jours de notre vie. Que c'est à la base de notre existence (comment s'éviter de s'empoisonner si nous ne sommes pas fichus de juger que la mort-aux-rats est mauvaise pour la santé smile ?). Et aussi que quand l'interlocuteur vous accuse de juger, il émet un jugement sur vous wink2.

    V- Mollo avec le canon à versets

    Quand nous discutons entre chrétiens régénérés, nous avons le respect de la Bible, nous trouvons ça tout à fait normal de nous référer à la parole de Dieu pour prouver nos dires. Mais le sceptique mondain lambda n'acceptera pas ces références. Ça ne servira donc à rien de l'inonder de versets de la Bible, genre "Il est écrit en Exode chapitre 20 versets 10 et 11..." Bien entendu, cela ne nous empêche pas d'inclure des vérités bibliques dans notre discours, bien au contraire.

    Le truc consiste à trouver un dénominateur commun. Quand Paul a parlé aux païens de l'Aréopage, a-t-il cité l'Ancien Testament ? Vous pouvez consulter votre Bible pour voir que non, bien que Paul ait été un spécialiste de la chose (encore qu'il exposait des vérités tirées de l'Ancien Testament, dont la Création). Il a considéré son audience, s'est aperçu que c'étaient des païens férus de poésie, et a cité lui-même les poètes païens. Il a déduit les références de base de son audience et est parti de là.

    D'un autre côté, Apollos était versé dans les Écritures (Ac. 18:24) et a puissamment réfuté les Juifs en public, en démontrant par les Écritures que Jésus est le Christ. Il connaissait son audience et connaissait la référence qu'elle respectait, à savoir l'Ancien Testament. Celui-ci était donc le dénominateur commun.
    2 audiences très différentes, 2 approches très différentes. Connaissez votre audience et parlez leur langage. Et s'il s'agit de rebeus de banlieue, n'hésitez pas à parler le verlan wink2.

    Mais que faire si vous vous adressez à un bouddhiste et que vous n'y connaissiez presque rien, par exemple ? C'est une situation où je me suis déjà retrouvé, personnellement. Grâce à Dieu, il y a un dénominateur commun à tous les hommes, et c'est la connaissance basique du bien et du mal. Pascal a dit dans ses Pensées : "Vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà." Toutefois, s'il est vrai que les règles de savoir-vivre varient énormément selon les contrées, la connaissance du bien et du mal restent universelles. Songez-y : vous en connaissez beaucoup des pays où les gens sont exaltés comme étant des hommes de bien parce qu'ils sont des voyous, des escrocs, des assassins, des adultérins, des tyrans ou des violeurs d'enfants ? Ceux qui le sont, éventuellement, ne le sont presque toujours qu'à la suite d'une propagande à grande échelle destinée à bourrer le crâne des gens du peuple (Napoléon, Mao, Staline) où à préparer le terrain pour que la personne en question puisse être considérée comme fashionable (Dennis Rodman, La Fouine). C'est un phénomène vieux comme le monde (presque littéralement smile) mais qui a pris de l'ampleur les 2 derniers siècles.
    Le nihiliste de service vous dira qu'il n'y croit pas, au bien et au mal, que pour lui il n'y a que le fort et le faible, mais il mentira à ce moment-là smile. Donnez-lui une chiquenaude sur l'oreille et on verra s'il ne trouvera pas que c'est mal he. Non, je déconne ou peut-être pas...
    Ce n'est pas étonnant pour un chrétien : Rom. 1:19-20 nous informe que Dieu a inscrit la loi de la moralité au plus profond de nous. Mais pour qqn qui croit que le monde est le fruit d'un jeu de dés cosmique, c'est incomparablement plus difficile wink2.
    N'ayez donc aucune hésitation à faire appel à cette notion. En fait, dans un monde complètement sécularisé, c'est la seule bonne façon d'évangéliser, croyez-en non seulement ma bonne vieille expérience, mais surtout celle des évangélistes les plus expérimentés.

    VI- Soyez encourageants

    Ce n'est pas toujours évident, mais essayez de terminer la discussion sur une note positive. Pas question de faire de la lèche à l'interlocuteur, ni de compromettre vos principes, mais tâchez de terminer sur une note courtoise, même si l'interlocuteur ne le fait pas (surtout si l'interlocuteur ne le fait pas). Le but est rarement d'oblitérer l'interlocuteur dans une guerre de mots, ça ce serait plutôt le genre d'Alain Soral, hein, mais le but est essentiellement de gagner un peu plus de personnes à votre manière de penser.

    VII- Soyez chaleureux


    Pourquoi l'être ? Parce que vous êtes dans le vrai glasses !

    1. Elisabeth Elliott, "A Lamp Unto My Feet", 2004. Revenir au texte.

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  • L'enfer


    Pourquoi un Dieu d'amour enverrait-il Ses créatures en enfer ? Question qui a fait couler pas mal d'encre (et d'octets). Les incroyants prétendent que ce serait injuste de la part de Dieu de juger le péché, et plus encore d'envoyer les pécheurs en un lieu de châtiment éternel. On se demande bien par quelle autorité ils se permettent de juger vu qu'ils prétendent ne pas croire en le Dieu qu'ils accusent et qu'ils n'ont aucun critère objectif pour la justice et l'injustice de ce fait wink2. Les croyants aussi se posent souvent la question de savoir si c'est juste pour Dieu d'envoyer en Enfer les gens qui n'ont jamais entendu parler de Jésus Christ et qui n'ont donc jamais eu de chance de croire en Lui.

    Que ce soit bien clair entre nous, je ne fais pas ça de gaieté de cœur. Personne n'aime attarder sa pensée sur un lieu de souffrance éternelle. Toutefois, pour qu'il y ait une Bonne Nouvelle, il faut bien qu'il y ait une mauvaise nouvelle : il faut bien que Jésus Christ soit venu nous sauver de quelque chose de si horrible que ce salut apporte une gloire incommensurable à Dieu.

    Qui va en enfer ?

    Quand les incroyants cités ci-dessus parlent de l'enfer, ils en parlent comme s'il serait peuplé de gens innocents (comme eux, je suppose no). Et pourtant la Bible ne dit nulle part que les innocents passeront une seule seconde en enfer. Au contraire, l'enfer est la réponse de Dieu à l'injustice fondamentale de la vie. Nombreux sont les assassins, les violeurs et autres gangsters qui ne subissent pas de jugement dans leur vie (ce fut le cas de Franco). Chacun sait que ce serait injuste et mauvais s'ils ne rendaient jamais compte de leurs actes, quelque chose dans le cœur humain exige justice.
    Alors, certains doivent se dire qu'ils ne sont pas méchants au point de mériter l'enfer, qu'ils ne sont pas comparables à Hitler, Staline, Mao, Pol Pot ou Gilles de Rais. Mais c'est la parole de Dieu qui nous informe que "selon qu’il est écrit : Il n’y a point de juste, pas même un seul ; nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul ;" (Rom. 3:10-12). Après tout, tout le monde a des griefs envers les autres. Si quelqu'un vous a volé, trompé, fait du mal ou quoi que ce soit d'autre d'injuste, vous exigeriez justice, de par le sens du bien et du mal qui est en vous (et à ce moment, vous êtes d'accord avec le concept d'enfer). Dieu aussi, quand nous Lui faisons des crasses (en d'autres termes quand nous péchons), Il exige justice, comme nous le faisons à notre manière imparfaite.

    Le péché : une rébellion envers notre Créateur plein d'amour

     Le monde que Dieu avait créé au départ pour les humains était parfait. Nous pouvons à peine imaginer actuellement ce que ça pouvait être de vivre dans un endroit sûr et idyllique où l'être humain pouvait obtenir ce qu'il voulait, et où il pouvait avoir une relation privilégiée avec son Créateur qui aurait duré éternellement tant qu'il obéissait à quelques commandements simples (cultiver le jardin, avoir des enfants, ne pas manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal).

    Mais ça ne les a pas empêchés de désobéir au 3e, et le péché a immédiatement brisé leur relation parfaite avec Dieu. Adam et Ève avaient d'ailleurs compris qu'ils avaient mal agi et en avaient honte.

    Dieu étant saint, c-à-d complètement séparé de tout ce qui est péché, et étant leur Créateur, Il avait parfaitement le droit (voire le devoir vu qu'Il est parfaitement juste et saint) de juger leur rébellion en conséquence. Il aurait pu prononcer la peine de mort recta et aurait été parfaitement juste à ce moment. Mais comme Il est aussi parfaitement aimant et miséricordieux, Il n'a pas mis prématurément fin à la race humaine ; Il est omniscient, aussi savait -Il ce qui allait se passer et avait-Il déjà un plan pour racheter la race humaine. Adam et Ève sont morts spirituellement (c-à-d que leur relation parfaite avec Dieu était brisée), mais Ils continueraient à vivre assez longtemps pour avoir des enfants, qui hériteraient de leur penchant pour le péché.

    Dieu, plutôt que de laisser Adam et Ève se contenter des feuilles de figuier qu'ils s'étaient tissées comme vêtement (et qui n'étaient pas des vêtements décents), tua des animaux et fit des vêtements de leurs peaux. Ce fut la 1ère mort, et le sacrifice d'animaux innocents pour la couverture des péchés et le report de la colère de Dieu devrait continuer pendant des milliers d'années.

    Comme Dieu ne voulait pas laisser l'humanité périr (cf. 2 Pi. 3:9), Il a promis à Ève qu'Un de ses descendants vaincrait Satan (Gen. 3:15). On appelle ça le "protévangile", car c'est la 1ère allusion à l'Évangile de la Bible. Le reste de l'Ancien Testament peut se caractériser comme la manière dont Dieu traite le péché, soit en le châtiant directement, soit en accordant un sursis dans Sa grande miséricorde, ainsi que comme la manière dont Il prépare l'arrivée du descendant d'Ève promis.
    Lorsqu'il nous est dit qu'"Adam, âgé de cent trente ans, engendra un fils à sa ressemblance, selon son image" (Gen. 5:3), nous n'avons aucun doute que la nature pécheresse d'Adam est héréditaire.

    Qu'est-ce que le péché ?

    Pour faire simple, c'est tout ce qui n'est pas conforme aux critères parfaits d'un Dieu parfait et saint. Ça peut être quelque action mauvaise que nous faisons ou quelque action bonne que nous ne faisons pas. C'est Dieu qui détermine ces critères, car Il est le Créateur, et ces critères ne sont pas arbitraires, mais ils prennent leur source dans Sa nature. Nous jugeons souvent que tel péché est plus grave que tel autre, mais, aux yeux de Dieu, qui vole un œuf vole un bœuf : tout péché est une offense envers Dieu puisqu'Il est saint.

    Qui plus est, les humains ont une nature pécheresse, un penchant envers le péché. Nous ne pécherons pas toujours à chaque opportunité, ni dans la plus grande mesure, mais tout le monde péchera une fois l'opportunité donnée. En fait, la lutte contre la tendance humaine à faire des choses dont nous n'avons pas envie parce que nous les savons mauvaises (la lutte contre la chair) nous rappelle en permanence que nous sommes rien moins que parfaits et que nous sommes des pécheurs-nés, d'où notre besoin impératif d'un Sauveur.

    À quoi servait l'arbre de la connaissance du bien et du mal ?

    Vous êtes peut-être en train de vous dire que rien de tout cela ne serait arrivé si Dieu n'avait pas planté cet arbre, mais ce serait bien mal comprendre sa fonction. Cultiver le jardin d'Éden allait de soi puisqu'à cette époque la Terre n'était pas difficile à travailler et que nos ancêtres primordiaux se seraient bien mal nourris sans ça. Idem pour ce qui est de remplir la Terre, la solitude est pesante, avoir des relations sexuelles et une famille sont des choses merveilleuses. Par contre, ne pas toucher à un fruit ne semble pas justifié à 1ère vue, et c'est là que se trouve la raison pleine d'amour qui a poussé Dieu à mettre l'arbre de la connaissance du bien et du mal en Éden.

    Dieu a créé l'homme pour avoir une relation privilégiée d'amour avec lui, mais celle-ci ne peut être obtenue que s'il y a libre-arbitre. On peut programmer un cyber-chien ou un tamagotchi pour qu'il nous aime, par exemple, mais ça ne voudra rien dire puisqu'il est programmé pour ça, alors qu'un vrai chien choisit d'aimer son maîmaître ou pas. Dieu voulait que les humains L'aiment pour ce qu'Il est, pas pour ce qu'Il leur a donné. C'est comme avec les meufs he. Mais cela exigeait qu'ils aient eu une chance de choisir de ne pas L'aimer, de se rébeller. L'arbre était là pour donner à l'homme le choix d'obéir à Dieu ou de se rebeller contre lui, et Adam a choisi la 2option.

    Mais heureusement Dieu, dans Sa miséricorde, nous a donné une 2e occasion de faire ce choix en Jésus-Christ.

    Jésus ou l'incarnation de l'Amour de Dieu

    Jésus Christ, 100% homme et 100% Dieu, parent de tous les hommes de par sa descendance d'Adam et Ève, ayant vécu une vie parfaite en obéissant parfaitement à la Loi de Dieu toute Sa vie, était l'accomplissement de la promesse de Dieu : dans Es. 59:20, le mot traduit par Rédempteur est "goel", qui désigne aussi le vengeur du sang ou le membre de la famille qui a le droit de racheter la terre d'un parent. En d'autres termes, le Rédempteur se devait d'être lié à l'humanité par la parenté.

    Il faut bien comprendre que c'était le seul moyen pour l'humanité d'être sauvée. Nous aurons beau nous efforcer de faire le bien, nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes, il n'y a pas d'autre religion ni de philosophie ni de Dieu qui puisse nous sauver. Si Jésus ne s'était pas laissé crucifier, et s'Il n'avait pas ressuscité le 3jour, nous n'aurions aucun espoir frown.

    Quand une personne se repent de son péché et met sa confiance en Jésus Christ, Dieu accepte le sacrifice du Christ en tant que paiement pour les péchés de cette personne (Es. 53:6) et met à crédit la justice de Jésus à cette personne (2 Cor. 5:21). Cela l'amène à une juste relation avec Dieu, au sens légal du terme : son casier est vierge (on appelle ça la justification). Qui plus est, le Saint Esprit fait Sa demeure en la personne et entame le processus qui va la rendre effectivement juste (on appelle ça la sanctification). De plus, la personne dispose de tout un tas de privilèges qui viennent avec le fait qu'elle est un enfant de Dieu.

    Les rebelles à leur Créateur plein d'amour


    Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde

    Nous ne sommes donc pas blancs comme neige du tout devant Dieu, parce que non seulement nous avons cette nature pécheresse en nous, mais en plus nous coopérons avec elle, et en fait nous aimons ça. Cet aphorisme d'Oscar Wilde l'illustre bien : "Le meilleur moyen de se débarrasser d'une tentation, c'est d'y succomber." Nous sommes donc coupables pour nos péchés. Nous méritons tous d'aller en enfer, pourtant Dieu nous a fourni une échappatoire : ceux qui se repentent et acceptent Jésus Christ comme Seigneur et Sauveur ne sont pas jugés, car le sacrifice de Jésus Christ a payé leur caution. Nous n'y avons aucun mérite (Rom. 5:6, 8) ni aucune part (Jn. 6:44).


    Michel Onfray              Philip Pullman

    Malheureusement, nombreux sont ceux qui ne se repentent pas. Il y a ceux qui n'ont jamais entendu parler de l'Évangile, il y a aussi (surtout) ceux qui en ont entendu parler et qui l'ont rejeté pour une raison ou une autre (des raisons du dernier ridicule souvent sarcastic). Il y a aussi ceux qui descendent dans une haine consciente de Dieu, comme Michel Onfray, le chantre de l'hédonisme français, vous savez, celui qui se fait acclamer sur le plateau d'"On n'est pas couchés" sarcastic, ou Philip Pullman, l'auteur de la trilogie "À la croisée des mondes" (une saga d'heroic fantasy conçue exprès comme une antithèse des Chroniques de Narnia) ; ils Le reconnaissent et L'abominent, comme Satan et les autres anges déchus. Et ce sont eux qui se plaignent comme quoi Dieu est injuste d'avoir créé l'enfer alors qu'ils l'ont choisi eux-mêmes sarcastic...

    Si le sacrifice de Jésus est la seule voie de salut et que qqn la rejette, il va de soi qu'il ne reste que la condamnation pour lui. Dieu ne va jamais aller à l'encontre du libre arbitre de la personne en question.

    L'enfer : un endroit dédié à ceux qui rejettent le Dieu d'amour

    Pour des gens qui aiment autant Dieu que nous, Il est difficile de concevoir qu'il existe des gens qui détestent Dieu au moins autant que nous L'aimons, et pourtant ça existe. Si quelqu'un s'avise d'évangéliser sur un groupe Facebook d'athées, il risque de recevoir la volée d'insultes de sa vie. Si Dieu se montrait à eux, ils ne se repentiraient absolument pas, oh que non noIls lui montreraient le majeur et se damneraient pour l'éternité.

    De même que la personne qui meurt se retrouve finalement entièrement sanctifiée par l'Esprit Saint, il arrive la chose inverse à l'incroyant qui meurt. Il a choisi de renier le Christ dans la vie et il devient incapable de se repentir pour l'éternité, il haïra Dieu pour toute l'éternité. Jésus nous a prévenu que certains ne croiraient pas même s'Il se relevait des morts (Lc. 16:31). L'incroyant ne peut entrer au Paradis car il incarne tout ce qui ne peut en aucun cas entrer au Paradis, et d'ailleurs, s'il se retrouvait dans la présence de Dieu, le pire supplice chinois serait de la gnognotte à côté (un peu comme moi si je devais assister à un concert de Justin Bieber ou Matt Pokora pour l'éternité happy). Il aura perdu la capacité de voir en Dieu autre chose que quelqu'un de terrifiant et de détestable.

    Au final, l'enfer correspond à ce qu'ils ont désiré toute leur vie : un endroit où Sa présence ne Se manifeste plus comme elle Se manifeste en cette vie. Bien sûr, cela signifie aussi qu'aucune des grâces et des bénédictions que Dieu accorde même aux incroyants en cette vie (Mt. 5:45) n'y est.

    Et ceux qui n'ont jamais entendu l'Évangile alors ?

    On se demande souvent pourquoi Dieu enverrait quelqu'un qui n'a jamais eu la chance d'entendre l'Évangile en enfer, mais ce point de vue impliquerait que les gens sont dans un état neutre et qu'ils choisiraient d'être pour ou contre quand ils entendent l'Évangile. Ce n'est pas le cas : tout le monde est en état de rébellion envers Dieu par défaut, et seule l'opération du Saint Esprit peut changer ça. Les gens qui n'ont jamais entendu l'Évangile sont donc rebelles envers Dieu et ils seront jugés par rapport à la révélation de Dieu et de Sa Loi qu'on retrouve dans la nature. D'après Rom. 1:18-28, certaines vérités fondamentales sur Dieu sont évidentes quand on examine la Création, si bien que les gens n'ont aucune excuse. Rom. 2:14-16 nous apprend que les gens ont une conscience (qui vient nécessairement de Dieu) mais qu'ils ne sont même pas fichus de respecter leurs propres critères moraux, et ceux de Dieu encore moins.

    En fait, l'existence de gens qui n'ont jamais entendu parler de l'Évangile devrait nous pousser à le prêcher de manière d'autant plus virulente, plutôt que de perdre notre temps à remettre en question la justice de Dieu : "Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de Toi cette manière d’agir ! Loin de Toi ! Celui Qui juge toute la terre n’exercera-t-Il pas la justice ?" (Gen. 18:25)

    Le Dieu d'amour est devenu notre Sauveur !



    Si un Dieu d'amour envoie des gens en enfer, c'est vraiment parce que ces gens ont fait de telles décisions qu'ils ne Lui ont pas laissé le choix. L'existence et la réalité d'un jugement éternel à de quoi remettre les idées des incroyants en place, et personne n'a vraiment envie de s'y attarder trop longuement. Mais la personne qui va en enfer a rejeté consciencieusement Christ, qui est mort pour que tous ceux qui se repentent soient sauvés. Alors si un être rebelle et entêté choisit une voie destructive qui le mène en enfer à terme, Dieu n'est pas à blâmer. En fait, nous méritons tous l'enfer de par notre nature pécheresse qui nous sépare de Dieu, mais gloire à Lui pour Jésus ! Amen !

    La bonne nouvelle, c'est que si vous lisez cet article, vous êtes toujours vivant, et si vous n'avez pas encore accepté le Seigneur Jésus Christ dans votre vie, il n'est pas encore trop tard pour échapper au terrible destin qui attend tous ceux qui se rebellent contre leur Créateur, et si vous l'avez déjà fait, profitez du temps qu'il vous reste pour faire passer le message (de l'Évangile) à votre prochain comme si sa vie en dépendait (ce qui est le cas).
    Si vous estimez que vous êtes une bonne personne qui n'a pas besoin d'être sauvée, vous devriez pouvoir répondre facilement à ces questions :
    Avez-vous jamais volé ?
    Avez-vous jamais menti ?
    Avez-vous jamais manqué de respect à vos parents ?
    Avez-vous jamais convoité le bien d'autrui ?
    Avez-vous jamais blasphémé ?
    Avez-vous jamais regardé une femme mariée avec convoitise ?
    Avez-vous jamais haï quelqu'un ?

    Si vous avez répondu non à toutes ces questions, alors félicitations, vous êtes un surhomme happy. Sinon, c'est que vous êtes honnête avec vous-même et vous vous êtes rendu compte que vous avez transgressé la loi du Dieu de justice, et de ce fait perdu tout droit à une éternité de bonheur en Sa présence. Si vous n'acceptez pas Jésus Christ en tant que Seigneur et Sauveur, vous devrez répondre de votre propre chef devant le tribunal divin, et là vous n'aurez clairement pas l'ombre d'une chance. Par contre, si vous croyez, alors "nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste." (1 Jn. 2:1).


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  • Qu'est-ce qu'un chrétien doit penser des expériences de mort imminente ?

    Premièrement, nous devons réaliser que nous ne devons pas invoquer les expériences de mort imminente (EMI, restons français) pour prouver l'existence de l'au-delà. Nous avons une preuve certaine de la vie après la mort avec la résurrection du Seigneur Jésus Christ, Qui, par là, a validé toutes Ses déclarations (cf. Ac. 17:31), en particulier, sa revendication à être Dieu Qui a endossé la nature humaine (par exemple, Jn 8:58, 20:28-29). Par conséquent tout ce qu'Il a dit à propos de l'au-delà est vrai.

    De ce fait, non seulement les EMI sont inutiles pour notre foi, mais nous devons être prudents à leur sujet :

    1. Premièrement, ce sont des expériences de mort imminente, et pas des résurrections de mort cérébrale. Elles sont sans doute dues à certaines réponses physiologiques provoquées par une diminution de l'oxygène au cerveau. Cela empêche le cerveau de percevoir correctement la plupart des données transmises par les sens, et d'autre part cela cause une perception grandement améliorée (en comparaison) d'un sens, celui de la lumière. En particulier, le « tunnel » fréquemment mentionné dans ces expériences est sans doute le résultat d'une perte de la vision périphérique et de l'amélioration du champ visuel central.
       
    2. Deuxièmement, nombre de ces expériences mentionnent un sentiment de béatitude, même chez les sujets non-chrétiens. Cela est particulièrement trompeur, car ça impliquerait que tous les gens vont aller au ciel, qu'ils croient ou pas en la divinité du Christ, en Son sacrifice pour l'expiation des péchés et en Sa glorieuse résurrection (cf. Jn. 14:6, Ac. 4:10-12, 1 Cor. 15:1-4). Nous devrions donc nous demander si "l'être de lumière", fréquemment mentionné dans les EMI, est vraiment Dieu, Jésus ou un ange de Dieu (cf. 2 Cor. 11:14).

     

    Dans les comptes-rendus d'EMI les plus célèbres, comme ceux de Colton Burpo1 ou d'Angelica Zambrano, il y a des descriptions très détaillées, mais quand on regarde la Bible de près, on se rend compte que, justement, ce n'est pas biblique, et qu'il n'y a aucune raison de croire qu'une personne ait réellement été au paradis (ou en enfer) pour en revenir et tout raconter (on se demande d'ailleurs pourquoi Dieu enverrait un chrétien régénéré en enfer, ne serait-ce que pour une fraction de seconde arf).

    4 auteurs bibliques ont eu des visions du ciel (et pas des EMI) : Ésaïe et Ezéchiel (prophètes de l'Ancien Testament), ainsi que les apôtres Paul et Jean (Nouveau Testament). 2 autres personnages bibliques, Michée et Étienne, ont eu des aperçus du Royaume des Cieux, mais ce qu'ils ont vu est simplement mentionné, et pas décrit (2 Chr. 18:18; Ac. 7:55).

    Par la suite, seuls 3 de ces hommes ont écrit à propos de ce qu'ils ont vu et les détails qu'ils ont donné sont relativement maigres (Es. 6:1-4 ; Ez. 1, 10 ; Ap. 4-6). Chacun d'entre eux a mis l'accent sur la gloire de Dieu, comme il se doit. Ils ont également mentionné leurs propres peur et honte en présence d'une telle gloire. Ils avaient rien à dire sur les caractéristiques banales qui ressortent de manière si remarquable dans les contes modernes sur le paradis (des choses comme les pique-niques, des jeux, des attractions pour mineurs, des visages familiers, des conversations bizarres, et ainsi de suite). Paul n'a donné aucune description réelle du ciel, mais il a simplement dit qu'il n'est pas permis à un homme de raconter ce qu'il a vécu (N. B. : certaines personnes déforment les textes en prétendant que c'était une EMI que Paul aurait eu après s'être fait lapider en Ac. 14:19, mais c'est une inférence logique sans fondement). En bref, les descriptions bibliques du ciel pourraient difficilement être plus différentes des récits fantaisistes d'aujourd'hui sur le paradis.

    Lazare, de Béthanie tomba malade et mourut, et son corps gisait en décomposition dans une tombe pendant 4 jours jusqu'à ce que Jésus le ressuscite (Jn. 11:17). Un chapitre entier dans l'Évangile de Jean est consacré à l'histoire de comment Jésus l'a ramené d'entre les morts. Mais il n'y a pas un indice ni une trace, où que ce soit dans les Écritures, de ce qui est arrivé à l'âme de Lazare pendant ces 4 jours. La même chose est vraie de chaque personnage de l'Écriture qui ait jamais été ramené d'entre les morts, depuis le fils de la veuve, ressuscité par Élie en 1 Ro. 17:17-24, jusqu'à Eutyche, guéri par Paul en Ac. 20:9-12. Pas un seul personnage biblique n'a jamais donné de compte-rendu de son expérience post-mortem dans la dimension des âmes des défunts qui ait été retenu pour la postérité.

    L'intérêt actuel envers le paradis, les anges, et l'au-delà découle en beaucoup trop grande partie de la curiosité charnelle. Ce n'est pas une tendance que les chrétiens bibliques devraient encourager ou célébrer. Toute recherche qui diminue la confiance des personnes envers la véracité et l'autorité de la Bible attire de graves dangers spirituels, surtout si c'est quelque chose qui conduit les âmes crédules à la superstition, le gnosticisme, l'occultisme, les philosophies New Age, ou tout autre type de confusion spirituelle. Ce sont incontestablement les chemins les plus parcourus par les gens qui nourrissent un désir morbide d'informations détaillées au sujet de la vie après la mort, dévorant les histoires de gens qui prétendent être allé au royaume des morts et en être revenu.

    L'Écriture ne cautionne pas ce désir. Dans l'ère de l'Ancien Testament, toute tentative de communiquer avec les morts est considérée comme un péché comparable au sacrifice de nourrissons aux faux dieux (De. 18: 10-12). Les Écritures hébraïques disent relativement peu de choses sur la destinée des âmes après la mort, et il était strictement interdit au peuple de Dieu de chercher à se renseigner davantage là-dessus de sa propre initiative. La nécromancie était une caractéristique majeure de la religion égyptienne. Elle a également dominé toutes les religions connues parmi les Cananéens. Mais en vertu de la loi de Moïse, c'était un péché punissable de mort (Lév. 20:27).

    Le Nouveau Testament ajoute beaucoup à notre compréhension du ciel (et de l'enfer), mais nous ne sommes pas autorisés à ajouter nos propres idées subjectives ni les conclusions fondées sur notre expérience à ce que Dieu a révélé en particulier à travers sa Parole infaillible. En effet, il nous est interdit dans toutes les questions spirituelles d'aller au-delà ce qui est écrit (1 Co. 4:6).

    Ceux qui cherchent à en savoir plus que l'Écriture nous en dit au sujet du ciel pèchent : "Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu ; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi." (De. 29:29). Les limites de notre curiosité sont ainsi établies par la limite de la révélation biblique.

    Qu'est-ce qu'un chrétien doit penser des NDE/EMI ?
    Charles Haddon Spurgeon (1834-1892), "le prince des prédicateurs"

    Pour reprendre les mots de Charles Spurgeon :
    "C'est un peu le paradis en ce bas monde quand on imagine des choses agréables. Mais ne pensez jamais que l'imagination peut imaginer le Paradis. Fusse-t-elle sublimissime, fusse-t-elle libre comme jamais de la poussière de la terre, fusse-t-elle soutenue par la plus grande connaissance, et tenue constante par la plus extrême prudence, l'imagination ne peut pas créer de Paradis. "Elles ne sont pas entrées dans le cœur de l'homme, les choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment." L'imagination est bonne, mais pas pour nous faire une idée des cieux. Vous vous apercevrez que vos cieux imaginaires sont une erreur ; si vous y avez entassé de beaux châteaux, vous vous apercevrez que ce sont des châteaux en l'air, et ils disparaîtront comme de minces nuages ​​avant la tempête. Car l'imagination ne peut pas créer de Paradis. « Ce que l'œil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme, Dieu l'a préparé pour ceux qui l'aiment »"2

    Ce que Dieu a révélé dans l'Écriture est la seule source légitime pour obtenir une compréhension claire du royaume céleste. En fait, la parole écrite de Dieu nous donne une image remarquablement claire et complète du ciel et du monde spirituel. Mais la Bible laisse encore beaucoup de questions sans réponse.

    Nous devons accepter les limites que Dieu Lui-même a mises sur ce qu'Il a révélé. C'est pure folie que de spéculer sur ce sur quoi l'Écriture est silencieuse. C'est un tort scandaleux d'essayer d'enquêter sur les mystères spirituels en utilisant des moyens occultes. Et il est extrêmement dangereux d'écouter quelqu'un qui prétend en savoir plus sur Dieu, le ciel, les anges, ou l'au-delà que ce que Dieu Lui-même nous a révélé dans les Écritures.

    1. Heaven Is for Real: A Little Boy’s Astounding Story of His Trip to Heaven and Back. Revenir au texte.
    2. Charles H. Spurgeon, The New Park Street Pulpit, 6 vols. (London: Passmore & Alabaster, 1856), 2:18. Revenir au texte.

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  • Est-ce Dieu ou Satan qui a poussé David au recensement ?

    2 Samuel 24:1 : "  La colère de l’Éternel s’enflamma de nouveau contre Israël, et il excita David contre eux, en disant : Va, fais le dénombrement d’Israël et de Juda."

    1 Chroniques 21:1 : Satan se leva contre Israël, et il excita David à faire le dénombrement d'Israël.

    D'abord, affirmons d'emblée une chose : nous pouvons être sûrs que Dieu n'est pas l'auteur du péché et qu'Il ne tente aucun homme au péché (Ja. 1:13) cool. Un recensement en soi n'est pas un péché, mais Ex. 30:12-16 donne des exigences très précises sur la façon dont un recensement devait être mené sous peine de fléau, et ce recensement par David n'a pas suivi les instructions données par Dieu. David a fait preuve d'orgueil et il voulait juste afficher sa propre puissance au lieu de sa foi en Dieu.
    Or, voilà-t-il pas que 1 Chr. 21:1 nous dit que c'est Satan qui a excité David à faire le dénombrement d'Israël. Comment concilier cela avec 2 Sam. 24:1 oh ? Est-ce Dieu qui a incité David à faire recenser Israël, ou est-ce Satan arf ?

    La colère de Dieu envers le péché d'Israël

    Il n'est pas surprenant que la colère de l'Éternel ait été dirigée contre Israël à cette époque : il y avait certainement de quoi. Les Israélites étaient ingrats envers les bénédictions auxquelles ils avaient droit sous le gouvernement de David, et avaient une étrange propension à prendre part aux rébellions menées envers David d'abord par Absalom (2 Sam. 15:1-12), ensuite par Schéba, fils de Bicri (2 Sam. 20:1-2). Il y avait des conflits constants entre les commandants des armées, et Joab s'est avéré un meurtrier sans scrupules à plusieurs reprises (2 Sam. 3:27, 18:14, 20:10). Nous avons des raisons de penser que leur paix par rapport aux ennemis extérieurs et la prospérité du pays sous le règne de David les avait rendus sûrs d'eux et sensuels, et que Dieu était donc en colère après eux.

    Satan tente activement, Dieu permet la tentation

    Satan, en tant qu'Adversaire, a suggéré ce recensement parce que c'était une occasion à inciter à un péché, tout comme il a également mis dans le cœur de Judas de trahir le Christ. Satan est fréquemment décrit dans les Écritures comme faisant uniquement ce que Dieu lui permet de faire ; et donc, dans ce cas, il a permis à Satan de tenter David. Satan était le moteur actif, tandis que Dieu n'a fait que retirer Sa grâce, et le grand Adversaire a prévalu contre le roi. (Pour d'autres exemples de Dieu permettant la tentation et celle-ci Lui étant attribuée, voir 2 Sam. 16:7-13 ; 1 Ro. 22:20-23 ; Ps. 105:24-25.) Dieu, en tant que juste juge, en l'occurrence, a permis cela avec l'idée que de ce péché de David Il prendrait l'occasion pour punir Israël pour d'autres péchés, pour lequel Il aurait pu à juste titre les punir même sans ça.

    Il convient de noter que lorsque Dieu a un plan en tête, il permettra parfois à Satan et ses démons de faire ce qu'ils veulent (par exemple, mentir et causer catastrophe et mort), alors qu'en fait, ils exécutent la volonté de Dieu (qui, ici, voulait punir Israël pour leur idolâtrie et leur méchanceté). Quelques exemples bibliques : 2 Chr. 18:18-22 (version Semeur), où Dieu permet à un démon d'utiliser les faux prophètes pour convaincre Achab d'aller à la bataille et, finalement, à sa mort, et Job. 1-2, où Satan persécute Job.

    Dieu a jugé le péché d'Israël et ils ne se sont pas repentis

    Rappelez-vous que Dieu a apporté la famine sur la nation pour le péché de la maison de Saül (2 Sam. 21:1), qui, selon Ussher et Nolen Jones, venait de se terminer l'année précédente1. Après le recensement, Dieu a décidé une peste de 3 jours pour le péché de David. Peut-être que cette famine est venue pour que les dirigeants du peuple apprennent à reconnaître le jugement de Dieu, à soupçonner que leurs péchés en sont la cause, et à se repentir et se tourner vers Dieu subséquemment. Cela aurait eu une grande influence sur la repentance nationale et la réforme, ce qui aurait poussé les gens à apprendre à prier pour les personnes en autorité, que Dieu les préserve du péché, parce que, si les dirigeants s'engagent ouvertement dans le péché, toute la nation languit (Pr. 29:2). En effet, il nous est ordonné de prier pour les personnes en autorité (1 Ti. 2:1-3), car cela est agréable à Dieu. Mais (vous et moi pouvons le dire par expérience), nous ne voyons pas de repentir de ce genre chez les dirigeants ou les personnes qui se livrent à la rébellion ouverte, apparemment à la moindre incitation.

    Le plan de Satan, mais l'intervention de Dieu

    L'auteur de 1 Chroniques attribue cette histoire de recensement à Satan, qui voulait s'opposer à Israël et lui faire autant de mal que possible, peut-être même espérait-il détruire l'oint du Seigneur (David et/ou Salomon) qui aurait mis fin à la lignée terrestre à travers laquelle le Christ devait venir. Mais Dieu voulait punir Israël pour leurs péchés (notamment la rébellion), et il a permis à Satan de tenter David pour qu'Il puisse éradiquer les traîtres qui méprisaient le Seigneur et Son oint.

    Il n'y a pas de problème à réconcilier les 2 versets cités au début de l'article. Toute tentation est permise, mais pas causée, par Dieu. Quand les esprits mauvais nous tentent, ils ne le font que par permission (Job. 1:12, 2:6 ; Luc. 22:31).

    Dieu contrôle tout

    L'auteur de 2 Samuel (probablement Nathan ou Gad) a choisi de montrer toute cette affaire sous l'angle ultime de Dieu contrôlant toutes choses, tandis que l'auteur de 1 Chroniques (probablement Esdras) voulait mettre en valeur le complot satanique et comment Dieu a utilisé un outil pour Son jugement. C'est le même compte-rendu avec des emphases différentes. Cela se tient, car Nathan et Gad étaient des prophètes qui proclamaient que Dieu est au contrôle de toutes les affaires des hommes, et qu'Il sait et prédit les événements avant qu'ils ne se passent. Esdras, lui, était un prêtre qui avait plus à cœur de souligner la sainteté de Dieu, et sa haine du péché - la trahison et l'idolâtrie étant 2 des plus odieux, et les 2 auxquels Israël était le plus enclin. Le "point d'orgue" ici est que Dieu juge et punit le péché, et expurge le levain du péché de son peuple (cf. 1 Cor. 5:6-8). Satan avait à cœur le mal pour David et pour Israël, mais Dieu avait à cœur au final le bien de la nation sur le long terme cool, et a ainsi permis à Satan de provoquer David.

    Que les chrétiens, sur lesquels le doute pèse quelquefois, se souviennent de la promesse que ce qu’ils ne connaissent pas encore, ils le sauront plus tard. Qu’ils continuent à creuser dans cette mine inestimable que représente la Parole inspirée.

    1. Ussher, J., "The Annals of the World", p. 62–63 ; Jones, F. N., "The Chronology of the Old Testament", p. 100. Revenir au texte.

    5 commentaires
  • Qu'est-ce qu'un chrétien doit penser des attentats terroristes du 13/11/2015 ?

    Cet article sera un peu particulier, car, si sa destination reste avant tout didactique, dans l'esprit de ce blog, il s'apparentera aussi à un coup de gueule. Je ne suis qu'un être humain, je l'assume très bien, et ce qui s'est passé me révolte au plus haut point. Aussi, je m'excuse par avance si j'en viens à m'exprimer ab irato, mais disons-nous bien que la colère n'est pas un péché en elle-même (Dieu Lui-Même se met en colère, dans le cadre de Sa justice parfaite), si la Bible nous engage à l'éviter, c'est parce qu'elle nous fait souvent faire n'importe quoi. En tout état de cause, je m'excuse d'avance si mes propos sont (encore) plus tranchants que d'habitude. Je ne suis malheureusement pas M. Spock1. Je tâcherai de m'en tenir à l'Écriture : "Si vous vous mettez en colère, ne péchez point ; que le soleil ne se couche point sur votre colère" (Eph. 4:26 ; je commence cet article en début de soirée, j'ai encore le temps smile).

    Pourquoi Dieu permet-Il de telles vilénies ?


    Clinton Richard Dawkins, "le rottweiler de Darwin"

    Je parie ce que vous voulez qu'au lendemain de ces attentats, nombre de personnes, et pas seulement des incroyants, se posent la question plus haut. Les athées, notamment, y voient un argument-massue en faveur de la non-existence de Dieu. Richard Dawkins, pour ne citer que lui, n'a de cesse de rappeler les atrocités commises par les humains au nom de Dieu. Mais dites-vous bien qu'en raisonnant ainsi, ils se tirent une balle dans le pied.
    En effet, s'ils disent cela, c'est parce qu'ils sont horrifiés, à juste titre, par ce qui s'est passé. Horrifiés parce que leur conscience leur fait savoir que c'est horrible. Mais qu'est-ce que la conscience ? C'est la capacité innée à savoir ce qui est bien et mal, ou la Loi Morale si vous préférez, et c'est ce qui nous différencie des animaux, qui sont capables de faire le bien, bien sûr, mais seulement de manière instinctive ; ils ne savent pas ce qu'est le bien et le mal. Or, le simple sens commun nous le dit, les lois ne viennent pas de nulle part, elles sont toujours décrétées par un législateur. Et l'Être qui a inséré en nous cette connaissance du bien et du mal (à ne pas confondre avec la connaissance du bon et du mauvais acquise par Adam lorsqu'il croqua le fruit défendu), cette petite voix qui nous impose de faire ce qui est bien, qu'importe à quel point c'est difficile et/ou douloureux, ne peut être que notre Créateur.
    Mais, si Dieu n'existe pas, et si nous sommes tous des descendants de microbes plutôt qu'ayant été créés miraculeusement, comme l'Éducation Nationale exige qu'on l'enseigne exclusivement, qu'est-ce qui empêche ces terroristes de commettre leurs abominations ? Rien ! Au final, ils ne font que de la sélection naturelle en éliminant les faibles, ce qui est censé améliorer la race humaine...

    La seule raison, à la base, pour laquelle nous pouvons dire que ce qu'ont fait les terroristes est mal est parce que nous avons une autorité absolue. S'il n'existe pas d'autorité ultime, alors pourquoi tout le monde ne pourrait-il pas simplement faire ce qui est juste à ses propres yeux ? Sans la Bible en tant qu'autorité, il n'y a aucun fondement à partir duquel dénoncer le terrorisme comme étant une abomination. Mais quand nous commençons avec la Parole de Dieu comme notre autorité suprême, nous pouvons dire que le terrorisme est mal parce que Dieu nous ordonne de ne pas assassiner les gens (Ex. 20:13 (version Ségond 21)). En outre, le terrorisme est mal parce que chaque personne a été spécialement créée à l'image de Dieu, et donc, chaque personne a une immense valeur intrinsèque. L'Écriture lie clairement la création à l'image de Dieu à l'ordre de ne pas tuer (Gen. 9:6).

    Mais certains vont peut-être dire : "Ça ne répond pas à la question de savoir pourquoi ces tueries arrivent si Dieu existe mad !" Et pourtant, la réponse est simple : ce n'est pas Dieu qui est responsable de cette ignominie, ni de tous les autres qui se commettent sous le Soleil, mais c'est nous ! Nous, les humains, parce que notre ancêtre primordial et chef fédéral a commis un crime contre Dieu en lui faisant savoir, en gros, qu'il n'a pas besoin de Lui et qu'il a décidé d'être le Dieu de sa propre vie (péché que nous retrouvons aujourd'hui sous le nom d'humanisme séculier, cf. plus bas), et parce que nous sommes ses descendants, pécheurs tout comme lui, et que nous commettons sans arrêt des fautes envers Dieu, envers notre prochain, envers la Création, etc. Et après, exactement comme notre ancêtre, nous attribuons la faute à Dieu (Gen. 3:12) no.
    Mais gloire à Dieu ! Celui-Ci, dans Son amour, ne nous a pas laissés pourrir dans notre propre corruption : Il a envoyé Jésus Christ Son Fils unique2, "Dieu né de Dieu, engendré, non pas créé", pour prendre sur lui la peine (ou pour payer l'amende si vous préférez) que méritaient nos péchés, si bien que nous pouvons nous mettre en règle avec Lui de manière très simple et très difficile à la fois : en reconnaissant Jésus comme Seigneur et Sauveur de notre vie. Mais ce n'est pas tout : non seulement, au moment de notre conversion, la 3e Personne de la Trinité, à savoir le Saint Esprit, vient résider en nous pour nous rendre meilleurs, toujours plus conforme aux exigences justes de la Loi de Dieu, mais en plus nous avons un ticket gratuit pour un monde à venir, que Dieu créera en lieu et place de ce monde pourri, et où il n'y aura plus de terrorisme ni aucune autre abomination de ce genre. En fait, "Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu" (Ap. 21:4).

    Et oui, ça va beaucoup plus loin que les promesses très terrestres du Coran envers ceux qui auront suivi l'Islam. Et puisque nous parlons de l'Islam, abordons ce sujet terriblement épineux sans hargne inutile, mais sans langue de bois non plus.

    L'Islam est une menace

    Avant toute chose, je tiens à préciser quelque chose d'extrêmement important : je ne suis pas musulmophobe mad (c'est que ça va vite, ce genre de choses, dans notre société), je n'ai absolument rien contre les musulmans. Je vis dans un quartier à majorité musulmane, ce sont de très braves gens, amicaux, débonnaires et intègres. Par contre, je n'ai aucune pitié ni aucune considération envers la doctrine de l'islam. Dans la société française, comme l'a si bien dit Philippe de Villiers, la christianophobie est une simple opinion. Vous pouvez peindre des choses comme "Piss Christ" ou traiter publiquement celui-ci de tous les noms, pas de problème. Par contre, l'islamophobie, elle, est un délit passible d'emprisonnement (ou de meurtre). Et maintenant, tous en chœur : 2 poids, 2 mesures mad (et tant pis pour le gouvernement Valls) ! Qu'importe, la France est encore un pays de liberté d'expression, je sais ce que je risque en publiant ceci en France : ma vie, potentiellement.

    Edit 24/03/2016 : Voyez toutefois ici : http://narindra-le-gobelin.eklablog.com/les-attentats-bruxellois-du-22-03-2016-a125476468. Ce blog est en constante évolution et la partie entre crochets n'est conservée que pour archive.

    [Les musulmans de mon quartier sont assez représentatifs de la grande majorité des musulmans. Mais il faut bien saisir une chose : ce ne sont pas de braves gens parce qu'ils suivent l'exemple de Mahomet décrit par le Coran, ils le sont parce qu'ils suivent leur conscience qui, comme je l'ai dit plus haut, leur a été donnée par le Dieu de la Bible ! D'ailleurs, à ce sujet, certains musulmans sont tellement gentils et honnêtes qu'on plus l'impression qu'ils suivent plutôt l'exemple d'un prophète très différent de Mahomet, un certain personnage historique qui fut crucifié vers l'an 30 de notre ère et dont les disciples ont sacrifié leurs vies pour déclarer qu'Il ressuscita 3 jours après, si vous voyez ce que je veux dire cool...

    En fait, ce sont les responsables des attentats d'hier, ainsi que les Coulibaly et autres Oussama Ben Laden, qui sont les vrais musulmans, car l'islam, le vrai (pas le "modéré", qui est une imposture théologico-intellectuelle no) est une idéologie fasciste et conquérante, qui n'admet pas la dissension et cherche à établir sa suprématie sur toute la planète. Et oui, c'est bel et bien ce que le Coran prêche, il suffit de le lire en entier pour s'en rendre compte, et tous les gens honnêtes qui l'ont fait vous diront la même chose.

    On accuse souvent les merdias de dépeindre tous les musulmans comme des terroristes. En fait, c'est tout le contraire : les merdias euphémisent la composante islamique des actes de terrorisme (je vous l'avais bien dit que je ne ferais pas dans la langue de bois). Ils font de la lèche à l'islam en omettant autant que possible le mot "musulman" ou "islamiste" en décrivant les jihadistes, sauf adjoint aux épithètes "extrémiste" ou "fondamentaliste".

    Alors, certains vont peut-être me citer Sourate 2:190, 193 pour me montrer que la jihad décrite par le Coran met en évidence des règles de guerre que les jihadistes actuels ne respectent pas, mais le problème, c'est que l'islam comporte une doctrine nommée "Naskh" (نسخ), ou abrogation, qui décrète que s'il y a un conflit entre 2 passages du Coran, c'est le passage qui a été écrit le plus tard qui abroge l'autre.

    De nombreux versets du Coran font l'apologie de la patience face à la moquerie des incrédules, tandis que d'autres versets incitent à la guerre contre les infidèles. Les premiers sont liés à la phase mecquoise (chronologiquement antérieure) de la vie de Mahomet, lorsque les musulmans étaient trop peu nombreux et faibles pour faire autre chose que d'encaisser les insultes et les outrages ; les derniers sont liés à la phase médinoise, où le Prophète avait acquis un bon nombre de fidèles et, partant, la force de riposter à ses ennemis. La contradiction entre les 2 ensembles de versets indique que différentes situations appellent à des réglementations différentes.

    Sayyid Qutb, note 4 étapes dans le développement du jihad :

    1. Alors que les 1ers musulmans restaient à la Mecque avant de fuir à Médine, Allah ne leur permettait pas de se battre
    2. L'autorisation est accordée aux musulmans de lutter contre leurs oppresseurs
    3. Allah commande aux musulmans de combattre ceux qui les combattent
    4. Allah ordonne aux musulmans de lutter contre tous les polythéistes.

    Il considère que chaque étape doit être remplacée par l'étape suivante dans cet ordre, la 4e étape devant rester permanente.

    La majorité des textes du Coran identifient clairement le jihad comme étant une guerre physique (et pas juste une guerre contre ses mauvais penchants gna gna gna), et, islamiquement parlant, la manière dont Allah établira son royaume sur Terre. Ils ne nécessitent pratiquement pas d'être interprétés métaphoriquement, et il n'y a rien dans les textes sacrés de l'islam qui suggère que ça soit limité à une période bien particulière, contrairement à ce que prétendent certains musulmans bien intentionnés mais très mal informés. De même, à partir du Hadith et des 1ères biographies de Mahomet, il est tout aussi évident que la communauté musulmane primitive a compris ces textes coraniques comme étant à prendre littéralement. Ainsi, historiquement, depuis l'époque de Mahomet, le jihad, guerre physique pour répandre le message de l'Islam, a été une réalité pour la communauté musulmane. Par conséquent, ce n'est pas une surprise quand les jihadistes modernes en appellent avec une facilité déconcertante à ces écrits de base pour justifier leurs actions, et je ne mentionne même pas leurs enseignants imams qui enseignent la théorie et l'art du terrorisme.

    Même en admettant que 99% des quelque 1,2 milliards de musulmans dans le monde ne sont pas pro-jihad, ça laisse quand même 12 millions d'entre eux qui le sont. D'après l'expérience personnelle de l'ex-musulman Dr. Daniel Shayesteh, "la différence entre un musulman traditionnaliste et un musulman fondamentaliste est de 15 mn". C'est le temps qu'il a pris pour être convaincu que la violence est partie intégrante du jihad. Et c'est normal, car la plupart des musulmans connaissent mal le Coran, alors quand on leur montre des sourates comme la 8:12 ("Et ton Seigneur révéla aux Anges : "Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l'effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts."), comment voulez-vous qu'ils n'obéissent pas, eux qui désirent sincèrement obéir à Dieu ?

    Qui plus est, c'est un fait de l'Histoire bien connue que la majorité silencieuse ne compte pas. La majorité des Allemands des années 30 et 40 n'avaient sans doute aucune envie que l'Allemagne s'engage dans une guerre totale et s'attelle à l'extermination des Juifs, ça n'a pas empêché la 2e Guerre Mondiale ni les camps de la mort (souvenez-vous du choc à la libération des camps). Et le succès des actes terroristes des jihadistes est dû en grande partie au résultat des réactions adoptées par nos millions de pacifiques concitoyens musulmans. Tout d'abord, il n'y a pas assez de condamnation de leurs actes terroristes par la communauté musulmane. De plus, les terroristes reçoivent une assistance directe ou indirecte dans le silence de leurs concitoyens musulmans. Il n'est pas possible que les terroristes puissent poursuivre leurs opérations, obtenir des explosifs, fonder et faire tourner des camps d'entraînement terroristes et amasser de l'argent à l'insu des autres musulmans, qu'ils soient des représentants du gouvernement, des banquiers, des membres de la famille, des amis ou des voisins. Songez-y : vous avez déjà entendu parler d'une large condamnation par les musulmans des actes meurtriers de leurs coreligionnaires commis au nom de leur Dieu ? En fait, il y a plutôt eu de la jubilation et des danses dans les rues à la suite des attaques musulmanes contre les Occidentaux. Même ce qui s'est passé après Charlie Hebdo était du moutondepanurgisme dû au mélo joué par les merdias plutôt qu'un vrai mouvement de protestation.]

    Non, l'islam et le christianisme ne sont pas pareils.

    Les musulmans déclarent qu'ils respectent Jésus et d'autres figures bibliques, ce qui a amené beaucoup de gens à penser que l'islam peut être une révélation "additionnelle" du Seigneur, construite sur une base biblique. Les merdias n'arrangent pas les choses en clamant à cor et à cri que l'islam et le christianisme, à la base, c'est la même chose. Toutefois, les différences entre le Coran et la Bible sont énormes (à commencer par l'histoire fondamentale dans la Genèse, sur laquelle l'Évangile est clairement basée). Ce fait est compatible avec l'affirmation chrétienne comme quoi la Bible est la seule et véridique révélation du Créateur, et que le Coran, malgré quelques ressemblances superficielles, est une grossière contrefaçon de Son enseignement.

    La Bible enseigne un Dieu d'amour pour qui la mort et la souffrance ne font pas partie de Sa Création originale ; le péché a arraché le monde à sa perfection originelle. En revanche, faisant chorus avec les corruptions doctrinales évolutionnistes théistes de la Bible, d'après le point de vue coranique de la mort et la souffrance, celles-ci sont intrinsèques à la Création, une partie naturelle de l'état des choses. Sans surprise, donc, la vision du monde de l'islam conduit à une compréhension radicalement différente de la nature de Dieu, de l'humanité, du salut et du monde en général. Cela affecte non seulement la vision du monde des individus, mais celle de cultures entières.

    Faire la liste de toutes les occurrences où les enseignements de la Bible et du Coran diffèrent serait bien trop long, toutefois, ceci devrait largement suffire pour que l'esprit ouvert comprenne que Bible et Coran sont absolument incompatibles :

    1. D'après la Bible, le salut nous vient de Jésus Christ (Jn. 14:6 ; Ac. 4:12), tandis que le Coran dit que ce n'est que par l'islam (l'obéissance à Allah et son prophète Mahomet) qu'on peut éviter la "fournaise ardente" (Sourates 3:85 ; 48:13).
    2. D'après la Bible, comme je l'ai déjà exposé plus haut, l'homme est né avec une nature pécheresse (Ps. 51:5 ; Rom. 3:23), mais d'après l'islam, l'homme est né innocent. Le Coran dit que le péché est acquis (Sourates 4:111 ; 6:120 ; 24:11).
    3. Le Coran nie la tri-unité de Dieu3. Les musulmans n'appellent pas Allah "Père", car, pour eux, aucun homme ne peut être "enfant de Dieu" : " Les Juifs disent : "Uzayr est fils d'Allah" et les Chrétiens disent : "Le Christ est fils d'Allah". Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu'Allah les anéantisse! Comment s'écartent-ils (de la vérité) ? Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d'Allah, alors qu'on ne leur a commandé que d'adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu'ils [Lui] associent." (Sourate 9:30-31)
    4. Pour la Bible, nous sommes sauvés par la grâce obtenue au moyen de la foi seule en Jésus Christ, "afin que personne ne puisse se vanter" (Eph. 2:8-9). Mais pour le Coran, "Ceux dont la balance est lourde seront les bienheureux ; et ceux dont la balance est légère seront ceux qui ont ruiné leurs propres âmes et ils demeureront éternellement dans l'Enfer."
    5. La Bible dit que Dieu est amour (1 Jn. 4:8, 16). Par contre, j'offre 5 paquets de chocolat de ménage à celui qui arrive à me trouver ça dans le Coran...

    L'humanisme séculier est un poison


    Sir Julian Huxley (1887-1975)

    Jusqu'ici, j'ai surtout descendu l'islam dans les flammes. Mais un fléau bien pire que l'islam gangrène la France comme le venin de la tarentule, et ce fléau a pour nom l'humanisme séculier.
    "Qu'est-ce que c'est que cette bestiole ?" doivent se dire certains d'entre vous. L'humanisme, comme l'indique son étymologie, veut dire que l'homme est placé au-dessus de tout, et l'adjectif "séculier" (ou "laïque") indique que la religion (au sens de notre rapport à la divinité) est évincée. C'est d'ailleurs pour cela qu'on parle parfois d'"humanisme athée".
    C'est la religion de la France depuis 1789, et l'Empire n'a pas renversé la vapeur. Oui, oui, je sais que j'ai dit que l'humanisme séculier cherche à évincer la religion, mais j'ai aussi ajouté qu'on parle là de la religion en tant que rapport à la divinité. Voyez plutôt ce que Julian Huxley, le petit-fils de Thomas Huxley, "le bouledogue de Darwin", a à dire à ce sujet :
    "Une religion est essentiellement une attitude envers le monde dans son ensemble. Ainsi l'évolution, par exemple, peut se révéler un principe de coordination des croyances et des espoirs des hommes aussi puissant que Dieu l'était dans le passé. Ces idées sous-tendent les diverses formes de rationalisme, du mouvement éthique et de l'humanisme scientifique. [...] Humanisme : Une perspective qui place l'homme et ses préoccupations au centre des intérêts. L'humanisme moderne, qui abolit le christianisme traditionnel, se caractérise par sa foi en le pouvoir des êtres humains de créer leur propre avenir, collectivement et personnellement."4


    John J. Dunphy

    Cette religion, les établissements scolaires et universitaires en sont les temples. Cette citation de John J. Dunphy, membre de la British Humanist Association, vous en convaincra :
    "Je suis convaincu que la bataille pour le futur de l'humanité doit être livrée et gagnée dans les salles de classe par des enseignants qui perçoivent correctement leur rôle en tant que prédicateurs d'une nouvelle foi : une religion de l'humanité qui reconnaît et respecte ce que les théologiens appellent l'étincelle de la divinité dans tous les êtres humains. Ces enseignants doivent incarner la même dévotion désintéressée que les prêcheurs fondamentalistes les plus enragés, car ils seront des ministres du culte d'une autre sorte, qui utiliseront une salle de classe au lieu d'une chaire pour transmettre des valeurs humanistes dans tous les sujets qu'ils enseignent, quel que soit le niveau éducatif -crèche préscolaire ou grande université d'état. La salle de classe doit devenir et deviendra une arène de conflit entre l'ancien et le nouveau - le cadavre pourrissant du christianisme, avec tous les maux et la misère qui vont avec, et la nouvelle foi de l'humanisme...

    Ce sera sans aucun doute un lutte longue, ardue et douloureuse, parsemée de beaucoup de chagrin et de larmes, mais l'humanisme émergera triomphant. Il le faut, si nous voulons que la famille de l'humanité survive."5

    Vous n'êtes pas sans savoir que la Bible commence par cette déclaration : "Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre." (Gen. 1:1). L'existence de Dieu y est présumée, elle va de soi. Ps. 14:1 (verset sur lequel les athées font une fixette) nous dit : "L’insensé dit en son cœur : Il n’y a point de Dieu ! Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables ; il n’en est aucun qui fasse le bien."

    Nous voyons ici que la Bible associe des pensées corrompues sur Dieu - la négation de Son existence même - à une vie morale corrompue. Et c'est vrai que si Dieu n'existe pas, s'il n'y a pas eu de Créateur pour établir des lois, nous sommes condamnés à dériver moralement (oui, je sais, je rabâche, mais "répétition est œuvre de pédagogie"). Quand les Israélites oubliaient leur Créateur (c'était au temps des juges), quand personne n'était là pour les rendre fidèles à Dieu, "chacun faisait ce qui lui semblait bon" (Jg. 21:25) et le chaos régnait.

    La même chose se passe aujourd'hui, la France qui honorait Dieu, reconnaissant que "Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-Même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses" (2 Cor. 5:19), souffre aujourd'hui d'un effondrement des valeurs sans précédent, car ses habitants ont abandonné Dieu. "La justice  élève une nation, Mais le péché est la honte des peuples." (Pr. 14:34).

    Quand les hommes se détournent de Dieu et vivent comme s'Il n'existait pas, le péché abonde : corruption politique, mensonge, calomnie, manifestations publiques de débauche, violence criminelle, avortement, vol, euthanasie, adultère, drogue, alcoolisme, jeux d'argent et passions de toutes sortes. Dans son sillage, les malheurs économiques pleuvent, suite notamment aux augmentations d'impôts et aux dépenses croissantes du gouvernement pour construire des prisons, améliorer les systèmes de sécurité et renforcer les effectifs des forces de l'ordre ; tout cela pour régler ces problèmes.

    Lisez Rom. 1:18-32 (il suffit de passer le pointeur sur l'hyperlien), et vous verrez que c'est carrément une description du monde d'aujourd'hui !

    Des millions de personnes ont terriblement souffert et sont mortes à cause de cette manière de penser athée (et je ne pense pas qu'aux victimes d'Hitler, Staline et Mao, mais aux millions d'enfants assassinés dans le ventre de leur mère aussi). L'athéisme tue, car une absence de Dieu entraîne une absence de règles. Tout est bon ! Les athées sont les tout 1ers à vouloir dépénaliser l'avortement, l'euthanasie, la prostitution, la pornographie, à encourager la promiscuité et les perversions sexuelles, à vouloir mettre les drogues en vente libre. Toutes ces choses apportent misère, souffrance et mort. L'athéisme est la philosophie de la mort.

    Comment en est-on arrivé là ?

    1. L'invention d'une cosmogonie qui permettait un athéisme agressif : l'évolution cosmique. Dieu n'a pas créé, l'Univers s'est fait lui-même. L'homme a inventé Dieu. Avant Darwin, la seule option pour quelqu'un qui ne voulait pas de Jésus comme Créateur et Sauveur était le déisme, la croyance en une déité créatrice inconnaissable, par opposition au Dieu de la Bible. Cela explique pourquoi les athées sont les 1ers à militer pour que l'évolution soit enseignée exclusivement, dans les écoles et les universités.
    2. Cette cosmogonie matérialiste fut reprise dans les universités, car elle est très attirante pour la fierté intellectuelle qui a cours dans ces institutions : l'homme détermine son destin, pas Dieu. Et les enseignants, les politiciens, les bureaucrates du gouvernement, les journalistes et les juges ont obtenu leur éducation "supérieure" dans ces institutions.
    3. L'évolutionnisme a alors envahi le système scolaire public, parce que les nouvelles générations d'enseignants ont été formées dans des universités évolutionnisées (laïques). Complices de cette transformation étaient ceux de l'élite dirigeante à tendance athée, qui ont promu la laïcité comme étant la seule voie "équitable" pour les entreprises financées par les contribuables. La dissidence (au sens ordinaire du terme) a été facilement réduite au silence en faisant appel à des "experts" (en éducation, droit, science, sociologie, etc.) dans les universités !
    4. Pendant ce temps, les humanistes athées ont promu une immigration massive en provenance de pays qui n'avaient pas d'éthique chrétienne. Puis ils ont fait valoir que le contenu chrétien devait être retiré de la vie publique, car il pourrait offenser quelqu'un qui n'est pas un chrétien. Les doléances des vrais immigrants étaient rares, mais c'était un autre levier efficace pour imposer l'athéisme comme religion d'État.
    5. Les athées ont très activement promu leurs points de vue (la laïcité) à tous les niveaux de la société, mais surtout dans le milieu universitaire, la politique et les merdias.
    6. Pendant ce temps, les chrétiens ont complètement négligé leur devoir d'être le sel de la Terre et la lumière du monde, avec le développement généralisé d'une mentalité de "foi privée" où la "foi" est sous un boisseau, séparée des mondes universitaire et politique. Il y a souvent beaucoup d'activité dans l'"église", mais beaucoup moins à l'extérieur.

    Et voilà, vous avez mon analyse, que je me suis évertué à fonder autant que possible sur l'enseignement de la Bible, et que, par conséquent, je crois à peu près juste. Je tiens à nouveau à répéter que je n'ai rien contre les musulmans, ni contre les athées, ce sont les doctrines, les systèmes d'idées que j'attaque, en accord avec 2 Cor. 10:5. Le christianisme est le seul système d'idées qui permette à un pays de prospérer, cela s'est vérifié sans cesse en 2 000 ans d'histoire : ce sont les pays qui ont basé leur société, leur économie, leur science, etc. sur le christianisme qui ont le plus prospéré. Aujourd'hui, cela se vérifie avec les USA (enfin, jusqu'à relativement récemment...). Alors, si nous voulons que la France redevienne un pays où il fait bon vivre, sans risque de se faire flinguer au coin d'une rue, nous devons nous repentir de nos péchés et revenir de tout notre cœur au Seigneur Jésus Christ. Ce ne sera possible que si les chrétiens s'impliquent dans la prédication de l'Évangile (tant que c'est encore possible sans risquer sa vie, car il ne faut pas oublier que si nous avons le bénéfice de la liberté d'expression, c'est grâce au christianisme, qui prône la tolérance, la vraie, envers le prochain, et pas aux Lumières) pour convaincre le citoyen lambda qui, lui, répandra ce message jusqu'à ce que, de fil en aiguille, il y ait assez de monde de converti pour faire pression sur nos élites dirigeantes. C'est ainsi qu'une douzaine de quidams a fini par mettre un empire entier sens dessus-dessous.

    J'invite tous ceux qui ne croient pas encore en Jésus Christ en tant que Seigneur et Sauveur et qui lisent ceci (surtout s'ils sont musulmans ou athées) à prendre cette décision maintenant. Comme je l'ai dit, c'est d'une facilité déconcertante, mais c'est aussi très difficile car ça implique de mettre son orgueil à la poubelle, sans compter la perspective des difficultés qui assaillent infailliblement ceux qui donnent leur vie au Christ (Satan ne l'entend pas de cette oreille, ça va de soi). Mais après tout, qu'est-ce que cela comparé à un tourment éternel, loin de Dieu, la source de tout bien et tout bonheur ?

    Soyez richement bénis ^^.

    La france a besoin de Jésus

    1. Personnage de la série télévisée et cinématographique de science-fiction Star Trek, réputé pour ses analyses et son attitude froidement logiques. Revenir au texte.
    2. N. B. : contrairement à ce qu'ont l'air de croire trop de musulmans, quand on parle de Jésus en tant que Fils de Dieu, ça ne veut pas dire que Dieu a eu un enfant d'une déesse, cela signifie, en accord avec la culture juive, qu'il En est l'Incarnation, éternellement engendré par le Père un peu comme la lumière du Soleil est constamment engendrée par le Soleil. Revenir au texte.
    3. Pour une excellente défense biblique de la divinité de Jésus, vous pouvez vous référer au site de l'ex-témoin de Jéhovah Eddy GoubinatRevenir au texte.
    4. Huxley, Sir J., "Growth of Ideas. The evolution of thought and knowledge", pp. 99, 336, 1965. Revenir au texte.
    5. Dunphy, J. J., "A Religion for a New Age", The Humanist, Jan.–Fev. 1983, pp. 23, 26. Les emphases sont de moi. Revenir au texte.

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  • Des licornes dans la Bible ?
    La traduution de Job. 39:9,10 de la version francophone David Martin de la Bible, qui est, de toutes les traductions francophones de la Bible, celle qui se base de la manière la plus littérale sur le texte reçu, a de quoi troubler : "La licorne voudra-t-elle te servir, ou demeurera-t-elle à ta crèche ? Lieras-tu la licorne avec son licou pour labourer ? ou rompra-t-elle les mottes des vallées après toi ?" La version anglophone King James, qui se base aussi sur le texte majoritaire, traduit aussi par : "Will the unicorn be willing to serve thee, or abide by thy crib? Canst thou bind the unicorn with his band in the furrow? or will he harrow the valleys after thee?" Par contre, une version moderne comme la Ségond 21, qui fait plus la part entre textes majoritaire et minoritaire, dit : "Le buffle désire-t-il être à ton service? Passe-t-il la nuit près de ta mangeoire? L'attaches-tu avec une corde pour qu'il trace un sillon? Traînera-t-il la herse derrière toi dans les vallées?".

    Si vous consultez une Bible Martin en ligne, vous pourrez y vérifier qu'elle mentionne aussi la licorne en De. 33:17, Nb. 23:22, Nb. 24:8, Ps. 22:21, 29:6, 92:10, Es. 34:7.

    Et pourtant les licornes n'existent pas sauf dans les contes de fées, n'est-ce pas arf ? Alors, la question se pose : pourquoi est-ce que certaines versions de la Bible en font mention là où d'autres (pas forcément les plus modernes puisque l'Ostervald en fait partie) parlent du "buffle" eek ? En fait, certains détracteurs de la Bible ont utilisé ce fait pour prétendre que la Bible n'est qu'une fable qui reprend des mythes répandus.

    Affirmons d'emblée une chose : la Bible est la parole de Dieu, elle ne parle donc pas d'animaux mythiques comme si c'étaient des animaux réels. Or, dans le contexte de Job. 39, la "licorne" se retrouve aux côtés d'animaux réels, que nous connaissons bien, à savoir l'autruche, l'âne, le bouquetin, le cheval, l'aigle, etc. De plus, Dieu dit à Job que la licorne, en gros, n'est pas adaptée aux travaux des champs parce qu'impossible à domestiquer, et que sa force est grande. C'est donc un animal impressionnant, que Job devait connaître, et que Dieu a donné en exemple pour faire comprendre la grandeur de la Création, et, partant, la Sienne propre en tant que Créateur. Or, si la "licorne" était mythique, l'illustration de Dieu (Dieu lui-même, hein, pas Tartempion) aurait été à l'ouest.

    Il est donc probable que le mot hébreu traduit ici par "licorne", à savoir רְאֵם (re’ em), désigne un animal disparu. Ça vous semble absurde ? Et si je vous disais qu'il existait un immense éléphant aux défenses courbées vers le bas dans le passé, me croiriez-vous ? Et pourtant le Deinotherium a existé yes :

    Des licornes dans la Bible ?

    Les histoires de licorne ont été contées dans maintes parties du monde, dont la Chine, la Syrie, l'Inde, la Grèce antique et l'Europe médiévale. Bien qu'ayant toujours une corne à chaque fois, son corps (toujours décrit comme étant celui d'un cheval aux sabots fendus en Europe) a aussi été décrit de plusieurs manières différentes, dont celui d'un mouton, d'une chèvre, voire d'un lièvre...

    Rhinocéros
    Rhinocéros

    Un thème récurrent est son association avec la virginité : bien qu'indomptable, elle affectionne de poser sa tête avec dévouement sur le sein d'une vierge, avec sa corne assurant une fin douloureuse à tous ceux qui essaieraient de la suborner bad. Marco Polo a cherché la licorne, mais il a été déçu par le rhinocéros à Sumatra (comment voulez-vous visualiser une tête aussi laide, rugueuse et boueuse sur le giron d'une vierge no ?)


    Dent de narval présentée comme une corne de licorne

    On a attribué de nombreux pouvoirs de guérison et celui de contrepoison universel à la corne de licorne (un peu comme le bézoard dans Harry Potter tongue) depuis le XIIIe siècle, et elle en est venue à être considérée comme un des biens les plus précieux qu'un monarque puisse posséder. Le sceptre et la couronne impériale de l'Empire d'Autriche ainsi que le fourreau et le pommeau de l'épée de Charles le Téméraire étaient censés être faits en corne de licorne. En fait, lorsque la reine Elizabeth Ière monta sur le trône en 1558, un inventaire estima la "corne de licorne" du trésor royal de Londres à 100 000 livres, soit le prix de plusieurs châteaux voire d'un comté en entier1 intello. Évidemment le cours a chuté après la découverte du narval happy...


    - Doucement... Un peu plus bas... À droite... Plus fort...
    - Comme je vivrais tranquille sans cette maudite corne...
    he

    Ambroise Paré, en 1582, publie son Discours de la licorne où il s'oppose à grands renforts d'arguments à l'utilisation thérapeutique de la corne de licorne. Il y explique entre autres que les cornes sont utilisées à la cour du roi de France pour déceler la présence de poison dans les plats et les boissons : si la corne devient bouillante et se met à fumer, c'est que le mets est empoisonné2. Mais ne nous y trompons pas, il y rapporte les croyances qui sont associées à la corne de licorne pour mieux les dénoncer. Ainsi : lorsqu'il écrit "La vraye licorne, estant mise en l'eau, se prend à bouillonner, faisant eslever petites bulles d'eau comme perles"3, il ajoute qu'il en va de même pour tous les corps poreux. Ambroise Paré, dont la devise était : "Je le pansay, Dieu le guarist", est encore un des nombreux témoignages de l'efficacité de la foi chrétienne pour chasser les superstitions cool.


    Portrait en médaillon d'Ambroise Paré

    Et maintenant, c'est quoi à la fin cette "licorne" ? Le plus important à garder à l'esprit, c'est que, si les manuscrits originaux de la Bible étaient inspirés et infaillibles, c'est une autre paire de manches pour les traductions. Re' em a été traduit, selon les langues, par "licorne", "unicorn", "unicornio", "einhorn", "eenhorn", "unicornis" ou "monoceros", qui veulent tous dire "une corne". Pourtant, il n'est pas d'exemple que re' em ait un tel sens. En fait, plusieurs traductions juives n'ont pas traduit le terme, tellement ils étaient peu sûrs de la créature à laquelle ce mot peut bien faire référence.

    Des licornes dans la Bible ?
    L'Elasmotherium

    La scientifique créationniste Dr Elizabeth Mitchell pense que le re' em pourrait être l'Elasmotherium, une sorte de rhinocéros géant disparu aujourd'hui4, (et c'est vrai qu'on le qualifie parfois de "licorne géante"). Son crâne d'environ 80 cm de long comprend une énorme protubérance osseuse sur l'os frontal qui aurait pu être un support pour une corne frontale massive. Elle s'appuie sur plusieurs faits :

    • le voyageur et archéologue Austin Henry Layard, dans son livre de 1849, "Nineveh and Its Remains", a fait le croquis d'un bas-relief sur un obélisque représentant une créature à une corne en compagnie de bovins à 2 cornes. Il identifie l'animal à une corne comme étant un rhinocéros indien.
    • Une note en marge d'Es. 34:7 dans la séculaire version King James mentionne cette possibilité, et la version latine Vulgate traduit re'em tantôt par "unicornis", tantôt par "rhinoceros".

    L'hypothèse ne manque pas de pertinence : Elasmotherium était un mammifère vraiment imposant : 2 m au garrot pour une longueur de 6 m. Il avait des pattes plus longues que celles des rhinocéros, adaptées au galop, ce qui lui donnait une allure semblable à celle du cheval. De plus, l'Elasmotherium aurait vécu au Moyen-Orient, notamment en Mésopotamie, là où Job a vraisemblablement vécu, et le témoignage du voyageur médiéval Ibn Fadlan corrobore l'idée qu'il aurait vécu au moins jusqu'au Moyen-Âge. Par ailleurs, la description du karkadann persan (de Kargadan, en perse : كرگدن seigneur du désert, mot qui désigne aussi le rhinocéros) ressemble étrangement à un Elasmotherium. Fait intéressant : comme la licorne, le karkadann est subjugué par les femmes vierges et combat férocement les autres animaux5.


    L'aurochs (et oui, même au singulier ça prend un s).

    L'hypothèse ne manque certes pas de pertinence, mais... elle n'en a pas suffisamment, pour une simple et bonne raison : la Bible elle-même dit que la licorne a 2 cornes : en De. 33:17, la version Martin nous parle des cornes d’une licorne. C'est la traduction fidèle de l'hébreu. De plus, l'archéologie nous donne un indice très important en faveur de l'identification de l'ure (clin d'œil aux cruciverbistes) en tant que re' em : les bas-reliefs du palais d'Assurnasirpal II montrent celui-ci chassant des espèces de taureaux sauvages à une corne. Enfin, quand je dis "à une corne", c'est un abus de langage : les taureaux sauvages en question, sont présentés de profil, et leurs cornes sont tellement symétriques que l'artiste exprime la beauté de l'animal en le dépeignant comme s'il n'avait qu'une seule corne (ce que les Égyptiens ne font pas). Or, cette espèce de buffle, nommée rimu en assyrien, n'est autre que l'aurochs (Bos primigenius). Tout porte à croire que l'aurochs et le re' em biblique ne font qu'un.

    La chasse à l'aurochs était en effet un divertissement prisé des rois assyriens, une occasion en or de prouver sa virilité. Ainsi, Teglath-Phalasar Ier, sur une obélisque brisée, se targue d'en avoir abattu dans les montagnes du Liban6.

    Mitchell est réservée à ce sujet : elle argue que d'une part il vaut mieux se méfier des ressemblances qui peuvent surgir des translittérations, d'autant plus que la Bible King James (1611), la Bible de Luther (1534), la Septante et la Vulgate traduisent toutes par des mots qui signifient "une corne" ; d'autre part, pour elle, De. 33:17 parle des "cornes d'une licorne" parce que ce sont Éphraïm et Manassé qui étaient décrits, le verset fait référence aux cornes parce qu'il y a 2 frères en vue, et à la licorne parce que sa corne est si incroyablement dure. Mais ces raisonnement sont tendancieux : le 1er suit la même logique qui consiste à voir absolument des géants dans les Néphilim, ce qui n'est pas nécessairement le cas ; le 2e ne prend pas en compte le fait que l'aurochs est une meilleure traduction de re' em en De. 33:17 d'une part, avec Manassé en tant que 1ère corne de l'aurochs auquel est comparé Joseph et Éphraïm en tant que 2e corne, et d'autre part elle fait totalement l'impasse sur plusieurs faits bibliques : c'est l'hébreu original même qui parle des cornes d'une licorne, ce à quoi elle ne répond pas du tout, le re'em est souvent cité en compagnie de veaux et de taureaux dans la Bible (De. 33:17, Ps. 29:6, 92:10), contrairement à l'Elasmotherium, l'ure, lui, a le sabot fendu, comme la licorne de la légende, et re' em veut bel et bien dire "bœuf sauvage" en hébreu moderne. Mitchell elle-même admet d'ailleurs qu'on retrouve des mots semblables en ougaritique, en akkadien et en araméen qui veulent dire "bœuf sauvage" ou "buffle", avec, en prime, un mot arabe dérivé qui signifie "antilope blanche".

    Éteints depuis environ 1627, les aurochs étaient des bovins énormes. Jules César les décrivait ainsi dans "La guerre des Gaules" :
    ...un peu inférieur à l'éléphant par la taille et de l'apparence, la couleur et la forme d'un taureau. Leur force et leur vitesse sont extraordinaires ; ils ne ménagent ni les hommes ni les bêtes sauvages qu'ils ont aperçu... Ils ne peuvent être rendus familiers aux hommes ni apprivoisés, même capturés très jeunes. La taille, la forme et l'apparence de leurs cornes ne diffère pas beaucoup de cornes de nos bœufs. Elles sont anxieusement recherchés, et liées aux pointes avec de l'argent, et utilisées comme verres dans les divertissements les plus somptueux.7
    Qui a dit "Astérix en Hispanie" happy ?

    Les précieuses cornes des aurochs devaient être le symbole d'une grande force pour les lecteurs antiques de la Bible. Les 1ers à avoir traduit la Bible en grec devaient sûrement savoir qu'on représentait les re' em comme ayant une seule corne, alors ils ont traduit par monoceros. Ils étaient déjà représentés par des peintures rupestres dans la période post-Babel, qui a vu une grande partie des clans humains s'éparpiller dans le monde et régresser à un état de sauvagerie. On peut encore voire des peintures grottesques... oh pardon, rupestres he de ces majestueux animaux aujourd'hui sur les parois de la grotte de Lascaux. Aujourd'hui, Bos primigenius est éteint mais ses descendants vivent encore dans nos étables.

    Alors, Elasmotherium ou aurochs ? Gardons à l'esprit que l'important, ce n'est pas tellement l'identité de re' em (même si c'est passionnant), mais plutôt le fait qu'il soit réel, qu'il ait existé à un moment donné. En effet, la parole de Dieu est un guide infaillible qui a fait ses preuves en annonçant et en relatant la résurrection et la victoire du Seigneur Jésus Christ.

    1. Giblin, J., "The truth about unicorns", p. 67, 1991. Revenir au texte.
    2. Malrieu, P., "Le bestiaire insolite: l'animal dans la tradition, le mythe, le rêve", p. 131, 1987. Revenir au texte.
    3. Paré, A., "Discours d'Ambroise Paré : À savoir, de la mumie, de la licorne, des venins et de la peste", 1582. Revenir au texte.
    4. Mitchell, E., "The New Answers Book 3", chap. 32, 06/02/2015. Revenir au texte.
    5. Suhr, E. G., "An Interpretation of the Unicorn", Folklore 75(2), pp. 91–109, 1964. Revenir au texte.
    6. Heber-Percy, A., "A Visit to Bashan and Argob", p. 150, 1895. Revenir au texte.
    7. Cæsar, C. J., "La guerre des Gaules", liv. 6, chap. 28. Revenir au texte.

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  • La créationnistophobie des médias

     

    Ps. 43:1 : Rends-moi justice, ô Dieu, défends ma cause contre une nation infidèle ! Délivre-moi des hommes de fraude et d’iniquité !

     

    Chères lectrices, chers lecteurs, que vous soyez de passage ou que vous suiviez assidûment ce blog, c'est un plaisir de vous retrouver après cette longue absence due à des raisons diverses et variées. Si j'estime absolument indispensable d'écrire et de publier cet article aujourd'hui, c'est en accord avec la vérité biblique exprimée en És. 51:12-13, ainsi que la maxime de Martin Luther King : "Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants ; c'est l'indifférence des bons." Alors, certes, King n'était pas une référence absolue en termes d'orthodoxie (dans le sens de conformité à la doctrine) biblique, pas plus qu'aucun homme faillible et pécheur ne peut l'être. Ainsi, selon l'article Wikipedia en français sur Margaret Sanger, la célèbre eugéniste, King aurait salué son action "qui faisait le parallèle entre son propre combat pour l'égalité raciale et celui de Sanger pour le droit à la contraception". Toutefois, cette affirmation est tout à fait sujette à caution, primo, en vertu du tristement célèbre manque de fiabilité de Wikipedia, où n'importe quel gamin de 14 ans nommé Kévin et joueur invétéré de League of Legends peut rajouter ce qu'il veut, et secundo, parce que la référence donnée par l'article mène à une page d'un site de Planned Parenthood (propagande à l'horizon !) qui vous donne une erreur 404...

    Martin Luther King
    Martin Luther King

    Pourquoi une entrée en matière aussi dramatique ? devez-vous vous demander. La raison en est bien simple : la sphère médiatique est positivement en ébullition depuis que Theresa May, la Première Ministre britannique, s'est retrouvée obligée de passer une alliance avec un parti créationniste irlandais, le DUP (Democratic Unionist Party) pour avoir la majorité à la chambre des communes, et, partant, qu'un parti créationniste se retrouve parmi la majorité dans un pays d'Europe. Cette ébullition s'est encore aggravée lorsque le Conseil de l'enseignement supérieur turc a fait retirer des manuels de biologie de classe de troisième la théorie de l'évolution de Darwin pour la simple et bonne raison qu'elle est en désaccord avec les valeurs turques. Toujours aussi égaux à eux-mêmes, les médias se sont répandus en raccourcis et caricatures calomnieux et mensongers sur le créationnisme beurk, ne ratant pas l'occasion de commettre le monumental sophisme qui consiste à amalgamer créationnismes biblique et musulman, et à amalgamer créationnisme musulman et jihadisme terroriste, pour pouvoir jeter le discrédit allègrement sur toute tentative chrétienne de vivre et pratiquer pleinement sa religion, et ainsi éviter que les gens du peuple ne soient sortis par le glorieux Évangile de notre Seigneur Jésus Christ de la fange abyssale de l'humanisme athée qui fait d'eux de fidèles esclaves du consumérisme capitaliste qui les pousse à acheter et acheter toujours plus de choses dont ils n'ont pas fondamentalement besoin à la recherche d'un bonheur factice qui s'ingénie à les fuir comme la carotte au bout d'un bâton que le cavalier sur le dos de l'âne fait pendouiller devant le museau de sa monture pour la faire avancer.

    Ainsi, le site du quotidien britannique Metro, en plus des habituelles calomnies christophobes (comme quand ils crient haro sur le baudet parce que le parti est contre l'assassinat de bébés dans le ventre de leur mère, comme l'était Hippocrate), nous apprend un truc tout bonnement ubuesque : l'article Wikipedia sur le DUP a été temporairement verrouillé pour éviter que les opinions du parti ne soient mises en lumière. Vous remarquerez qu'il n'est pas du tout question de calomnie, mais ils laissent entendre que les énormités balancées par les premiers quidams venus ont une valeur encyclopédique sarcastic...

    Selon cet article, avant que les administrateurs ne fassent le ménage, un utilisateur de Wikipedia aurait écrit : "Le "Democratist Unionist Party" ("DUP") est un parti politique anti-avortement, pro-cassage de catholiques et anti-gay". On voit déjà le genre no, mais ce n'est qu'un début.

    Un autre aurait écrit : "Les croyances fondamentales du DUP incluent une opposition inébranlable à l'homosexualité et l'avortement, et que les dinosaures n'existent pas. Ils croient que leurs os ont été placés là par des homosexuels préhistoriques avec des agendas nationalistes pour tromper les gens qui "pensent correctement"." Alors ça, c'est ce que j'appelle du trolling de haut niveau oh.

    Encore un autre utilisateur aurait tenté d'écrire : "Ils croient aussi que les dinosaures ne sont pas réels. Ce sont des fondamentalistes religieux qui croient que la Terre a été créée par deux personnages fictifs." Ça fait beaucoup d'âneries en une seule phrase, je crois pouvoir dire que cet illustre inconnu a un talent pour ça. Je me demanderai à vie qui sont ces 2 personnages fictifs dont il parle et qui auraient créé la Terre... Bon, alors après, je dois avouer à ma très grande honte oops qu'il existe des chrétiens créationnistes qui croient effectivement que les fossiles de dinosaures et autres animaux préhistoriques sont une tromperie du diable ou quelque chose comme ça cry. En réalité, il y en a même eu un qui m'est tombé sur le râble comme quoi j'étais un véritable suppôt de Satan parce que je propageais l'idée que dinosaures et Bible font bon ménage oh (quoiqu'il ne m'a fallu qu'une minute pour déterminer que ce gars-là appartenait à la catégorie de ceux que j'aime à appeler les "chrétiens-crétins", je m'en demande combien d'entre eux croient en des trucs aussi loufoques sarcastic...). Mais que ce soit bien clair : si, nous les créationnistes croyons bel et bien aux dinosaures ! Et comment que nous y croyons ! En fait, bien que les évolutionnistes en aient fait des chevaux de bataille et une drogue-tremplin vers l'athéisme, ils sont une bien meilleure arme entre nos mains en vertu de la quantité de faits sur les dinosaures et leurs fossiles très difficilement explicables, voire impossibles à expliquer dans le paradigme évolutionniste alors qu'ils cadrent merveilleusement bien avec le paradigme créationniste biblique cool.

    Toutefois, parmi la plupart des articles que j'ai pu voir, c'est un article du journal "L'Express", rédigé par un certain Christian Makarian, à la rubrique "Affaires étrangères", et dont j'ai pris connaissance grâce à un créationniste qui l'a posté sur une newsletter et dont la sagesse m'oblige à taire le nom, qui représente et synthétise le mieux la malhonnêteté, la méchanceté et les mensonges dont les merdias français font preuve envers le créationnisme. Dans cet article, nous allons décortiquer, disséquer et réfuter point par point chacune des allégations de ce monsieur. Je mettrai les extraits de l'article en rouge, suivis de ma réponse en-dessous, à la manière typique des échanges par e-mail.

    Sur l'auteur

    Christian Makarian
    Christian Makarian, l'auteur de l'article en question

    Pour commencer, qui est ce personnage ? Une brève recherche avec Google nous apprend que M. Makarian travaille pour l'Express depuis 1999 et qu'il a été directeur délégué de la rédaction à un moment donné. Parmi les livres qu'il a écrits, s'en trouve un consacré à Marie, la mère de notre Seigneur, et un autre intitulé "Le Choc Jésus et Mahomet". Déjà, première information : ce monsieur est un catholique bon teint. Cela est ironique pour deux raisons.

    Primo : voici ce que dit le catéchisme de l'Église Catholique Romaine à l'article 841, intitulé "Les relations de l’Église avec les musulmans" :
    "Le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui, en déclarant qu’ils gardent la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, juge des hommes au dernier jour (LG 16 ; cf. NA 3)."
    Ainsi, en parlant d'un "choc entre Jésus et Mahomet", ce fidèle catholique va directement à l'encontre de l'enseignement de son église happy, qui est censé faire autorité pratiquement au même titre que la parole de Dieu pour lui ! En même temps, et le lecteur s'en rend sans doute compte, on ne sait pas trop la véritable allégeance spirituelle de ce genre d'individu qui, comme la chauve-souris de la fable, déclare tantôt appartenir à la gent des cieux sous le croc de la belette, tantôt à la gent terricole sous la griffe du chat no...

    N. B. : je tiens à préciser que je ne crois bien sûr pas que les musulmans seront sauvés sans accepter Jésus-Christ en tant que Sauveur, car cela va directement à l'encontre des Saintes Écritures (Ac. 4:12, pour ne citer que ce verset parmi une tripotée). En effet, les musulmans ont certes la prétention de croire au même Dieu que les chrétiens, le Coran a certes la prétention de présenter le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, mais il n'en est rien en réalité pour la simple et bonne raison qu'Allah n'est pas trinitaire et ne saurait l'être (alors que Dieu ne peut pas être un Dieu d'amour s'Il n'est pas trinitaire), et que le Jésus de l'islam n'est en aucun cas de nature divine (Coran 4:171). Prenez cette analogie : supposons ceci : je suis un petzouille du fin fond de la cambrousse du Grand Sud malgache qui sait à peine utiliser une radio. Si je disais : "Je connais la Tour Eiffel, c'est un immense édifice de métal à quatre pieds et trois étages, avec une flèche au sommet. Elle comporte un restaurant et il y a un arc de triomphe pas loin de là", on pourrait croire que je connais bel et bien la Tour Eiffel à première vue. Mais si je rajoute : "Elle fait 165 m de haut, elle se trouve dans une ville de la côte ouest des USA avec plein de casinos", est-ce qu'au final je parle vraiment de notre Tour Eiffel, l'originale, la seule, la bonne, la vraie ? Non, n'est-ce pas ?

    La "Tour Eiffel" de Las Vegas

    Secundo, ce qu'il faut savoir, c'est que la doctrine de l'inerrance plénière de la Bible a été pendant longtemps (au moins jusqu'au milieu du XXe siècle) un élément central de l'enseignement de l'Église Catholique Romaine. On se demande bien pourquoi ça a changé, si vous voyez ce que je veux dire wink2... Attardons-nous un peu sur le sujet, étant donné que selon les gens comme M. Makarian, Arnaud Dumouch et Cie, un bon catholique se doit d'être évolutionniste.

    Les catholiques sont-ils censés accepter la théorie de l'évolution ?

    Ainsi, une des premières réponses magistérielles de l'Église Catholique Romaine a été donnée par des évêques allemands au Concile Provincial de Cologne (1860), qui ont déclaré :
    "Nos premiers parents ont été immédiatement formés par Dieu. Ainsi, nous déclarons que l'opinion de ceux qui ne craignent pas d'affirmer que cet être humain, homme en ce qui concerne son corps, a fini par émerger à partir de changements continus spontanés de l'imparfait vers le parfait, est clairement opposée à l'Écriture sainte et à la foi.1

    Face à cela, l'évolutionniste théiste tentera de faire une pirouette en faisant remarquer que le mot "spontanés" exclut le "transformisme spécial", c.-à-d., dans la pratique, l'évolutionnisme théiste, de la condamnation. Tout ça c'est bien joli, mais il n'y a qu'un "petit" souci : l'évolutionnisme théiste est la plus grosse imposture intellectuelle de ces deux derniers siècles (oui, elle est encore pire que le mouvement platiste moderne car elle est omniprésente) pour deux bonnes raisons : l'historicité de la Genèse est à la base de l'enseignement et l'œuvre du Christ et la théorie de l'évolution néo-darwinienne est incompatible par essence avec le christianisme, et les évolutionnistes athées sont les premiers à le reconnaître. J'encourage le lecteur qui ne les aurait pas encore lus à lire les liens que j'ai mis, et j'estime qu'il est bon, pour la continuité de mon propos, de reprendre une citation de William Ball Provine (1942-2015), professeur à l'université de Cornell (la première université explicitement séculière) que je donne dans le dernier lien :

    "Permettez-moi de résumer mon point de vue sur ce que la biologie évolutionniste moderne nous dit haut et fort... Il n'existe pas de dieux, pas de buts, pas de forces dirigées, quelles qu'elles soient. Il n'y a pas de vie après la mort. Quand je mourrai, je suis sûr que je resterai mort. C'est la fin pour moi. Il n'y a pas de fondement définitif pour l'éthique, aucun but à la vie et pas de libre arbitre pour les gens."2

    Un évolutionniste peut toujours pinailler sur cette affirmation comme quoi elle ne fait pas l'unanimité parmi les évolutionnistes (normal, ça embarrasse drôlement wink2), mais toujours est-il qu'elle est en parfait accord logique avec la théorie de l'évolution. Maintenant que cela est parfaitement clair, continuons : le concile Vatican I n'a pas laissé la moindre équivoque quant à la théorie de l'évolution (le théologien catholique Dr. Ludwig Ott a tenté de contourner le problème en déclarant que ces affirmations sont dirigées non pas contre le darwinisme mais contre le matérialisme, le panthéisme et le dualisme3, mais c'est ce que les jeunes d'aujourd'hui appellent un "big fail" puisque l'évolutionnisme est par essence matérialiste winktongue !). Ainsi, une section sur le rapport entre foi et raison déclare ceci :
    "9. Ainsi, il est interdit à tous les chrétiens fidèles de défendre comme conclusions légitimes de la science les opinions qui sont connues pour être contraires à la doctrine de la foi, en particulier si elles ont été condamnées par l'Église ; et qui plus est, ils sont absolument tenus de les tenir pour des erreurs ayant l'apparence trompeuse de la vérité. […] 10. Non seulement la foi et la raison ne peuvent jamais être en conflit mutuel mais en plus elles se soutiennent mutuellement, car, d'une part, la raison droite a établi les fondations de la foi et, illuminé par sa lumière, développe la science des choses divines ; et d'autre part, la foi délivre la raison des erreurs, la protège et lui prodigue des connaissances de différentes sortes."

    Quant à la doctrine de la Création ex nihilo, alors là, on peut difficilement faire mieux :
    "1. De Dieu le Créateur de toutes choses

    1. Si quelqu'un nie le seul vrai Dieu, créateur et seigneur des choses visibles et invisibles : qu'il soit anathème.
    2. Si quelqu'un ose affirmer qu'il n'existe rien d'autre que la matière : qu'il soit anathème.
    3. Si quelqu'un dit que la substance ou l'essence de Dieu et de toutes choses ne sont qu'une seule et la même : qu'il soit anathème.
    4. Si quelqu'un dit que les choses finies, tant corporelles que spirituelles, ou, en tout cas, spirituelles, ont émané de la substance divine ; ou que l'essence divine, par sa manifestation et son évolution, est devenue toutes choses, ou, enfin, que Dieu est un être universel et indéfini qui, par auto-détermination, établit la totalité des choses distinctes en genres, espèces et individus : qu'il soit anathème.
    5. Si quelqu'un ne confesse pas que le monde et toutes les choses qui y sont, tant spirituelles que matérielles, ont été produites, selon leur substance entière, par Dieu à partir de rien ; ou maintient que Dieu n'a pas créé par Sa volonté libre de toute nécessité, mais nécessairement comme Il S'aime nécessairement ; ou nie que le monde a été créé pour la gloire de Dieu : qu'il soit anathème. [Les emphases sont de moi.]

     Pas étonnant qu'il y en ait qui soient sédévacantistes, je dois dire...

    Dr. Jonathan D. Sarfati
    Dr. Jonathan David Sarfati (1964-)

    Pour couronner le tout, je vais vous donner une longue citation de "The Genesis account" (pp. 43-46), du Dr. Jonathan Sarfati :

    ...en ce qui concerne la Création, la majorité des Pères que l'Église Catholique Romaine considère comme des "saints" et des "Docteurs de l'Église" enseignaient aussi la Création biblique4. De même, l'inerrance biblique était, jusqu'à récemment, un enseignement central de l'Église Catholique Romaine, comme cela apparaît clairement dans les encycliques papales, considérées comme faisant autorité dans l'Église. Par exemple :Vincenzo Gioacchino Pecci, dit Léon XIII
    Le pape Léon XIII (1810-1903 ; officia de 1878 à 1903) écrit dans Providentissimus Deus (De l'Étude des Saintes Écritures), 18 novembre 1893 :

    Mais d'abord il faut comprendre clairement ce à quoi nous devons faire face et contre quoi nous devons disputer, et quelles sont leurs tactiques et leurs armes. En des temps plus anciens, la dispute était premièrement contre ceux qui, se fiant à leur jugement personnel et répudiant les traditions divines et le magistère de l'Église, maintenait que les Écritures étaient l'unique source de révélation et l'autorité finale en matière de Foi. Aujourd'hui, nous devons faire face aux Rationalistes, vrais enfants et héritiers des anciens hérétiques, qui, se fiant à leur tour à leur propre jugement, ont rejeté jusqu'aux derniers vestiges de foi chrétienne qui leur ont été transmis. Ils nient que la révélation ou l'inspiration existent, ou que l'Écriture soit Sainte en quoi que ce soit ; à la place, ils n'y voient que les fabrications et les erreurs des hommes ; ils définissent les narratifs de l'Écriture comme étant de stupides fables et des histoires mensongères : les prophéties et les oracles de Dieu sont pour eux soit des prédictions faites après les événements, soit des prévisions concoctées à la lumière de la nature ; les miracles et les merveilles de la puissance de Dieu ne sont pas ce qu'on en dit être, mais sont les effets étonnants de la loi naturelle, ou bien de simples tours de passe-passe et des mythes; et les Évangiles et écrits Apostoliques ne sont pas l'œuvre des Apôtres du tout. Ces détestables erreurs, par lesquelles ils croient qu'ils détruisent la vérité des Livres divins, sont imposées de force au monde comme les décrets péremptoires d'une certaine "science libre" nouvellement inventée ; une science, toutefois, qui est si loin d'être finalisée qu'on la modifie et la supplémente perpétuellement. […] Il est absolument faux et interdit, soit de réduire l'inspiration à certaines parties seulement de l'Écriture Sainte, soit d'admettre que l'écrivain sacré a erré. Le système de ceux qui restreignent l'inspiration aux choses de foi et de morale ne peut être toléré. Tous les livres que l'Église reçoit comme sacrés et canoniques sont écrits entièrement et complètement, dans toutes leurs parties, sous la dictée de l'Esprit Saint ; et il est si peu possible qu'aucune erreur puisse coexister avec l'inspiration, que l'inspiration non seulement est essentiellement incompatible avec l'erreur, mais l'exclut et la rejette de manière aussi nécessaire qu'il est impossible que Dieu Lui-Même, la Vérité suprême, puisse prononcer ce qui n'est pas vrai. […] Et l'Église les tient pour sacrés et canoniques, non pas parce que, ayant composé avec l'industrie humaine, ils ont été par la suite approuvés par son autorité ; non seulement elles contiennent une révélation sans erreur ; mais parce que, ayant été écrits sous l'inspiration de l'Esprit Saint, ils ont Dieu pour auteur. De ce fait, parce que l'Esprit Saint a employé des hommes comme Ses instruments, nous ne pouvons donc pas dire que ce sont ces instruments inspirés qui, d'aventure, sont tombés dans l'erreur, et pas leur Auteur primaire. Car, par puissance surnaturelle, Il les a poussés et incités à écrire – ainsi leur était-Il présent – de telle sorte que les choses qu'Il a ordonnées, et celles-là seulement, ils les ont, premièrement, comprises correctement, ensuite ont eu la volonté fidèle de les coucher par écrit, et les ont enfin exprimé avec des mots adéquats et une vérité infaillible. Autrement, on ne pourrait dire qu'Il est l'Auteur de l'Écriture entière. Telle a toujours été la conviction des Pères. "Ainsi", dit Saint Augustin, "puisqu'ils ont écrits les choses qui leur ont été montrées et dites, on ne peut prétendre qu'Il n'est pas l'Auteur ; car Ses membres ont exécuté ce que le Chef a dicté." Et Saint Grégoire le Grand se prononce ainsi : "Il est des plus superflus de s'enquérir de Celui qui a écrit ces choses – nous croyons loyalement que l'Esprit Saint est l'Auteur du livre. C'est Celui Qui l'a dicté Qui l'a écrit ; c'est Celui Qui en a inspiré l'exécution Qui l'a écrit."5

    Giacomo della Chiesa, dit Benoît XV
    Benoît XV (1854-1922, officia de 1914 à 1922), dans "Spiritus Paraclitus" (L'Esprit, le Paraclet[, De St. Jérôme]), 15 septembre 1920 :

    Vous ne trouverez pas une seule page dans ses écrits qui ne montre pas clairement qu'en commun avec l'Église Catholique entière, il maintient de manière ferme et cohérente que les Livres Sacrés – écrits comme ils l'étaient sous l'inspiration du Saint Esprit – ont Dieu pour Auteur, et ont été donnés à l'Église en tant que tels. Ainsi, il affirme que les Livres de la Bible ont été composés à l'inspiration, ou à la suggestion, ou même à la dictée du Saint Esprit ; qu'ils ont été écrits et édités par Lui. Pourtant, il ne remet jamais en question que les auteurs individuels de ces Livres ont œuvré en pleine liberté sous le souffle de l'inspiration divine, chacun d'entre eux en accord avec sa nature et son caractère individuels. […]

    Jérôme insiste aussi sur l'autorité suréminente de l'Écriture. Quand la controverse apparaît, il a recours à la Bible comme réservoir d'arguments, et il utilise son témoignage comme arme pour réfuter les arguments de ses adversaires, parce qu'il maintient que le témoignage de la Bible permet des arguments solides et irréfutables. […]

    Ce qu'il a dit des Évangiles, il l'applique dans ses Commentaires au reste des paroles du Seigneur ; il considère cela comme la règle même et la fondation de l'interprétation catholique ; en réalité, pour Jérôme, un vrai prophète se distingue d'un faux prophète par cette note même de vérité : "Les paroles du Seigneur sont vraies ; qu'Il le dise signifie que c'est le cas." Encore une fois, "l'Écriture ne peut mentir" ; il est faux de dire que l'Écriture ment, que dis-je, il est impie de seulement admettre la notion même d'erreur là où la Bible est concernée." [...]

    En maintenant des principes comme ceux-là, Jérôme fut contraint, lorsqu'il a découvert des incohérences apparentes dans les Livres Sacrés, d'utiliser tous les moyens possibles pour résoudre la difficulté. S'il sentait qu'il n'avait pas réglé le problème de manière satisfaisante, il y retournait encore et encore, et pas toujours, en réalité, avec les résultats les plus heureux. Pourtant, il n'aurait jamais accusé les écrivains sacrés de la moindre erreur – "cela, nous le laissons aux gens impies comme Celse, Porphyre et Julien".

    Ici, [Jérôme] est en accord complet avec Augustin, qui a écrit à Jérôme qu'il n'a accordé qu'aux Livres Sacrés seuls un tel honneur et une telle révérence que ceux de croire fermement qu'aucun des auteurs n'est jamais tombé dans aucune erreur ; et que conséquemment, si, dans lesdits livres, il tombait sur quoi que ce soit qui semblait aller à contre-sens de la vérité, il ne pensait pas que c'était vraiment le cas, mais soit que la copie était défectueuse, soit que le traducteur avait fait une erreur, ou encore, que lui-même n'avait pas réussi à comprendre."

    Si ça ne suffit toujours pas à M. Makarian, je ne sais plus quoi penser de lui... Et maintenant, rentrons dans le vif du sujet.

    "L'internationale créationniste"

    NLG : Bon, alors déjà, ça s'annonce prometteur : rien qu'avec le titre, on plonge dans la mer déchaînée et sans repos du délire fantasmagorique christophobe à deux kopecks no... C'est quoi, ça, "l'internationale créationniste" ? Ça veut dire quelque chose, au moins ? Une tentative ridicule de comparer les divers mouvements créationnistes dans le monde à l'Association Internationale des Travailleurs ? Si ce bon M. Makarian avait pris la peine de fouiller un minimum le sujet avant d'écrire dessus pour éviter de propager des erreurs, des mensonges ou des calomnies, comme tout bon journaliste est censé le faire selon les articles 1, 3, 6, 8 et 9 sur les devoirs du journaliste dans la charte de Münich, qui est une référence européenne en termes de déontologie du journalisme, il aurait su primo qu'il existe des créationnismes de multiples persuasions, dont certaines sont incompatibles : catholiques, protestantes, musulmanes, hindouistes, New Age, et j'en passe. Il aurait su aussi que même au sein des principaux ministères créationnistes chrétiens, comme CMI, AiG ou ICR, ça arrive certes régulièrement de s'entr'aider dans la charité du Christ (M. Makarian sait-il ce que c'est, au moins ?), mais ils sont mutuellement indépendants, ce qui permet une certaine pluralité d'efforts de recherche et de points de vues sur des choses sur lesquelles la Bible ne s'exprime pas.

    Ils pensent que le monde a été créé tout au plus il y a dix mille ans, que la Terre a été pétrie en six jours

    NLG : Certes, exactement comme ce document historique qu'est la Bible en témoigne (quoique le mot "pétri" est assez peu approprié à décrire le miracle de la Création par Dieu en 144 h), il suffit de faire le calcul. Maintenant, sachant que ledit document historique a fait ses preuves en annonçant et en exposant la Résurrection de Jésus Christ cool, qui a validé toutes les déclarations de Celui-Ci, notamment l'inspiration des Écritures, seul un parti pris anti-chrétien peut pousser une personne à écarter d'un revers de main l'historicité de la Bible, surtout si ladite personne se prétend catholique, d'autant que la Bible a fait tant et plus ses preuves côté exactitude historique glasses. On ne compte plus les personnes qui se sont mises en tête de tenter de prouver une bonne fois pour toutes l'inexactitude historique de la Bible, qui se sont penchées sur la question et qui ont fini par mettre leur confiance en Jésus Christ en tant que Sauveur, subjuguées par l'infaillible exactitude de la parole de Dieu. D'ailleurs, remarquez, si M. Makarian veut aller jusqu'au bout de sa logique, comme quoi la Bible ne peut pas enseigner réellement que le monde a dix mille ans tout au plus parce que la "science" en dit autrement, il doit nier l'historicité de la Résurrection du Christ et la Naissance Virginale (si ça se trouve, c'est le cas) puisque la science est claire à ce sujet : les morts qui sont morts par crucifixion ne ressuscitent pas après trois jours, et les vierges humaines ne donnent pas naissance à des garçons sans relation sexuelle wink2.

    et que les innombrables espèces vivantes avaient d'emblée l'apparence et les caractéristiques qu'on leur connaît aujourd'hui.

    NLG : Voilà qui illustre exactement mon propos sur l'inanité de M. Makarian en tant que journaliste. En effet, les créationnistes bibliques ne croient absolument rien de tel mad. Pour faire court, en zoologie créationniste biblique, Dieu a créé des baramin, c.-à-d. des espèces qui se sont diversifiées après la Création, et notamment après être sorties de l'arche de Noé, pour donner les espèces actuelles. Un créationniste biblique n'a aucun problème à croire que les chiens descendent des loups yes. Pour en savoir plus, voyez cet article. Je ne comprends pas comment les personnes comme M. Makarian peuvent prétendre respecter la vérité et avoir aussi peu de vergogne à répandre des mensonges aussi infâmes beurk...

    Les créationnistes nient la théorie de l'évolution

    NLG : Je veux, mon neveu. Il est rassurant de se dire qu'il y a au moins un type de vérité que M. Makarian est capable d'énoncer : la vérité de la Palice he. En effet, un créationniste, par définition, croit en une création spéciale. La théorie de l'évolution, elle, consiste à expliquer comment la complexité du vivant est apparue par des processus entièrement aléatoires, sans être dirigés de quelque façon que ce soit (Darwin a fermement insisté sur ce point). Création et évolution sont donc incompatibles, car diamétralement opposés, comme le jour et la nuit, comme la vie et la mort, comme la guerre et la paix. Or, la logique modale nous apprend que quand deux propositions sont diamétralement opposés, il n'y a pas de milieu, pas de troisième possibilité (on appelle ça la loi du tiers exclu). Soit le vivant a été créé, soit il ne l'a pas été, il est donc au mieux superflu de préciser qu'un créationniste nie l'évolution.

    et la masse de découvertes faites par Charles Darwin (1809-1882)

    NLG : Pour la gouverne de M. Makarian, aucun créationniste à ma connaissance ne nie, par exemple, que les graines des plantes peuvent survivre longtemps dans l'eau salée sans perdre leur intégrité physique, comme l'a découvert Charles Darwin smile, bien au contraire, ça contribue à expliquer comment la végétation a pu repousser rapidement après le Déluge cool. Darwin a fait une expérience, il a obtenu un résultat duquel il a tiré une conclusion, il n'y a pas la moindre espèce de problème, c'est de la bonne, de la vraie science expérimentale, du genre qui nous a donné les vaccins, les navettes spatiales et Internet. Par contre, sa théorie de l'évolution, elle, n'a rien à voir avec de la science expérimentale car elle consiste en des supputations sur le passé, sans témoignage à l'appui. En ce qui concerne la théorie de l'évolution, Darwin n'a donc rien découvert du tout ! Pour étayer mon propos, je vais reprendre une citation d'Ernst Mayr, une sommité de l'évolutionnisme, que j'avais déjà mise dans l'article dont le lien précède :


    Ernst Mayr (1904-2005)

    "Par exemple, Darwin a introduit l'historicité dans la science. La biologie évolutionniste, en contraste avec la physique et la chimie, est une science historique - l'évolutionniste tente d'expliquer des événements et des processus qui ont déjà eu lieu. Les lois et les expériences sont des techniques inappropriées pour l'explication d'événements et processus de ce genre. Au lieu de cela, on construit une narration historique, consistant en une tentative de reconstruction du scénario particulier qui a conduit aux événements qu'on essaie d'expliquer"6

    Et pan,
    dans les dents
    à Christian
    Makarian ^^.

    en foulant aux pieds un principe essentiel, énoncé par le grand paléontologue américain Stephen Jay Gould (1941-2002) : "L'évolution est une théorie. C'est aussi un fait."

    Pr Stephen Jay Gould
    Pr. Stephen Jay Gould

    NLG : Primo, je pense qu'il est bon de préciser, à l'intention de gens comme M. Makarian, que nous autres créationnistes, d'une manière générale, reconnaissons tout à fait que Gould était un géant intellectuel.

    Secundo, c'est assez cocasse que M. Makarian cite Gould comme autorité. En effet, Gould a dit :
    "L'extrême rareté des formes transitionnelles dans le registre fossile persiste comme étant le secret typique de la paléontologie. Les arborescences évolutives qui ornent nos manuels ont des données uniquement sur les bouts et les intersections de leurs branches... Dans chaque zone locale, une espèce n'apparaît pas progressivement par la transformation progressive de ses ancêtres ; elle apparaît d'un seul coup et entièrement formée"7.
    Et il n'a pas modifié son point de vue avant sa mort. Voilà qui doit être pour le moins assez embarrassant pour M. Makarian he !

    Le truc, c'est que si l'évolution était un fait, on devrait pouvoir l'observer en action dans la nature. Et pourtant, regardez cette courte vidéo et voyez ce que ça donne quand on interroge un pape de l'évolutionnisme, en l'occurrence Sa Sainteté Richard Dawkins (1941-) himself happy:

    Comme c'est direct et convaincant ! Avec une pareille aptitude aux pirouettes, Dawkins devrait songer à une carrière de danseur-étoile clown !

    Qui plus est, M. Makarian ne le dit peut-être pas textuellement, mais il laisse clairement sous-entendre que selon lui, le créationnisme est de nature purement religieuse (ce que les créationnistes chrétiens ne contestent pas, remarquez) tandis que l'évolutionnisme est de nature purement scientifique, et donc bien plus rationnel. Pourtant, quand on a demandé un jour à Stephen Jay Gould, l'autorité de M. Makarian, pourquoi le profane devrait s'intéresser à un sujet aussi abscons que la biologie évolutionniste, il a répondu :
    "Parce qu'elle nous dit d'où nous venons, comment nous sommes arrivés ici, et peut-être où nous allons."8
    Ce qui définit très exactement un système philosophico-religieux à la base et qui suffit à démolir ^^ ce non-dit de M. Makarian. Pour en savoir plus, lisez ceci.

    Au fond, ce ne serait pas si grave s'il n'y avait pas derrière cette affirmation rétrograde un véritable projet politique – en pleine expansion. Pour exemple, Mike Pence, le vice-président américain, est un créationniste reconnu, ce qui est loin d'être une position isolée aux États-Unis.



    Daniel Clement Dennett (1942-)

    NLG : Quel commentaire édifiant venant d'un ressortissant d'un pays qui est censé être le bastion de la liberté d'opinion... Qu'est-ce que ça peut bien lui faire, à ce journaliste de pacotille, l'opinion d'une partie de plus en plus menue de la population d'un pays souverain qui n'est pas le sien sur la question des origines ? Remarquez, si la peur profonde de M. Makarian est de voir la religiosité faire un retour en force dans un pays profondément athée (ce n'est pas moi qui le dit, c'est une infirmière, française de souche et elle-même athée, qui travaille à la clinique où je me fais dialyser), s'il trouve intolérable que les religieux veuillent convaincre les irreligieux que leur position est meilleure, alors que penser de la manière dont les pays occidentaux, notamment la France, ont endoctriné leurs ex-colonies, comme mon pays Madagascar, dans la théorie de l'évolution darwinienne, dont le philosophe du "nouvel athéisme" Daniel Dennett a dit que c'est un "acide universel" qui corrode toutes les idées traditionnelles, et en particulier la finalité qui vient d'en haut et qui est ordonnée du haut vers le bas...? Le résultat : une immoralité galopante dans les pays concernésbeurk, car tel est le message de l'évolutionnisme : si nous descendons de microbes inconnus et que nous sommes arrivés là par un processus cruel, dispendieux et aléatoire bad, quelle base y a-t-il pour une moralité objective ? Aucune, et "chacun fait ce qui lui semble bon" (Jg. 21:25). Il semblerait que ce qui gène M. Makarian, c'est l'éventualité d'un retour à une moralité objective (Rom. 1:18-32).

    De la création du monde telle que la Bible le raconte dans le poème de la Genèse

    NLG : Vous, je ne sais pas, chers lectrices et lecteurs, mais moi, en tout cas, j'en ai marre que le premier quidam venu se permette de faire des allégations fracassantes et en plus indiciblement grotesques sur des sujets dont il ne connaît pratiquement rien mad. C'est le cas de M. Makarian en l'occurrence, quand il qualifie le récit de nos origines au début de la Genèse de "poème" pour satisfaire et au scientisme omniprésent dont il fait la pathétique apologie et à son catholicisme nominal, fidèle à son comportement de chauve-souris de la fable no. Cet article prouve de manière intensive (quoique pas extensive, il y a encore des choses à dire à ce sujet mais je ne peux pas parler de tout sous peine de donner dans le catalogage) que, nonobstant qu'on soit d'accord avec ou pas, le récit biblique de nos origines n'est pas une poésie ni une métaphore ni quoi que ce soit du genre mais est bel est bien à lire d'une lecture historico-grammaticale (et pas "littérale" comme aiment à nous caricaturer les créationnistophobes no).

    au refus du progrès scientifique

    NLG : Au moins, il faut lui reconnaître une chose, à M. Makarian : il est prodigieusement hilarant he. En effet, le progrès scientifique qui a donné naissance à la science moderne prend sa racine dans le terreau d'une vision biblique du monde. La recherche de la connaissance dans l'Europe du Moyen-Âge était motivé notamment par la croyance qu'Adam avait une connaissance encyclopédique de la nature et qu'il fallait récupérer cette connaissance. En fait, des historiens, chrétiens et non-chrétiens, ont reconnu que c'est grâce à une lecture sans a priori extérieur de la Bible, après que la Réforme protestante ait mis la Bible en langue vernaculaire entre les mains de laïques, que la science a pu progresser en flèche jusqu'à culminer à l'époque d'Isaac Newton (après lequel les adeptes de la religion des Lumières se sont convaincus pour de bon qu'on n'a plus besoin de Dieu...).

    Frère Roger Bacon Bagoon Blaise Pascal Nicole Oresme Nils Stensen
    Roger Bacon Bagoon            Blaise Pascal                                 Johannes Kepler                           Nils Steensen

    Pour le bidochon de la spiritualité lambda (ainsi que le christophobe lambda), le Moyen-Âge européen était une période d'obscurantisme à laquelle le contact avec la civilisation islamique d'une part et le rationalisme des Lumières d'autre part ont mis fin. Il n'en est bien entendu absolument rien, bien au contraire, ce fut une période de grandes découvertes, et c'est d'ailleurs à cette époque que les bases de la science expérimentale moderne ont été posées. Les scientifiques de cette époque ont basé leur pensée et leurs recherches sur l'enseignement de la Bible selon lequel Dieu est un Dieu d'ordre qui a posé des lois fixes pour l'Univers et qui a donné à l'homme le droit et le devoir de faire fonctionner la cervelle qu'Il lui a donnée pour en explorer les secrets, pour le bien de l'humanité. Le vénérable Bède (672/673-26/05/735), Roger Bacon (le doctor mirabilis, 1214-1292), Jean Buridan (v. 1300- ap. 1358), tous croyaient en la Bible. Et si on redescend dans le temps, Pascal (1623-1662), Kepler (1571-1630), Nicolas Sténon (le père de la géologie moderne, 1631-1686) et Galilée (1564-1642) aussi (c'est M. Makarian qui serait surpris winktongue). Isaac Newton (1642-1727) croyait en la Bible, en fait il a plus écrit sur la Bible que sur la science cool. Leibnitz (1646-1716), Linné (le père de la taxonomie moderne, 1707-1778), Faraday (le fondateur de la théorie de l'électromagnétisme, 1791-1867), tous croyaient en la Bible. Gregor Mendel (1822-1884), James Joule (le père de la thermodynamique moderne, 1818-1889) et Louis Pasteur (1822-1895) croyaient en la Bible, d'ailleurs ce-dernier était vivement opposé à la théorie de Darwin cool. George Washington Carver (1864-1943), un ex-esclave noir devenu chimiste et botaniste et dont les travaux agronomiques ont révolutionné la culture des légumineuses et permis de trouver 300 utilisations différentes à l'arachide, de la colle à l'encre d'imprimerie, préférait se fier à la révélation divine de la Bible plutôt qu'aux méthodes scientifiques cool.

    Sir Isaac Newton Carl von Linné Nicole Oresme George Washington Carver
    Sir Isaac Newton                                       Carl von Linné                      Louis Pasteur                         George Washington Carver

    Et si, d'aventure, ça ne suffit pas à M. Makarian sous prétexte que "nos connaissances sont plus avancées aujourd'hui", le Dr. Raymond V. Damadian (1936-), l'inventeur de l'IRM, technologie qui a sauvé je ne sais pas combien de millions de vies grâce aux progrès incroyables qu'elle a permis au niveau du diagnostic médical cool, est un créationniste biblique convaincu. C'est d'ailleurs vraisemblablement pour cette raison que le comité du prix Nobel a eu l'ignominie de lui refuser le prix de médecine en 2003, l'accordant à Paul Lauterbur et à Sir Peter Mansfield mais pas au Dr. Damadian, malgré la possibilité de partager ce prix entre trois récipiendaires beurk. En fait, même le philosophe canadien agnostique Michael Ruse, dont l'acharnement à l'encontre du créationnisme n'est plus à démontrer, a déclaré : "J'ai un haut-le-corps à l'idée qu'on ait refusé à Raymond Damadian ce juste honneur à cause de ses croyances religieuses"9

    Dr Raymond Vahan Damadian
    Dr. Raymond Vahan Damadian

    Et si ça ne suffit toujours pas à M. Makarian sous prétexte que "ça n'a rien à voir avec le créationnisme", et bien on va aller encore plus loin ! Le Dr. D. Russell Humphreys a émis en 1984 des prédictions scientifiques basées sur le récit biblique au sujet de la rapidité de décroissance du champ magnétique d'un certain nombre de planètes, et les prédictions sur Neptune ont été confirmées en 1989 par Voyager II10, celles sur Mars par MGS (Mars Global Surveyor)11 et celles sur Mercure par Messenger !

    Dr. David Russell Humphreys
    Dr. Russ Humphreys

    Allez, encore une couche : un groupe de recherche créationniste nommé RATE (Radioactivity and the Age of the Earth), regroupant des scientifiques d'ICR (Institute for Creation Research) and CRS (Creation Research Society), a fait des prédictions sur la vitesse d'échappement de l'hélium sous-produit de la radioactivité des zircons qui les contiennent, sur la base du récit biblique qui laisse supposer qu'il y a eu dans l'histoire de l'Univers au moins un épisode (sans doute le Déluge) où la désintégration radioactive a été énormément accélérée. Des échantillons de zircon provenant de strates granitiques précambriennes ont été envoyés (sans le moindre indice qui laisserait supposer qu'il s'agit d'un effort de recherche créationniste) à un des meilleurs experts de la chose au monde (un non-créationniste), et les résultats sont formels : l'hélium s'échappe rapidement sur une large gamme de températures. En fait, vu tout l'hélium qui restait dans les zircons, l'échantillon (et, par corollaire, la Terre entière puisque ça vient d'une roche précambrienne) ne peut pas être plus vieux qu'entre 4 000 et 14 000 ans , pendant lesquels s'est déroulé l'équivalent d'1,5 milliard d'années de désintégration radioactive oh !12

    L'évolutionnisme, lui, n'a vraiment pas des annales reluisantes en termes de progrès scientifique smile. En effet, pour commencer, M. Makarian serait bien embarrassé de me citer une seule percée dans un seul domaine de la science pratique où l'évolutionnisme a joué un rôle significatif happy. De plus, un exemple frappant de la manière dont l'évolutionnisme met des bâtons dans les roues du progrès scientifique, c'est la manière dont les scientifiques ne se sont pas cassé la tête à faire des recherches poussées sur les "organes vestigiaux" (comme l'appendice) et l'"ADN vestigial", qui seraient en gros "des vestiges du processus de l'évolution" selon les évolutionnistes. Et pourtant, il a été depuis prouvé que les organes "vestigiaux" ont un rôle bien réel (comme l'appendice qui constitue un havre pour les bonnes bactéries de l'intestin lors des diarrhées) et que l'ADN "vestigial" a en réalité de nombreuses fonctions, comme contrôler le timing de l'activation de certains gènes pour que les protéines correspondantes soient produites dans le bon ordre, ou changer l'organisation des chromosomes (et donc le fonctionnement de l'ADN), ou même, par sa simple présence (c.-à-d. sans même qu'il contienne un code génétique particulier), contrôler comment et quand un gène fonctionne (un peu comme quand on emballe un livre dans du papier journal) shocked.

    ou de toute évolution des mœurs, il n'y a qu'un pas, qui est justement celui qui intéresse le plus les créationnistes.

    NLG : Au contraire, aucun créationniste à ma connaissance n'aurait de problème à ce que les mœurs évoluent de telle sorte que l'avortement sans danger sanitaire mortel pour la mère soit pénalisé, ou que le mariage homosexuel soit révoqué, ou que l'adultère soit pénalisé, etc. Ainsi, un article du Telegraph nous informe que le DUP est pour la peine de mort. Et c'est tout à fait normal car la peine de mort est biblique (Gen. 9:6). En effet, tuer un homme, ça consiste à porter atteinte à l'image de Dieu (Gen. 1:26), et c'est donc quelque chose de très grave, quelque chose pour quoi il faut réparation ; et vous remarquerez que ce commandement ne fait pas partie de la loi de Moïse mais de l'Alliance noachique. Ça n'a donc pas été aboli ou quoi que ce soit du genre par le sacrifice du Christ (cf. Mt. 15:4 ; Mc. 7:10 ; Lc. 23:39-43 ; Ac. 25:11). Au contraire, ça reste en vigueur. Est-il besoin de le répéter, porter atteinte à l'image de Dieu, c'est très sérieux, et donc, c'est pour ça que Dieu commande dans ce verset que des cours de justice soient mises en place (notez le "par l'homme"). Le langage hébreu du verset précédent est fort : le mot que Louis Ségond a traduit par "sachez-le aussi" est "'ak" (אך), qui signifie "sûrement" ou "certes". Et ce n'est pas pour rien que la France va si mal, elle est sous le jugement divin, surtout si on considère que les avortements sont en écrasante majorité des assassinats.

    À moins que M. Makarian n'ait voulu parler de progrès en parlant d'évolution ? Dans ce cas, il y a des trucs à revoir côté maîtrise de la langue française pour lui, car évolution n'est pas nécessairement synonyme de progrès. Du reste, l'allégation sous-entendue de M. Makarian comme quoi toutes ces choses contre lesquelles les vrais chrétiens s'opposent, comme l'avortement et l'homosexualité, constituent des progrès ne repose sur absolument rien à part une doxa résolument antithéiste.

    En d'autres termes, le jardin d'Éden, Adam et Ève ne sont qu'un prétexte littéraliste

    NLG : Il convient de marteler encore une fois que les créationnistes bibliques ne font pas une lecture "littéraliste" du récit biblique, mais historico-grammaticale (surtout que chez les gens comme M. Makarian, ça a une fâcheuse tendance, qui frise le surnaturel, à rentrer dans une oreille et sortir par l'autre sarcastic). Gageons que M. Makarian, vu ses compétences en tant que journaliste, n'est pas au courant des nombreuses occurrences des récits de la chute d'Adam et Ève ainsi que du Déluge divin dans les cultures et les mythes du monde entier, il dispose ainsi du bénéfice du doute ouch.

    pour dissimuler une peur existentielle


    Clinton Richard Dawkins, "le rottweiler de Darwin"

    NLG : Une peur existentielle ? Mon bon M. Makarian, si le pays des Lumières est champion mondial de consommation de psychotropes, ce n'est sûrement pas à cause du créationnisme wink2 ! En tout cas, je peux testifier que je n'ai jamais été aussi heureux et équilibré que depuis que je me suis converti au créationnisme biblique en novembre 2011 et que ma téléologie, ma vision du monde entière, ont enfin reposé sur le roc de la parole de Dieu cool ! Et je ne suis pas le seul cool ! Par contre, côté peur existentielle, l'évolutionnisme se pose là ! Il y a déjà la citation de Provine que j'ai donnée plus haut. De même, Richard Dawkins a dit à ce sujet :"L'Univers que nous observons a précisément les propriétés auxquelles nous nous attendrions s'il n'y a, à la base, pas de conception, pas de sens, ni bien ni mal, rien qu'une indifférence aveugle et impitoyable"13 beurk. Et enfin, cette citation d'un jeune Australien dans une émission d'ABC (Australian Broadcasting Corporation) intitulée "Life Matters", du 4 mai 2000, avec Norman Swan, sur la Radio Nationale australienne :
    "[…]Je pense que certaines personnes sont incapables de gérer, et peut-être que ça peut avoir l'air un peu extrême, mais ça pourrait être la théorie de Darwin, la théorie darwinienne de survie des plus adaptés. Peut-être que certains d'entre nous ne sont pas censés survivre, peut-être que certains d'entre nous sont censés se tuer […]
    Il y a trop de gens dans le monde tel qu'il est. Peut-être que c'est la survie du plus adapté, peut-être que certains d'entre nous sont censés simplement abandonner, et peut-être que ça aiderait l'espèce.
    beurk

    un projet réactionnaire global qui reste aux aguets pour s'affirmer.

    NLG : M. Makarian, comme le laisse prévoir le titre, voudrait faire passer le mouvement créationniste comme un puissant mouvement qui n'attend qu'une occasion, qu'une faiblesse de la part de la société, pour initier une sorte de "grand soir" façon religieuse no. Dieu sait que j'aurais aimé qu'il en soit ainsi, mais il n'en est en réalité rien. Les différents ministères créationnistes chrétiens (qui sont les seuls vraiment significatifs, M. Makarian exagère beaucoup l'influence de Haroun Yahya, comme on le verra plus tard) ne survivent essentiellement que grâce aux dons des supporters et la vente de livres et de DVD créationnistes à but éducatif.

    Étonnamment, ce sujet, qui paraît relever d'une autre ère, fait l'actualité.

    NLG : Et bien, gloire à Dieu cool !

    Un premier creuset est fourni par l'Irlande du Nord, où le Parti unioniste démocrate nord-irlandais (DUP), qui compte des protestants ultraconservateurs,

    NLG : La protestantophobie apparente de M. Makarian n'a rien de surprenant : quand on connaît un peu la France, on a vite fait de constater que c'est une ligne de pensée directrice chez les catholiques français de toutes conditions sociales et de toutes sensibilités...

    est ouvertement homophobe,

    Ian Richard Kyle Paisley Jr
    Ian Paisley Jr

    NLG : M. Makarian a un "mérite" : il illustre parfaitement la nécessité absolue de toujours vérifier les informations que les médias nous présentent, et si nous en sommes dans l'impossibilité matérielle, de les prendre avec une pincée de sel. En effet, un article du site de Mirror donne les mots exacts d'Ian Paisley Jr, le fils du fondateur du parti :
    "Je suis sacrément révulsé par le comportement gay et le lesbianisme. Je pense que c'est mal. Je pense que ces gens se font du mal et – sans s'en soucier – font du mal à la société. Ça ne veut pas dire que je les déteste. Je veux dire, je déteste ce qu'ils font."

    Dire de cette affirmation qu'elle est révélatrice de haine à l'égard des homosexuels (ce qu'affirme l'article de Mirror) est aussi ridicule de dire que parce qu'on déteste les vols que commettent les kleptomanes, on déteste les kleptomanes no. Oui, je sais, les médias ne sont pas connus pour leur sens de la logique et du bon sens... C'est exactement comme la manière dont Christine Boutin s'est fait positivement lyncher sur la place publique parce qu'elle a déclaré que l'homosexualité est une abomination (par contre, qu'elle ait rajouté que les homosexuels, eux, ne le sont pas et que le péché est toujours pardonné, en accord avec 1 Cor. 6:9-11, ça, ça compte pour du beurre beurk...). Cet article mentionne aussi qu'"Iris Robinson, la femme de l'ancien chef du parti, a dit qu'elle était convaincue que les gays peuvent être guéris de leur homosexualité." Et c'est vrai : j'en connais un à qui, par la grâce de Dieu, c'est arrivé, après qu'il soit allé dans un centre spécialisé en Suisse (toutefois, je suis fermement convaincu qu'il a obtenu cette guérison avant tout par la grâce de Dieu, dont il a bénéficié parce qu'il a mis sa confiance en Jésus Christ en tant que Sauveur) cool. M. Makarian est un digne suppôt de la tyrannie de la tolérance beurk.

    climatosceptique et créationniste.

    NLG : M. Makarian a l'art et la manière d'empiler ce que les Anglo-Saxons appellent des "sound bites", c.-à-d. de courtes affirmations destinées à exprimer une allégation sans avoir à l'étayer, qu'importe à quel point l'allégation est fracassante (audaces fortuna juvat, ça paie, la chutzpah, dans notre civilisation d'information ultra-rapide). Selon le même article de Mirror que je viens de citer, le climatoscepticisme n'est pas une politique officielle du parti. Toutefois, il est amplement vrai que les différents ministères créationnistes bibliques, sans forcément qu'ils aient tous adopté une position officielle à ce sujet (ce n'est pas le cas de CMI, par exemple), sont fortement sceptiques envers la thèse dominante d'un réchauffement climatique anthropogénique catastrophique. Notez bien la nuance, car elle est d'une importance primordiale. Que ce soit clair une bonne fois pour toutes : si, nous autres créationnistes admettons que la planète se réchauffe mad. Ce que nous remettons en question, c'est l'assertion selon laquelle ce réchauffement serait causé par les hommes et qu'il nous mène droit à la catastrophe écologique. Je ne puis vraiment pas faire mieux que de vous donner cette excellente interview d'Étienne Vernaz, ingénieur en physique spécialiste de la question des déchets nucléaires et ancien directeur de recherches du CEA (Commissariat à l'Énergie Atomique) :

    Le DUP, cofondé en 1971 par le pasteur fondamentaliste Ian Paisley

    NLG : M. Makarian n'allait quand même pas rater l'occasion de glisser le mot "fondamentaliste" dans son article, histoire de bien faire l'amalgame plus ou moins conscient entre chrétiens et jihadistes terroristes, ça aurait été dommage de rater ça sarcastic...

    qui s'opposait avec une grande virulence aux catholiques irlandais, abrite des personnalités très controversées qui multiplient les phrases accablantes : « La Terre a été créée il y a quatre mille ans

    NLG : Alors là, excusez-moi l'expression familière, mais je suis sur le cul pour le coup oh ! Bon, allez, voilà ce qu'on va faire : j'offre un milliard d'euros à celui qui me trouvera un créationniste qui prétend que la Terre a été créée il y a quatre mille ans, qu'il appartienne au DUP ou pas. D'accord, je ne l'ai pas, cet argent, mais si un journaliste d'un journal français reconnu peut se permettre de balancer ce genre d'affirmations sans rien derrière, alors je peux bien me permettre de promettre un argent que je n'ai pas he. Entendons-nous bien : la Bible enseigne que le monde a été créé il y a un peu plus de six mille ans, soit un peu avant 4 000 av. J.-C., mais pas il y a quatre mille ans mad !!!

    « La Genèse devrait être enseignée dans toutes les écoles »,

    NLG : Et pourquoi pas smile ? Même nonobstant la véracité de la Genèse, les Français sont d'une ignorance crasse en matière de religion, il suffit de suivre "Questions pour un Champion" pour s'en convaincre. En fait, si vous me passez le jeu de mots minable, en termes de connaissance des religions, les Français sont plus des lampions que des champions clown... Enseigner la Genèse à l'école ne peut pas faire du mal à leur culture générale.

    Toutefois, maintenant que nous sommes bien pénétrés de la "fiabilité" de M. Makarian en tant que journaliste, nous pouvons remplir les blancs et supposer qu'il a peut-être voulu dire que les membres du DUP militent pour que le créationnisme biblique soit enseigné à l'école. Les membres du DUP ont tout à fait le droit d'avoir leur propre opinion sur le sujet (contrairement à ce que M. Makarian a l'air de croire sarcastic), et elle est d'autant plus justifiée que dans le domaine des sciences en particulier, une théorie particulière n'a pas à exercer une hégémonie quand au moins une autre théorie explique au moins aussi bien les faits à disposition, et le créationnisme explique bien mieux les faits de la nature que l'évolutionnisme glasses (parcourez ce blog et vous en aurez un échantillon). Toutefois, ce qu'il faut savoir, c'est que la position des principaux ministères créationnistes bibliques (que je rejoins) est que cet effort politique particulier est une erreur : de toute façon, l'éducation européenne est dominée par l'évolutionnisme, l'écrasante majorité des enseignants européens est évolutionniste, alors il est certain que le professeur qui enseignera le créationnisme biblique dans les salles de classes le tournera en ridicule, faisant bien plus de mal que de bien à la cause du créationnisme biblique.

    « Dans le jardin d'Éden, il y avait Adam et Ève, pas Adam et Steve. »

    NLG : Tout à fait. Cette affirmation n'a rien de ridicule en soi puisque c'est exactement ce que le récit biblique dit. C'est un aphorisme créationniste courant (la phonétique n'est pas terrible traduite telle quelle, en français on dirait plutôt qu'en Éden, il n'y avait pas Adam et Yves, ni Madame et Ève) pour signifier que c'est précisément dans le récit de la Genèse qu'on trouve la base pour la doctrine du mariage : un unique homme et une unique femme pour la vie. C'est sans doute cela qui donne des sueurs froides à M. Makarian (aurait-ce un rapport avec un quelconque problème de virilité ?).

    Or c'est avec ce parti que la Première ministre britannique s'est vue contrainte de passer un accord de gouvernement, faute d'une majorité suffisante à la Chambre des communes ; voici le DUP membre de la majorité.

    NLG : Ma tête à couper que si le DUP avait été un parti de magiciens noirs, M. Makarian aurait eu un tout autre discours, il aurait été élogieux envers la tolérance de Theresa May sarcastic...

    Pour la suite des réjouissances, comme M. Makarian se mêle de dire un peu tout et n'importe quoi sur les musulmans de Turquie dans la suite de l'article, Cactus Épineux a de nouveau bien voulu me prêter son concours (ce dont je l'en remercie infiniment). Ses réponses seront précédées de "CE :"

    L'autre cas se situe en Turquie. Le 23 juin, le Conseil de l'enseignement supérieur retire subitement des manuels de biologie des élèves de troisième la théorie de l'évolution de Darwin ; seuls les étudiants des universités pourront dorénavant accéder et s'intéresser à ce champ de connaissance.

    CE : Si le Conseil de l’enseignement supérieur turc a retiré des manuels de biologie des élèves de troisième la théorie de l’évolution, il est faux de dire que seuls les étudiants des universités pourront dorénavant s’intéresser à ce champ de connaissance. Au cas où l’auteur, Christian Makarian, serait borné au point de ne pas être au courant de l’évolution technologique qui permet l’accès au savoir, la théorie de l’évolution est disponible partout dans les bibliothèques turques et sur internet. Si un enfant Turc a tant envie que ça d’apprendre que l’Homme n’est qu’un vulgaire descendant de singes, il peut tout a fait entamer une recherche Google ou aller emprunter ou acheter un livre quelque part, qui traite sur la question. En effet, il est certain que l’enseignement Turc encourage davantage que le système Français, les élèves à la recherche personnelle.

    NLG : Cactus Épineux a tout à fait le droit de donner sa propre analyse, mais je tiens à rajouter que pour ma part, je pense que le Conseil de l'enseignement supérieur turc aurait mieux fait de ne pas retirer la théorie de l'évolution du programme, mais de le modifier de manière à ce que celle-ci soit exposée avec tous ses défauts, toutes ses incohérences et toutes ses conséquences néfastes, comme cela devrait être le cas en Occident si les manuels scolaires étaient honnêtes et dénués d'agenda politico-spirituel. C'est d'ailleurs ce que les principaux ministères créationnistes bibliques souhaitent. Toutefois, il est vrai que d'une part, il est administrativement moins onéreux de supprimer une partie du programme éducatif que de la modifier, et d'autre part, que ça revient, grâce à Dieu, à peu près au même puisqu'effectivement, la Turquie n'est pas le Tchad de Déby et les jeunes turcs sont libres de s'informer, se documenter et se former en autodidactes dans les médiathèques et sur Internet. Alors on se demande ce que M. Makarian entre en crise sarcastic... Ne vous en faites pas, mon bon monsieur, les musulmans évolutionnistes, créationnistophobes et calomniateurs comme vous, ça existe aussi (enfin, musulmans no... j'utilise le terme au sens très large).

    Cette décision a été prise en accordance « avec les valeurs turques », en raison du caractère « mauvais » des conclusions de Darwin. C'est le résultat d'une incroyable hybridation idéologique, mélange de fondamentalisme musulman et de nationalisme.

    CE : Là où Christian Makarian brille par son hypocrisie, c’est lorsqu’il affirme, en substance, que cette décision est le fruit d’une volonté de faire de la propagande auprès des jeunes enfants. Que je sache, l’enseignement Français apprend exclusivement aux élèves la théorie de l’évolution et n’insiste nullement sur les thèses créationnistes. Doit-on en déduire que la France fait la propagande inverse ? A moins que l’auteur de cet article nauséabond soit islamophobe, auquel cas on comprendrait son acharnement à vouloir à tout prix justifier cette décision par le « fondamentalisme musulman ». A ce sujet, il serait intéressant de lui apprendre que la Turquie est constitutionnellement un État laïc, et contrairement à ses fantasmes, tous les pays musulmans ne ressemblent pas à l’Afghanistan. Constitutionnellement parlant, ses propos n’ont donc aucun sens et il s’agit d’une affirmation péremptoire d’un fanatique qui refuse qu’un autre pays souverain veuille inculquer à ses enfants un autre son de cloche que celui de la France laïcarde et faussement humaniste.

    Depuis des années, le laïcisme kémaliste est combattu par des forces conservatrices qui entendent réislamiser toute la société à travers l'enseignement.

    CE : Une autre information qui doit parvenir à cet auteur, afin d’agrandir sa culture générale, c’est qu’il n’est nullement besoin de « réislamiser » la société Turque par l’enseignement, puisque, l’écrasante majorité des Turcs sont déjà musulmans. En effet, malgré son caractère laïc, l’Etat Turc n’est jamais allé au point d’imposer un athéisme fondamentaliste à sa population. Les individus ont été ainsi libres de conserver leur religion dans la sphère privée, et la population de l’ancien Empire Ottoman est restée musulmane. De plus, il serait stupide de procéder ainsi pour « réislamiser » un peuple, puisque le créationnisme est loin d’être l’apanage des musulmans, mais qu’il s’observe tout aussi bien chez les Juifs, les chrétiens ou encore les hindous.

    Parmi les acteurs les plus zélés de cette mouvance, on trouve un certain Harun Yahya, surnom d'un homme apparemment très aisé, Adnan Oktar, qui livre un combat acharné contre le darwinisme. Il a inondé toutes les centres de décision [sic], les sites Internet et les médias (même la rédaction de l'Express) avec ses livres richement illustrés et ses textes de propagande.

    NLG : Venant de M. Makarian, parler de "textes de propagande", c'est l'hôpital qui se moque de la charité. Il fait apparaître la chose comme si le créationnisme biblique et le créationnisme musulman sont bonnet blanc blanc bonnet alors qu'il n'en est rien. En effet, le travail de Haroun Yahya a principalement consisté à prendre ses sources sur ICR, mais en en expurgeant les références bibliques (au mépris de versets du Coran comme 5:66, pour ne citer que celui-là) ainsi que toutes les preuves scientifiques en faveur d'un Univers jeune (ce qui n'est pas honnête), se contentant de marteler les preuves de conception intelligente et de stase dans le registre fossile. De plus, le créationnisme biblique maintient fermement que l'Univers est âgé de 6 000 ans environ, tandis que le créationnisme musulman n'en fait rien, et s'accommode même de la théorie du Big Bang, il suffit de visiter un site Internet vantant "les miracles scientifiques du Coran" pour s'en rendre compte, et ce, alors même que cette théorie prend l'eau de toutes parts. Et c'est normal, car le Coran est vague sur l'origine de l'Univers et complètement silencieux sur son âge, se contentant de marteler qu'Allah est le créateur et qu'il a tout créé en 6 jours (dont on ne sait pas vraiment la longueur, même s'il est vrai qu'à première vue, ça semble être des jours ordinaires). En effet, le Coran invite à se référer à la Bible, il part donc du principe que tout y a déjà été dit. Or,la parole de Dieu est censée être auto-suffisante pour toutes les questions de spiritualité, le compte-rendu de nos origines y compris. Du coup, les musulmans refusent de se référer à la Bible (invoquant en général le prétexte qu'elle est "falsifiée" ou "corrompue" alors qu'il n'y a rien qui le prouve dans leur Coran), ce qui donne un créationnisme mou du genou. Adam et Éve existent dans la doxa musulmane, ils sont les ancêtres de tous les hommes, et un hadith précise qu'Énoch est le 7e depuis Adam, mais on n'a aucune idée du temps qu'ils ont passé au janna, ni de combien de temps s'est écoulé avant que Dieu les crée, ça pourrait très bien être des millions d'années (de mort, de maladie, de sang versé et de souffrance). De plus, le Coran semble déclarer que les animaux ont été créés dès le départ pour être la nourriture de l'homme (Coran 6:142, 16:5, 40:79), ce qui contredit Gen. 1:29-30.

    Je tiens toutefois à préciser que je soutiens Haroun Yahya dans le principe. Je regrette simplement qu'il ne mette pas sa confiance en le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur, alors que cela lui permettrait d'avoir accès à "tous les trésors de la sagesse et de la science." (Col. 2:3) – et bien entendu d'avoir l'assurance d'accéder au firdaws vers lequel tous ses espoirs doivent sûrement se tendre en tant que musulman. En effet, tant qu'il ne prendra pas cette décision, sa démarche sera molle de la guibolle, car on ne peut connaître vraiment une chose que si notre connaissance correspond à celle qu'en a le Dieu de la Bible, fait homme en notre Seigneur Jésus Christ.

    Les racines de cet acharnement créationniste sont le fondamentalisme et la lecture littérale du Coran, la lutte entre chiites (pour qui l'interprétation est permise) et sunnites (chez lesquelles elle est proscrite), la théorie du complot antiturc. Reste la vraie raison : dans ses écrits, Charles Darwin a évoqué « le danger que les autres nations européennes ont encouru, il y a à peine quelques siècles, d'être terrassées par les Turcs... »

    CE : Christian Makarian glisse, par un subterfuge qui manque de subtilité, le mot clef qui consiste à dénigrer de nos jours toute personne qui pense différemment de soi sans passer par la case « argumentaire ». Il parle ainsi de « théorie du complot » antiturc, et finit par citer Charles Darwin qui disait : « le danger que les autres nations européennes ont encouru, il y a à peine quelques siècles, d’être terrassés par les Turcs ». Or, il est tout à fait évident que ce dernier parlait de l’Empire Ottoman en désignant les « Turcs » et non de l’État Turc dans sa forme actuelle. Cette association d’idées est donc tout à fait ridicule, puisque, comme chacun sait, Mustapha Kemal a enterré l’Histoire de l’Empire Ottoman en offrant une nouvelle identité à cette Nation, qui, est, désormais, au niveau du roman national, davantage liée à l’Occident. En quoi, donc, les propos de l'imposteur Charles Darwin, motiveraient la volonté de la Turquie actuelle de ne pas enseigner ses théories fumeuses à l’école ? Cette idée malheureuse de la part de Christian Makarian trahit son mépris vis-à-vis des Turcs, les prenant pour des gens binaires et revanchards, incapables de rejeter intellectuellement une théorie par la force de la réflexion scientifique, mais uniquement par les sentiments et l’émotion.

    NLG : En fait, quand on vérifie la citation sur Google Livres, il s'avère qu'en contexte, Haroun Yahya a utilisé cette citation dans le cadre du racisme de Darwin, notamment son racisme antiturc, et du coup de boost que le darwinisme donne au racisme. Voici la citation entière :
    "Je pourrais prouver que la sélection a servi et sert encore à la civilisation beaucoup plus que vous ne le croyez. Rappelez-vous le danger que les nations européennes ont encouru il y a à peine quelques siècles, d'être terrassés par les Turcs, et comment une telle idée est devenue aujourd'hui si ridicule ! Les civilisations caucasiennes plus évoluées ont battu les Turcs dans le combat pour l'existence. Ainsi, dans les temps à venir, plusieurs races inférieures devraient être éliminées par d'autres races plus civilisées à travers le monde."14

    Bref, ça se passe de plus amples commentaires. N'est-ce pas, M. Makarian ?

    Le créationnisme est le refus de l'histoire.

    NLG : L'histoire, dites-vous, mon bon M. Makarian ? Et les conséquences de l'évolutionnisme darwinien dans l'histoire, qu'en faites-vous ? Qu'en faites-vous de ses conséquences au niveau individuel beurk ? Qu'en faites-vous de ses conséquences au niveau des nations, des boucheries de masse beurk et de la dégradation effarante des mœurs beurk qu'il a entraîné et entraîne encore ? Que faites-vous de la farce de l'homme du Nebraska he ? Que faites-vous de la fraude de l'archéoraptor sarcastic ? Vous n'aurez légitimité à parler du rapport du créationnisme à l'histoire que quand vous aurez donné vos réponses honnêtes et sincères à ces questions (et que ce ne soit visiblement pas dans vos cordes ne change rien à votre devoir moral).

    Bref, en guise de conclusion, je dirai que ce pays, et l'Europe entière, sont sous la dictature d'une pensée unique définitivement antithéiste. Les médias en sont l'organe et l'instrument de propagande (comme toujours dans les dictatures. M. Makarian n'est qu'un tentacule de cette pieuvre géante aux milliards de bras sortie tout droit des abysses infernaux de l'impiété pécheresse et qui cherche à enserrer les cerveaux de toutes les personnes sur cette planète pour les plonger dans une torpeur spirituelle qui empêchera tout réveil spirituel. Le but du créationnisme biblique, c'est de porter à ces cerveaux en pleine torpeur le message stimulateur et salvateur de l'ange d'Ap. 14:7 : "Il disait d’une voix forte : Craignez Dieu, et donnez-Lui gloire, car l’heure de Son jugement est venue ; et adorez Celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux." Ce message, il est aussi pour vous, chère lectrice, cher lecteur. Si vous n'avez pas encore mis votre confiance en Jésus Christ comme Sauveur, alors laissez-moi vous dire que vous ne savez pas ce que vous manquez. Vous ne savez pas à côté de quelles aventures humaines, quels bonheurs, quelles joies, quel équilibre mental et quelle sécurité vous passez. Mais pour cela, il faut nécessairement faire le pas de l'humilité et se repentir de ses péchés, c.-à-d. reconnaître que vous êtes un pécheur en grand besoin de salut (ça tombe sous le sens, sinon de quoi Jésus Christ vous sauverait-Il ?).

    La société actuelle s'acharne à nous présenter cela comme un suicide intellectuel, son argument le plus fort contre l'Évangile du Seigneur Jésus. Ce blog existe pour prouver le contraire, que dis-je, pour prouver l'exact opposé, à savoir que c'est l'athéisme qui est un suicide intellectuel. En effet, si le Dieu de la Bible n'existe pas, si nous sommes le produit du hasard, quelle base y a-t-il pour la raison, la moralité objective, la beauté ? Aucune. Le hasard, n'ayant par définition pas de structure, ne peut pas produire quelque chose d'aussi structuré que la raison humaine, et encore moins une moralité objective ou la capacité à apprécier la beauté.  Regardez M. Makarian, catholique nominal mais athée dans la pratique. Vous pouvez constater les dégâts que cette idéologie a fait dans sa réflexion, son épistémologie, toute son intellectualité. Et encore, je ne parle là que de l'aspect intellectuel. Combien de personnes lui sont semblables parce qu'elles n'ont pas reçu la grâce régénératrice de Dieu, si chrétiennes qu'elles se prétendent ? Je vous adjure, prenez le temps d'explorer ce blog s'il le faut, prenez le temps de vous informer ici ou ailleurs, mais reconnaissez que vous avez enfreint les lois de Dieu, reconnaissez que vous avez beau tâcher de faire le bien, vous ne pouvez pas vous sauver vous-mêmes, reconnaissez Jésus Christ le Juste, le Fils de Dieu, en tant que Sauveur. C'est votre bonheur éternel qui est en jeu, c'est la différence entre l'honneur éternel et la honte éternelle.

    Que Dieu vous bénisse.

    1. O’Connell, P., "Science of Today and the Problems of Genesis", 2e édition de 1968, p. 187. Revenir au texte.
    2. Provine, W. B., Origins Research 16(1), p. 9, 1994. Revenir au texte.
    3. Ott, P. L., "Grundriss der Katholischen Dogmatik", février 1952. Revenir au texte.
    4. Sarfati, J. D., "Refuting Compromise", ch. 3. Revenir au texte.
    5. En contexte, ni Léon XII ni Benoît XV ne croyaient en une dictée littérale de la part de Dieu. Et ce n'est pas non plus le cas des protestants adeptes de l'inerrance, voyez iciRevenir au texte.
    6. Mayr, E., "Darwin’s Influence on Modern Thought", basé sur une conférence que Mayr a donnée à Stockholm lorsqu'il a reçu le Prix Crafoord de l'Académie Suisse Royale, 23/09/1999. Revenir au texte.
    7. Evolution’s erratic pace, Natural History 86(5):14, 05/1977. Et oui, moi, au moins, contrairement à M. Makarian, je donne mes sources. Revenir au texte.
    8. Time, 05/1983, p. 35. Revenir au texte.
    9. Ruse, M. "The Nobel Prize in Medicine—Was there a religious factor in this year’s (non) selection?", Metanexus Online Journal, 16/03/2004. Revenir au texte.
    10. Humphreys, D. R., "Beyond Neptune: Voyager II Supports Creation", Acts & Facts 19(5), mai 1990. Revenir au texte.
    11. Humphreys, D. R., "Mars Global Surveyor confirms creation!", Creation Matters 4(3):9, juin 1999. Revenir au texte.
    12. Humphreys, D. et al., "Helium diffusion rates support accelerated nuclear decay". Revenir au texte.
    13. Dawkins, C. R., "River out of Eden", Chapitre 4, 1995. Revenir au texte.
    14. Darwin, F., "The life and letters of Charles Darwin", Vol. 1, pp. 285-286, 1888, in Oktar, A., "Parlez-moi de la Création", p. 65, 2005. Revenir au texte.

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  • Jephté a-t-il réellement sacrifié sa fille ?

    Juges 11:29-40 : "L’esprit de l’Éternel fut sur Jephthé. Il traversa Galaad et Manassé ; il passa à Mitspé de Galaad ; et de Mitspé de Galaad, il marcha contre les fils d’Ammon. Jephthé fit un vœu à l’Éternel, et dit : Si tu livres entre mes mains les fils d’Ammon, quiconque sortira des portes de ma maison au-devant de moi, à mon heureux retour de chez les fils d’Ammon, sera consacré à l’Éternel, et je l’offrirai en holocauste. Jephthé marcha contre les fils d’Ammon, et l’Éternel les livra entre ses mains. Il leur fit éprouver une très grande défaite, depuis Aroër jusque vers Minnith, espace qui renfermait vingt villes, et jusqu’à Abel-Keramim. Et les fils d’Ammon furent humiliés devant les enfants d’Israël. ephthé retourna dans sa maison à Mitspa. Et voici, sa fille sortit au-devant de lui avec des tambourins et des danses. C’était son unique enfant ; il n’avait point de fils et point d’autre fille. Dès qu’il la vit, il déchira ses vêtements, et dit: Ah ! Ma fille ! Tu me jettes dans l’abattement, tu es au nombre de ceux qui me troublent ! J’ai fait un voeu à l’Éternel, et je ne puis le révoquer. Elle lui dit : Mon père, si tu as fait un voeu à l’Éternel, traite-moi selon ce qui est sorti de ta bouche, maintenant que l’Éternel t’a vengé de tes ennemis, des fils d’Ammon. Et elle dit à son père : Que ceci me soit accordé : laisse-moi libre pendant deux mois ! Je m’en irai, je descendrai dans les montagnes, et je pleurerai ma virginité avec mes compagnes. Il répondit : Va ! Et il la laissa libre pour deux mois. Elle s’en alla avec ses compagnes, et elle pleura sa virginité sur les montagnes. Au bout des deux mois, elle revint vers son père, et il accomplit sur elle le vœu qu’il avait fait. Elle n’avait point connu d’homme. Dès lors s’établit en Israël la coutume que tous les ans les filles d’Israël s’en vont célébrer la fille de Jephthé, le Galaadite, quatre jours par année."

    La fille de Jephté pleure sa virginité

    Le passage ci-dessus a posé des problèmes de conscience à nombre de chrétiens, et il a été monté en épingle par nombre de christophobes trop heureux d'avoir une occasion en or d'attaquer le christianisme. Jephthé, un héros de la foi (Héb. 11:32), sacrifier son enfant beurk ??? Et Dieu l'aurait accepté beurk !!!??? Certes, la période des Juges était une période troublée et amorale, où chacun faisait ce qui lui semblait bon (Jg. 21:25), mais de là à commettre une pareille abomination, et en plus directement associée aux ennemis d'Israël, il y a une sacré bon sang de marge mad !

    Or, pour d'autres chrétiens, tout aussi nombreux, il n'est absolument pas question de sacrifice humain dans ce passage, mais de consacrer la fille de Jephthé à Dieu, à peu près comme Anne a consacré son fils Samuel (1 Sam. 1-2). Leur argument central est simple : Jephté y en a héros de la foi, donc Jephté y en a jamais sacrifier un enfant. Vous y en a compris clown ?


    Hein ? Vous n'avez pas le droit de me dire ça cry !

    Il est vrai qu'un principe général de l'herméneutique biblique (ou pas biblique d'ailleurs), c'est de toujours prendre le texte au sens premier sauf s'il y a de bonnes raisons de faire autrement. Y en a-t-il en l'occurrence ?
    Je tiens à mentionner que cet article doit énormément à un article de Glenn Miller intitulé "Women in the heart of God" (Les femmes dans le cœur de Dieu) sur christianthinktank.com, en plus de l'habituel James Patrick Holding de tektonics.org.

    L'Esprit Saint a-t-Il inspiré ce vœu ?

    Pour certains christophobes, dont des féministes enragées, c'est le cas. Toutefois, si on examine tous les endroits de l'Ancien Testament où il est dit que "l'Esprit de l'Éternel" a poussé quelqu'un à faire quelque chose, à savoir Jg. 3:9-10, 6:34 ; 14:6, 19 ; 15:14 ; 16:13 ; 2 Chr. 20:14-15 ; Éz. 11:5), on constate qu'à chaque fois, l'action que le Saint Esprit le pousse à faire est spécifiée immédiatement après la mention, et pas 3 phrases après, comme ça serait le cas si le vœu de Jephthé était inspiré du Saint Esprit. En l'occurrence, ce qu'Il l'a poussé à faire, c'était d'aller à Mitspé et d'y marcher contre les Ammonites, sans plus.

    Mais de toute façon, ça n'a pas d'importance outre-mesure, car quand on examine le texte de près à la lumière de quelques connaissances bibliques de base et d'un peu de logique cool, on s'aperçoit qu'il y a des incohérences flagrantes avec l'idée de l'holocauste stricto sensu.

    Les incohérences

    1. Les sacrifices humains étaient strictement interdits (De. 12:31), et nous n'avons pas le moindre début de preuve qu'ils aient été généralement pratiqués en Israël, même dans la période troublée et amorale qu'était celle des Juges.
    2. Jephté devait bien se douter que seul un humain sortirait de la maison pour aller à sa rencontre. Alors, certes, les chrétiens tenanciers de l'idée du sacrifice humain arguent de l'ignorance de Jephté en appuyant le fait archéologique solidement établi que les maisons du coin et de l'époque étaient en général entourées d'un parc à bestiaux, et donc que Jephté a très bien pu supposer à la base que c'était un animal qui allait venir à sa rencontre. Il y a toutefois un "petit" souci avec cette logique : qu'est-ce que Jephté aurait fait si c'était un rat ou un cafard qui serait venu à sa rencontre he ?
    3. Les victimes de holocaustes devaient obligatoirement être des mâles (Lév. 22:18-19). Est-il besoin de le préciser, ce n'était pas le cas de la fille de Jephté he. Celui-ci aurait obligatoirement dû offrir sa fille dans un lieu de culte, et donc passer par un sacrificateur. Ce-dernier n'aurait jamais accepté une victime femelle, en fait, il n'aurait jamais accepté une victime humaine du tout, c'est l'évidence même.
    4. Les holocaustes étaient toujours destinés à l'expiation et la recherche de pardon, jamais à la louange ou à un vœu. Certes, des holocaustes étaient souvent offerts lors d'occasions heureuses, comme lorsque l'Arche d'alliance fut transférée de chez Obed-Édom vers Sion (2 Sam. 6:17-18), mais uniquement dans une optique d'humilité et de propitiation, pas dans l'optique de la célébration proprement dite.
    5. Jephté connaît visiblement bien la Loi mosaïque, comme le prouve la très grande connaissance de l'histoire militaire décrite en Nb. 20-21 qu'il affiche dans son message à l'ennemi ammonite (Jg. 11:12-27) yes. D'ailleurs, l'introduction de son vœu ressemble presque mot pour mot à Nb. 21:2. Il devait donc être fort bien au courant des 3 points mentionnés ci-dessus.
    6. Pourquoi est-ce que tout ce qui préoccupe la fille de Jephté, c'est le fait qu'elle ne se mariera jamais si elle est vraiment à deux mois de perdre la vie arf ? Toute adolescente normalement constitué se préoccuperait de beaucoup plus de choses, la perspective de clamser en tête de liste !

    Le vœu de Jephté

    Tout porte à croire que le texte parle d'une consécration et non pas d'un sacrifice, et que le terme d'holocauste est utilisé ici dans un sens figuré et métaphorique pour parler d'une consécration complète de la personne (la personne consacrée devenait équivalente à la victime d'un holocauste en terme de valeur ajoutée offerte à la société en termes de travail). Pour être précis, Jephté a fait le vœu de consacrer entièrement une personne de sa maisonnée à l'Éternel dans le style de Lév. 27:2-8. C'est une hypothèse particulièrement concluante (en fait, il n'y en a pas d'autre qui tienne la route) car les versets suivants précisent que les animaux qui sont offerts selon ce vœu étaient saints, c.-à-d. consacrés. Ici, Holding cite un livre de Pamela Reis référencé par Miller1 : à l'époque talmudique, les rabbins le comprenaient comme impliquant que tout animal consacré n'était plus tondu ni employé au travail des champs. En gros, l'animal (et toute personne ou bien consacré selon ce genre de vœu) acquérait le "statut du sabbat", jour saint dont la caractéristique était que tout travail y était proscrit. Cela correspond d'ailleurs bien au reste du chapitre, qui mentionne comment différentes choses sont consacrées de la même manière que le sabbat est consacré. Ainsi, voyez le  v. 21 : le champ devient "propriété du prêtre" alors que les prêtres étaient tout sauf des ouvriers agricoles smile. Reis fait remarquer que certains objets du culte mosaïque, comme les pierres non-taillées d'Ex. 20:25 ou la génisse rouge de Nb. 19:2-9 (et l'ânon que le Seigneur Jésus a chevauché à Son entrée à Jérusalem d'ailleurs, cf. Mc. 11:7 et Lc. 19:30), sont sanctifiés justement parce qu'ils n'ont jamais connu le travail. De même, les personnes sous le coup de ce vœu ne travaillaient plus, et devaient se retirer de la vie courante.

    Il est loin d'être interdit de penser que les vœux de ce style impliquaient le célibat. On peut supposer que les femmes à l'entrée du tabernacle décrites en Ex. 38:8 étaient des célibataires qui vivaient d'une pension payée par le Temple, comme les veuves d'Israël plus tard (ce qui explique la réaction d'Éli quand il a appris que ses fils couchaient avec elles beurk). Toujours est-il que si c'était la fille de Jephté, son enfant unique, qui avait été offerte à Dieu de cette manière, sachant qu'une personne consacrée de la sorte ne pouvait en aucun cas être rachetée (Lév. 27:28-29), Jephté se retrouvait sans personne pour perpétuer son nom, et sans hériter, se voyant condamné à voir son nom (et donc son honneur) disparaître et ses biens aller à un autre clan familial cry, ce qui explique fort bien sa réaction. Reis rajoute à cela une chose intéressante. Vous savez sans doute (et si vous ne le savez pas, je vous l'apprends) que primo, il n'y avait ni signes de ponctuation ni espaces typographiques dans l'écriture hébraïque (l'Antiquité était une époque où on considérait l'écriture plus comme "la troisième jambe de la vérité", autrement dit un gadget, et où on préférait se fier aux moyens de transmission oraux, qui étaient bien meilleurs que maintenant) ; secundo, la division de la Bible en versets est un rajout ultérieur, donc non-inspiré de Dieu, donc non-infaillible. De plus, la phrase traduite par "Il y eut depuis lors une prescription en Israël" est en réalité, dans l'hébreu original, "Et ce fut une coutume en Israël", comme elle est d'ailleurs traduite dans la version Martin. Selon Reis, donc, ce bout de phrase fait partie de la phrase précédente plutôt que de la phrase suivante, et indique que la virginité de la fille de Jephté était prescrite par l'usage communément admis ou la loi non-écrite (ce qui est le sens premier du mot "coutume") en Israël.

    D'autres éléments de compréhension

    • Jephté n'était pas le premier péquenaud venu. La notion d'honneur était primordiale à l'époque, et le fait que les anciens de Galaad se soient adressés au chef d'une bande de brigands, fils d'une prostituée par-dessus le marché, toutes situations des moins honorables (Jg. 11:1-3), prouve amplement qu'il était une personne de très haut statut social, vraisemblablement riche, et dont les capacités guerrières étaient estimées au plus haut point cool.
    • Le mot hébreu עוֹלָֽה׃ ('ôlah), traduit par "holocauste", ne comprend en réalité aucun élément sémantique qui se rapporte à l'idée de brûler. C'est une métaphore dont le sens littéral est celui de quelque chose qui s'élève (par allusion à la fumée du sacrifice qui monte vers Dieu). Mais il va de soi qu'il y a d'autres manières de s'élever que sous la forme de particules carbonisées clown. Le mot est utilisé en 1 Ro. 10:5 et Éz. 40:26 sans avoir le sens de "sacrifice complètement brûlé".
    • Jephté a sûrement formulé son vœu publiquement, chez lui, à Mitspé de Galaad, et la nouvelle a dû se répandre très rapidement dans ce petit village, obligatoirement jusqu'aux oreilles de sa fille (on remarquera qu'elle montre qu'elle connaît tous les détails du vœu en Jg. 11:36). En effet, ce vœu était une bonne manière pour lui d'acquérir plus d'honneur, ainsi qu'un moyen de récompenser un de ses hommes en lui offrant la possibilité d'avancer dans la vie cultuelle, et donc un accroissement d'honneur et de statut social. Ce n'était donc absolument pas un vœu "imprudent", au contraire. (Vous admettrez que personne de normalement constitué ne serait sorti à la rencontre de Jephté si cela signifiait un aller-simple pour la haute troposphère sous la forme de cendres volant au vent.)
    • La fille de Jephté était visiblement gâtée et mondaine. Un vrai petit monstre no... Voyez la façon dont elle ramène toute la faute à son papa en Jg. 11:36. Jephté, ce meneur d'hommes hors du commun qui n'hésitait pas à demander à des notables pourquoi ils font telle ou telle chose pour leur faire honte au v. 7, était incapable de demander cela à son enfant, ce qui est le signe d'un père laxiste frown et, par corollaire, d'un enfant rebelle dans la Bible (cf. 1 Ro. 1:6).
    • Se consacrer à Dieu de cette manière l'aurait forcée à rester célibataire (puisque l'enfantement est considéré comme un travail dans la Bible, cf. Gen. 3:16). Ça l'aurait donc obligé, selon elle, à rester chez son papa (plutôt qu'au tabernacle, comme suggéré plus haut) et lui aurait permis ainsi, encore selon elle, de rester le seul objet de son affection pleine et entière bad.

    En tout état de cause, il est bien plus cohérent de postuler que Jephté a consacré sa fille à Dieu plutôt que de postuler qu'il l'a sacrifiée. Jephté était un héros de la foi, connaissant très bien la Torah, qui n'aurait jamais fait une chose pareille yes. En guise de conclusion, nous pouvons affirmer avec certitude que... comment, encore vous, Victor Moulinette arf ?

    Le platiste contre-attaque

    VM : "Ouaip, ma poule, encore moi, et j'sus au taquet pour venir t'fermer ta g... ! Tu crois vraiment qu'tu vas t'en tirer commako, à vouloir déguiser l'enseignement clair d'la Bible en une p... d'métaphore à la c... juste pask't'as pas les c... d'accepter un ève haine ment dégueulasse mais littéral ? Attends une sec', pourquoi certains d'mes mots sont dans cette police zarbi ?"

    Pour votre 1ère question, je ne transforme pas un événement littéral en métaphore, je ne fais que suivre le sens du texte selon la méthode historico-grammaticale, mais en appliquant une herméneutique plus cohérente et mieux informée que celle des tenanciers d'un héros de la foi qui aurait commis un sacrifice humain. De toute façon, je vous signale que, comme je le disais plus haut, 'ôlah est une métaphore, alors he...

    Quant à la 2e question, j'en ai tout bonnement plus qu'assez de votre langage ordurier mad, alors j'ai décidé que chaque grossièreté que vous sortirez sera affichée en Wingdings.

    VM : "Quoi ??? Mais c'est trop f... pas juste ! Ça me prive d'au moins 50% d'mon vocabulaire !!! Déjà qu'tu jartes toutes les lettres d'mes mots virils sauf les 1ères ! Espèce de gros e... de m..., tu mériterais des baffes dans ta g..., voir plus ! C'est d'la 100 sur pure et simple ! Ha, j'pige pourquoi Alain Soral dit qu'la Corée du Nord, c'est mieux ! T'as les fesses qui s'serrent à la perce-pect'Yves d'débattre a'c ma pomme, c'est ça, minable ? Gogol mental, va !"

    Ah, mais non, au contraire, même si je risque de trouver ça très fatigant, ça m'est complètement égal de débattre avec vous, surtout si ça doit être de la même qualité qu'avec la dernière discussion sur la théorie de la Terre plate. Et oui, mon vieux, que voulez-vous ? C'est mon blog et j'y fais ce que je veux yes, et si je veux empêcher quelqu'un comme vous de pourrir mes articles de grossièretés peu inspirées, c'est tout à fait mon droit. Estimez-vous heureux que je ne vous demande pas d'utiliser un registre de langue familier sans des mots comme "dégueulasse" ou "piger", je me doute bien que c'est très au-dessus de vos capacités.

    Mais venez-en au fait. Que me voulez-vous ?

    VM : "J'viens d'te l'bonnir, j'veux t'défoncer ta p'tite g... d'gaspard d'égout à grands coups d'arguments ! T'inquiète, la guinguette, j'utiliserai ni mes biscottos, ni mon nunchaku, ni mon 16e dan de chado, même si je pourrais et je devrais. D'toute façon, ça va être vite fait, bien fait. Il restera même pas d'quoi remplir la ch... d'une n... quand j'en aurais fini a'c tégnace. Et pour commencer, on va pas tourner autour du pot à m..., hein : la parole d'Dieu dit qu'"il accomplit sur elle le vœu qu’il avait fait" (Jg. 11:39). Y'a pas à tortiller du c... pour ch... droit dans une bouteille : Jephté a sacrifié sa gosse. Kes'tu réponds à ça, hein ?"

    J'y réponds simplement que j'ai devant mes yeux la preuve concrète que le QI de l'humanité est en train de se casser la figure. Si vous aviez pris la peine de lire les versets que j'ai donnés, dont Lév. 27:2-8, vous qui dites aimer la parole de Dieu, vous auriez compris que cette phrase fait simplement référence au prix que Jephté a payé pour la consécration, en l'occurrence 10 pièces d'argent. Au fait, je ne savais pas que vous maîtrisiez aussi bien la cérémonie du thé, c'est insoupçonné he.

    VM : "Ah wé ? Alors pourquoi que l'verset suivant dit que d’an en an les filles d’Israël allaient pour lamenter la fille de Jephthé Galaadite, quatre jours en l’année ?" Tu crois p'têt qu'y aurait eu un foin pareil si c'avait été une simple consécration ? Non mais à l'eau, quoi !"

    Pourquoi suis-je si peu surpris de constater que Nabilla Benattia est une de vos références culturelles sarcastic ? Enfin, bref... Ce qui est plus remarquable, c'est la malhonnêteté intellectuelle dont vous faites preuve en omettant de mentionner qu'il s'agit là de la version Martin, qui est certes une version très utile pour le francophone qui veut en savoir plus sur le sens littéral, mais l'eau a coulé sous les ponts depuis et la connaissance de la Bible a bien progressé (Da. 12:4). Toutes les autres versions francophones de la Bible que je connais n'utilisent pas le mot "lamenter" mais "célébrer" (la version Ostervald aussi, d'ailleurs, au cas où vous voudriez faire le malin avec le texte reçu). Et c'est justifié car le mot hébreu original est תָּנָה (tanah), qui a justement ce sens. Il n'apparaît d'ailleurs qu'une autre fois dans la Bible dans un contexte applicable, et c'est en Jg. 5:11 (où même David Martin a traduit par "s'entretenir").

    Et si elles ont célébré la fille de Jephté, c'est justement parce que c'était la première militante des droits de la femme de l'histoire connue ! Pensez-y : dans une société collectiviste pur jus où la moindre déviance et le moindre individualisme étaient socialement réprimés et où la femme n'avait pas un statut de beaucoup meilleur à celui d'une bonniche, cette jeune fille a pris son destin en main et son propre père, puissant guerrier et chef de clan devant l'Éternel, n'a rien pu faire contre ça oh ! À votre avis, qu'en dirait Inna Shevchenko he ?

    VM : "Non mais esgourde, ça s'voit qu'la chiare s'attend à être butée. Je me rappelle, j'ai vu un film su'l'dard cou Elbe (j'vais plutôt là-bas maintenant vu qu'ça devient nul, les films d'la noye du samedi sur Canal +), j'me rappelle plus du titre, mais y avait une meuf qui a réagi pile loilpé pareil dans l'même genre d'situasse."

    Ah d'accord, je vois le genre... À en juger par les éléments que vous venez de me donner, je mettrais ma main au feu qu'elle a dit quelque chose du style : "Je ne connaîtrai jamais le sexe !" sarcastic Mais ce n'est pas ça qui a causé tant de regrets à la fille de Jephté, mais le fait de rester vierge, ce qui, dans leur société, allait bien plus loin : ne jamais avoir d'enfants, et donc de descendants, et ne jamais connaître l'honneur correspondant. Et puis, franchement, calquer les valeurs d'une personne fictive produit de la fange "artistique" de notre société libertine et amorale sur celles d'une jeune fille du prude Proche-Orient antique, c'est pour le moins mince, pour employer un euphémisme sarcastic.

    VM : "Ah, là, j't'ai eu !!! J't'ai bien e... jusqu'à l'os !!! J'ai balancé cet exemple exprès pour qu'tu sortes ce genre d'c... d'bobo réac ! Pasque mézigue, tu vois, j'ai bôôôôôcoup étudié l'sujet, et ben, Antigone a réagi pile poil pareil ! Une gerce d'l'Antiquité, comme la mioche à Jephté, et pas un produit d'la grange artistique de notre société patati patata ! Là, j't'ai mis en PLS pour de bon, espèce de petite b... ! J'suis pas juste une machine à b..., mégnace, j'sus aussi une machine à casser !"

    Ah, tiens... Je ne sais pas pas où vous avez été trouver ça, mais je dois bien avouer que ça relève un peu le niveau... ou pas he. Vous seriez bien en peine de me citer un passage précis de la tragédie de Sophocle, mais je l'ai lue moi, et voici le passage où elle exprime ses regrets, aux lignes 891 à 927, au moment où Créon va la faire emmener pour être enfermée dans une caverne et y mourir d'inanition pour avoir violé l'ordre qu'il avait donné de n'accomplir aucun rite funéraire pour son frère Polynice qui avait attaqué Thèbes :
    "Ô tombeau, ô chambre nuptiale, souterraine demeure qui se referme pour toujours, je vais y retrouver les miens, dont la plupart sont, chez les morts, devenus les hôtes de Perséphone, je suis la dernière d'entre eux et de loin la plus misérable, je descends les rejoindre avant d'avoir vécu ma part de vie. En partant, je nourris l'espoir que mon père sera heureux de me voir, ainsi que toi, ma mère, et toi, mon frère ; quand vous êtes morts, je vous ai, de ma main, lavés et préparés, qui ai répandu sur vous les dernières libations ; à présent, Polynice, pour avoir entouré de mes soins ton corps, voilà mon salaire. J'ai fait pour toi ce que je devais, aux yeux des gens qui réfléchissent. Si j'avais été mère, si j'avais eu des enfants, si c'était mon mari mort qui se décomposait, je n'aurais pas, malgré mes concitoyens, entrepris cette tâche. En vertu de quoi m'est-il permis de l'affirmer ? Si j'avais perdu un mari, je pouvais en trouver un autre, avoir un enfant d'un autre homme, si j'avais perdu le mien ; mon père et ma mère ont été ensevelis, ils sont chez Hadès, Il n'y a plus de chance qu'il me naisse un frère d'eux. Voilà pourquoi je me suis fait un devoir de te faire passer avant toute autre considération. Créon considère cela comme une erreur, une intolérable audace, ô mon frère chéri. Je me retrouve entre ses mains, il me fait emmener, me privant d'une couche nuptiale, des chants d'hyménée, des joies que je devais vivre dans le mariage, et en élevant des enfants, Me voici privée du soutien de tous les miens, pauvre infortunée, Je descends vivante dans la fosse des morts - Quelle loi divine ai-je pu transgresser ? À quoi bon, dans ma triste situation, tourner mes regards vers les Dieux ? Qui appeler à mon aide ? Puisque, en faisant preuve de piété, je me suis vu reprocher mon impiété. Si c'est ce que les Dieux attendent de nous, nous reconnaîtrons après avoir subi notre peine, que nous nous sommes trompée. Et s'ils se trompent, eux, plaise au ciel qu'ils ne subissent pas une peine plus lourde que celle qu'ils m'infligent injustement."
    Comme vous le voyez, elle se lamente de bien plus de choses que la simple virginité ou même le mariage et l'enfantement. Mais plus important encore, elle se lamente de n'avoir jamais eu d'enfants, ce qui est compréhensible dans sa situation, tandis que la fille de Jephté s'est lamentée de ce qu'elle n'aurait jamais d'enfants, ce qui est et reste inexplicable si elle allait vraiment mourir.

    VM : "Qu'est-ce que tu peux être casse-c..., tézigue, alors ! Toujours à t'prendre pour M. Lascience ! Tu comptes sériously m'faire croire qu'Jeff était déflagré comme ça juste pasque sa chiare allait s'faire bonne sœur et qu'il aurait personne pour lui faire des petits-enfants alors qu'il avait qu'à aller tirer une autre giclée porteuse et faire un autre gosse ?"

    Mais oui. Et puis réfléchissez un peu, que diable mad ! C'était une société où l'honneur se mesurait entre autres au nombre d'enfants, en accord avec le commandement divin (Gen. 1:28 ; 9:7), et aussi en vertu du fait pratique que dans une société d'agriculteurs et d'éleveurs, plus d'enfants signifie plus de bras pour travailler aux champs. Si Jephté n'avait qu'une unique fille, c'est donc qu'il n'y pouvait rien. De plus, le taux de mortalité infantile était extrêmement élevé à l'époque. Environ 50% des nourrissons mouraient, et une autre bonne portion ne voyait pas sa 6e année. Quant à l'espérance moyenne de vie, elle était de 35 ans, l'âge vraisemblable de Jephté. Et au risque d'insister, il faut vraiment faire un "petit" effort côté langage, là...

    VM : "Tu jettes qu'un holocauste, c'est toujours pour l'es pi à Sion ou quèque chose commak. Prouve-le, pasque ma pomme, j'vois pas où qu'c'est dans la Bible."

    Non, mais écoutez, il faut vraiment être sérieux, là mad. Ça devient proprement exaspérant mad ! Je n'ai pas à vous donner de preuves, c'est quelque chose que n'importe quelle, mais alors, je dis bien, n'importe quelle personne qui a la prétention de connaître la Bible sait. Vous ne voudriez pas que je vous donne la preuve que les routes à grande circulation sont prioritaires, pendant que vous y êtes mad ? C'est pas vrai, ça, à la fin mad ! Ça commence à bien faire mad !

    VM : "D'ac, d'ac, calmos, Carlos. Moi, j'sus juste là pour discuter, tu piges ? J'te l'dis, j'ai bôôôcoup étudié l'sujet. Et dans ce passage des Juges, 'olah est précédé d''alah. Et à chaque fois, ça désigne un holocauste. Mais dans les exemples qu't'as filés plus haut, en 1 Ro. 10:5 et Éz. 40:26, y a pas d''alah."

    Ce mot-là, 'alah, est là pour la dénotation de l'exécution d'une action, il n'a donc rien à voir dans l'histoire. Et puis עֹלָה est précédé de מַעֲלָה (ma'alah), qui est étymologiquement lié, en Éz. 40:26, tandis qu'en 1 Ro. 10:5, עָלָה ('alah) est bel et bien présent.

    VM : "Ah, et bien ça tombe à pic paske dans 1 Ro. 10:5 ça veut dire "holocauste" ! Aaahahahahaaaaaaaa !!! Dans ta g..., sale mytho d'mes 2 c... ! Et pique pas ta crise stp pasque j'te l'dis avec amour. J'me permettrais pas d'te dire ça avec N, toujours avec amour."

    En êtes-vous si sûr happy ? Parce que la Bible Annotée de Neuchâtel, elle, traduit par "montée" (autrement dit, rampe ou escaliers). Pour comprendre quelle est la bonne traduction, il faut sauter jusqu'au v. 12, où nous sont énumérés divers objets en bois de santal que Salomon a fait construire, dont des מסעד (mis'ad), généralement traduit par "balustrades". Mais le passage parallèle en 2 Chr. 9:11 utilise un autre mot, מְסִלָּה (mesillah), traduit généralement par "escaliers" ou "terrasse". On peut donc en conclure que Salomon a fait construire un escalier pour monter la montagne du Temple ou bien un étage supérieur du Temple pour observer les sacrifices de là, en tout cas le genre d'exploit architectural cool digne d'être montré à une souveraine en visite comme la reine de Saba oh. Et c'est dans ce contexte qu'1 Ro. 10:5 doit être lu.

    VM : "Si tout ce qu'tu dis est vrai, alors pourquoi qu'Dieu a béni la mioche à Jeff ?"

    Ah ben voilà autre chose sarcastic ! Et d'où est-ce que vous me sortez que Dieu l'a bénie, je vous prie ? Des visions mystiques de Saint Jean-Mouloud de la Cité clown ? Des œuvres du rabbin Avraham ben Yamamoto clown ? Ou peut-être du hadith sahih n° 12345 de Bukhari clown ? Ou bien plus simplement du fond d'une grande bouteille de pastis clown ? Parce que, pour reprendre vos mots (que Dieu me garde de le refaire souvent) : "ma pomme, j'vois pas où qu'c'est dans la Bible" winktongue.

    VM : "Tu dis qu'Jeff a fait le vœu pub flic ment. Prouve-le. Tant qu'tu l'fais pas, mézigue, j'dis qu'c'est des c... à s'claquer les jambons."

    Vous insinuez donc qu'il ne s'agit là que de pure conjecture ? Ce que ça prouve pour la énième fois, c'est que vous tirez votre connaissance du monde social de la Bible des sketches de Démondonné sarcastic, et aussi que vous n'avez pas suivi ce que j'ai dit dans l'article. Jephté a formulé ce vœu exprès pour en gagner plus d'honneur. S'il l'avait formulé seul, il n'en aurait reçu aucun. De plus, celui qui formulait le vœu dépendait des autres membres de son groupe en devenant tenu responsable de son accomplissement auprès d'eux et en s'octroyant leur soutien.

    VM : "Alors pourquoi qu'Jacob était seul quand il a fait son vœu en Gen. 28 ? Tu m'prends vraiment trop pour un c..., tégnace, alors... Et puis parle pas mal de Dieudo, d'accord ? C'est un saint homme."

    Ah, vous croyez ça ? Et bien, apprenez qu'à l'époque, seuls les déviants et les proscrits voyageaient seuls (surtout que les routes n'étaient pas sûres). Jacob n'était, envers et contre tout, aucun des deux (Jephté non plus, d'ailleurs), il était au contraire le fils et le petit-fils de puissants chefs de clan, et il devait donc nécessairement voyager avec une troupe de servants (et vous pouvez être certain que maman Rébecca ne l'aurait pas laissé partir sans ça ^^).

    Sinon, au sujet de ce bélître de Démondo, c'est à cause de gars comme lui qui font passer sur scène des messages, ou plutôt des âneries cosmiques beurk, du calibre de Judas qui se serait entendu avec Jésus pour qu'il Le trahisse sarcastic que des gars comme moi ont autant de travail mad...

    VM : "Quand on mate le texte, Jephté a peut-être fait ce vœu en public, mais alors devant les à mots nitres, pas dans son bled !"

    Écoutez, si vous continuez à argumenter comme un enfant de 7 ans qui ne veut pas manger ses légumes, on ne va pas s'en sortir. Vous me dites en somme, que Jephté a fait son vœu après que le texte dise : "puis il passa à Mitspé de Galaad. De là, il marcha contre les Ammonites" au v. 29. Mais dans ce cas, pourquoi est-ce que vous ne tenez pas compte du fait que le texte mentionne le vœu avant de mentionner que "Jephthé marcha contre les Ammonites" au v. 32 happy ? Vraiment, vous avez bien fait de venir à moi, je vais bien vous instruire sur la manière de lire la Bible correctement, moi ^^ : il s'agit là d'un parallélisme, autrement dit, le segment de phrase "puis il passa à Mitspé de Galaad" et le passage qui relate le vœu décrivent des événements simultanés car ils se trouvent tous les 2 devant "Jephthé marcha contre les Ammonites". En d'autres termes, Jephté a fait son vœu devant tout Mitspé de Galaad juste au moment de marcher contre les Ammonites.

    VM : "Esgourde, y a rien qui m'dit qu'les gens qui étaient consacrés à Dieu devaient rester puceaux. Samuel avait des gosses (1 Sam. 8:1) !"

    Oui, et alors ? Ça prouve simplement qu'il n'était pas sous le coup d'un vœu du type spécifique de Lév. 27, mais d'un autre type de vœu. C'est si difficile à comprendre que ça ?

    VM : "Y a rien non plus qui dit qu'les humains, eux, ne bossent plus s'ils font ce vœu, même si on dit banco à tout ce bazar sur la Saab attise à Sion !"

    Oui, parce qu'on n'a pas besoin de cette précision, pas plus qu'en ce qui concerne les dindons, les tervuerens, les percherons et les styracosaures sarcastic. Ce que vous devez savoir, c'est que les codes de loi du Proche-Orient antique étaient avant tout une jurisprudence didactique, laissant donc une certaine marge au pouvoir judiciaire, plutôt que des ordres monolithiques comme dans le droit romain avec son "Dura lex sed lex". C'est d'ailleurs à cause de ce que le droit occidental actuel en hérite directement que les législateurs sont obligés d'écrire des montagnes de législation énumérant tous les cas possibles et imaginables pour empêcher les avocats véreux d'exploiter une faille de l'énoncé no. Enfin bref... Ainsi, n'importe quelle personne qui connaît un tant soit peu l'interprétation rabbinique vous confirmera que les rabbins n'avaient aucune hésitation à élargir le sens de la Loi et à l'appliquer à de nouvelles situations, à l'instar du qiyas musulman qui étend l'interdiction par le Coran de boissons enivrantes aux drogues.

    VM : "Non, mais tu t'f... d'mézigue, oui ? À quoi servirait quéqun au Temple ou au Tabernacle s'y bosse plus ? C'est nawouak, ton truc ! C'est du boule-sh... !"

    Et d'où est-ce que vous sortez qu'il faut nécessairement que le résultat d'un vœu religieux "serve à quelque chose" aux personnes concernées eek ? C'est de l'utilitarisme pur et simple, ça frise le blasphème mad ! Commencez par m'expliquer à quoi ça a servi à Dieu d'ordonner aux Israélites en guerre de vouer des villes entières à l'anathème, et donc à perdre tout le bénéfice des biens matériels, des animaux et des esclaves qu'ils pouvaient en acquérir et on en reparlera. Peuh no...

    VM : "J'vois nulle part dans Gen. 3:16 qu'ça dit qu'l'accouchement est un turbin. En fait la Bible dit ailleurs qu'faire des petits, c'est une joie et un privilège !"

    Absolument. Et en quoi est-ce que c'est incompatible avec le fait que c'est un travail, svp arf ? Après, vu la maîtrise que vous avez de votre propre langue alors qu'en tant que frontiste, vous avez la prétention d'être patriote sarcastic, j'imagine que vous n'êtes pas au courant qu'on dit d'une femme qui accouche qu'elle est "en travail". Allez donc suggérer à une femme qui a déjà vécu un accouchement difficile que l'accouchement n'est pas un travail et vous allez voir la gifle qu'elle va vous allonger, il y aura là de quoi briser votre cou de taureau... Ma mère n'a pas eu de difficultés spéciales à m'accoucher, mais elle a dit que ça faisait plus mal que d'avoir une carie (et pourtant, j'ai déjà eu une carie moi-même, je peux vous dire que le jour se levait très bas pour moi cry).

    VM : "Mais p... de m... ! Si on suit ta logique, on ne pourrait pas accoucher un jour d's'abat !"

    Même avec tous vos muscles, vous conviendrez avec moi que tirer une brebis d'un trou, c'est un travail, n'est-ce pas ? Pourtant, en Mt. 12:11-12, Jésus reprend les Pharisiens légalistes parce qu'eux-mêmes étaient bien obligés d'admettre que ce genre de travail ne pouvait décemment pas être interdit un jour de sabbat. Vous êtes visiblement encore pire que les Pharisiens, vous sarcastic...

    VM : "Tu m'casses les c... ! Mais tu m'casses les c... ! Tu n'fais qu'd'm'em... depuis tout à l'heure avec tes c... de M. Lascience, là, tu crois qu'j'ai qu'ça à b..., oui ? Et puis j'en ai ma claque, mégnace ! Tu m'as trop saoulé, franchement, tu m'as vraiment trop pris pour un c... ! Allez, à la revoyure, j'me taille, et j't'em... si t'es pas content, c... ! Gros c..., même, j'dirais, mais avec bôôôôcoup d'amour, hein ! Mais t'es un gros c... quand même, aaaahahaha !"

    Hein oh ? Mais enfin, c'est vous-même qui avez engagé la discussion avec moi... Où est-ce que vous oh ? ... Il est parti erf... Qu'à cela ne tienne, Moulinette : que Dieu vous bénisse ^^ ! Tiens, je le rajouterai à mes prières ce soir (Mt. 5:43-48) wink2.

    Reading the Lines: A Fresh Look at the Hebrew Bible. Pamela Tamarkin Reis. Hendrickson:2002. Revenir au texte.

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